En tant qu’employé, à n’importe quel niveau, on aspire à une relation avec l’entreprise qui offre protection, stabilité et potentiel de croissance. L’entreprise, elle, s’attend à ce que l’employé donne le meilleur de lui-même pour assurer sa pérennité. Or, ce contrat psychologique est devenu précaire et laisse les individus en plein désarroi

Une étude récente publiée aux Etats-Unis a révélé quatre éléments importants concernant la performance des employés dans les entreprises en cette période de déclin économique. Sans surprise, le premier point est que la performance des employés a considérablement diminué. Toutefois, la décision de quitter l'entreprise, parmi les employés qui se sentent "désengagés", a diminué d’un quart. Parmi les salariés à "haut potentiel"par contre, un sur quatre a l’intention de quitter l’entreprise avant la fin de l’année. Le dernier point concerne les managers seniors, ou les directeurs : leurs efforts ont diminué considérablement par rapport aux années précédentes.

Robert Teunissen est le fondateur de la société CaC Management, spécialisée dans le coaching, le conseil et la formation dont l'objectif est d'augmenter la flexibilité et l'adaptabilité des leaders, équipes et organisations (Photo CaC Management). Plus d'infos : www.cac-management.eu/pages/fr/home.php

La crise économique affecte les relations au sein de l’entreprise
Ces résultats ne sont pas surprenants compte tenu du déclin économique actuel. Et les employés s'interrogent : se trouvent-ils bien dans la bonne entreprise, la bonne équipe ou travaillent-ils avec le bon manager ? Il est clair que l’intensité de l’engagement des personnes se fait ressentir à tous les niveaux. La motivation n’est plus aussi forte. Et pour cause, la relation entre l’individu et l’entreprise est devenue extrêmement précaire. Aujourd’hui, des managers sont obligés de licencier. Mais ils ne sont pas sûrs que cela ne leur arrivera pas un jour. Même avec un contrat légal, personne n’est plus assuré de son emploi. Cela remet en cause le lien entre l’individu et son entreprise. Où est cette loyauté envers l’entreprise qui était comme une extension de la famille ? Qu’est-ce qui nous retient dans une organisation plutôt qu’une autre ?

Le rôle du contrat psychologique
Nous ne sommes pas toujours conscients de l’existence d’un contrat psychologique entre l’employé et son employeur. Ce contrat, constitué d’attentes mutuelles, celles des employés et celles de l’organisation, gère effectivement les relations entre les employés et leur organisation. C’est celui qui agit sur la motivation des individus dans le choix de l’organisation pour laquelle ils veulent travailler. Il y a entre autres une combinaison de dépendance et de conscience qui fait que certaines personnes font mieux partie d’une organisation que d’une autre.
Mais de quoi se compose précisément ce contrat et à quels besoins répond-il au niveau de l’individu ou du groupe d’individus ? Et que se passerait-il en cas de rupture ? Ce contrat psychologique contient beaucoup d’aspects inconscients. Ainsi, l’entreprise doit gérer la dépendance psychologique de l’individu en le rassurant, réduisant ses angoisses, le soutenant dans des décisions personnelles, le dirigeant et le guidant dans son rôle occupationnel et ses aspirations intellectuelles. Il est clair que cela implique un réel potentiel de croissance dans l’organisation pour l’individu.

Si le contrat psychologique se brise...
Il y a quarante ans, les employés faisaient leur carrière dans une entreprise. La stabilité dans l’entreprise faisait de cette dernière une extension de la famille. Il n’était pas rare que père et fils travaillent dans la même organisation. Actuellement et implicitement, l’individu se sépare facilement de son employeur et vice-versa. Mais quand le contrat psychologique est rompu, on n’en reconnaît pas les effets. Ceux qui n’ont pas le choix de la mobilité recourent alors à d’autres moyens comme les grèves. Ou ils en arrivent à "retenir" les patrons dans leur bureau…

Robert Teunissen (www.lepetitjournal.com/Turin) jeudi 7 mai 2009.

 
Une internationale

EXPATRIATION ET IMPATRIATION - Le revers de la médaille

De plus en plus d’entreprises transfèrent une partie de leurs activités à l’étranger, vers des pays à moindre coût. L’expatrié et l’impatrié sont destinés à être le lien physique entre le siège et son centre d’opération délocalisé pour assurer le contrôle des opérations et procéder aux transferts de connaissances entre les deux entités. Or il s’avère que le transfert de personnel n’a pas toujours un impact positif !
 Bleu Blanc Box
Actu internationale
Actualités de nos partenaires

MARDI EXPAT – L’afterwork de l’expatriation à Paris en partenariat avec la CFE (Caisse des Français de l’Étranger)

Mardi 11 juillet prochain aura lieu la prochaine édition de Mardi Expat, l’afterwork de l’expatriation. Organisé par Lepetitjournal.com avec la CFE (Caisse des Français de l’Étranger) comme partenaire, cet événement veut rassembler à Paris anciens et futurs expatriés afin d’échanger et de bénéficier de conseils avisés pour préparer sa prochaine expatriation.
Expat
Expat - Emploi

EXPATRIATION ET IMPATRIATION - Le revers de la médaille

De plus en plus d’entreprises transfèrent une partie de leurs activités à l’étranger, vers des pays à moindre coût. L’expatrié et l’impatrié sont destinés à être le lien physique entre le siège et son centre d’opération délocalisé pour assurer le contrôle des opérations et procéder aux transferts de connaissances entre les deux entités. Or il s’avère que le transfert de personnel n’a pas toujours un impact positif !

EXPATRIATION – 10 pays pour booster sa carrière

Etats-Unis, Royaume-Uni, Taïwan... Sur la base des réponses apportées par 14.000 personnes expatriées (de toutes nationalités), la dernière enquête publiée par InterNations compile les pays où il faut s’expatrier si l’on veut booster sa carrière. L'Europe est mal classée.
Expat - Politique
Magazine
En direct de nos éditions locales