Luxembourg

PIEYRE-ALEXANDRE ANGLADE – "Notre pays est bloqué, il est temps de le remettre en marche"

À 30 ans à peine, Pieyre-Alexandre Anglade, a construit et mis en place le mouvement En Marche ! à Bruxelles. De réunions en rassemblements, il a su réunir autour de lui près de 4.000 adhérents dans tout le Benelux. Il nous parle ici de son programme et de ses propositions pour représenter la 4ème circonscription des Français de l’étranger. 

Lepetitjournal.com : Pouvez-vous nous résumer votre parcours et nous préciser quelles ont été vos motivations pour vous présenter à l’élection?

Pieyre-Alexandre Anglade : La vie politique dans notre pays a été verrouillée ces 30 dernières années par les partis politiques traditionnels, excluant de fait nos concitoyens de la vie démocratique et citoyenne. C’est la raison pour laquelle, malgré ma passion pour la politique et l’action publique, je n’avais jamais franchi le pas de l’adhésion à un parti politique. Je ne m’y retrouvais pas.
Il y a un an et demi, lorsqu’Emmanuel Macron s’est révélé sur la scène politique nationale, je me suis senti en accord avec sa façon de parler de la France et des Français, de l’Europe et des Européens, qui est extrêmement différente des autres personnalités politiques.
Ensuite il m'a été demandé de construire le mouvement En Marche ! à Bruxelles, en Belgique. Pendant plus d'un an, nous avons organisé des réunions rassemblant tous ceux qui souhaitaient participer au changement. Pour nourrir le programme d'Emmanuel Macron, nous avons mis en place des ateliers citoyens. Aujourd'hui nous sommes 2.500 adhérents en Belgique et près de 4.000 dans le Benelux.
Il faut bien comprendre qu'à ces moments-là,  de nombreuses personnes issues des partis traditionnels ont souhaité reprendre possession de ce que nous avions créé. Ils voulaient s'accaparer ce renouveau. Je ne voulais pas de cette récupération alors j'ai déposé ma candidature à l'investiture d'En Marche dans la circonscription du Benelux.
Mon engagement en faveur d’En Marche et d’Emmanuel Macron est donc mûrement réfléchi. Je me suis engagé dès la première heure alors que rien ne laissait présager le succès d’En Marche. Je me suis démené, parce que j’y croyais. 

Qu’est-ce qui vous a poussé à vous engager pour LREM ? 

Ce qui m'a poussé à m'engager est ce besoin de renouveau, cette nécessité de changement, cette urgence de refonder la vie politique. Les défis sont trop grands pour ne pas comprendre qu'il est aussi de mon devoir de contribuer et de mettre fin à cet immobilisme qui nous conduit vers une spirale négative et dangereuse. Seule LREM dispose d'un espace de liberté pour réunir ce que la société a de mieux à nous offrir. Le projet qu'il porte a été écrit par et pour des citoyens désireux de participer et de reprendre la parole. L'optimisme qui porte LREM brise le pessimisme généralisé du monde politique.

Je porterai l’action du Président de la République et du gouvernement à l’Assemblée nationale. Il a été élu sur un mandat clair et fort et ce projet doit maintenant être mis en œuvre. C’est une urgence !  Notre pays est bloqué, il est temps de le remettre en marche. Je suis l'unique candidat En Marche, du gouvernement et du Président de la République. Ma candidature est donc celle de la cohérence.

Être député de la 4ème circonscription, qu’est-ce que cela représente pour vous ? Et comment comptez-vous mener votre action auprès des Français de l’étranger ?

Cela fait sept ans que je suis installé dans la capitale européenne. J'y ai développé une vie familiale et tissé de nombreuses amitiés. Je suis issu d’une famille mosellane avec des racines luxembourgeoises. Contrairement à ce que mes détracteurs prétendent, je ne suis pas un candidat de la bulle européenne. Le mouvement que j'ai monté à Bruxelles dépasse largement la communauté des Français travaillant dans les affaires européennes. 

Je souhaite faire de la politique différemment, au service d'un projet collectif et non par ambition personnelle. Je souhaite redonner la parole politique aux gens. Après tout, c’est l'essence même de notre démocratie.

Mon travail parlementaire se nourrira de la réalité qui touche les Françaises et Français. Je m'engage à continuer et à renforcer les ateliers citoyens déjà mis en place. Je mettrai aussi en œuvre des réseaux d’experts. De là, je porterai ces idées à l'Assemblée nationale mais également auprès de la Commission européenne, des parlementaires et gouvernements du Luxembourg, de Belgique ainsi que des Pays-Bas.
Il ne fait nul doute que je serai un parlementaire présent dans ma circonscription. Mais pas uniquement. Je souhaite être un parlementaire assidu, présent en commission parlementaire et participant activement à la vie législative.  Vous n'êtes pas acteur du changement en parcourant exclusivement les plateaux de télévision.

Quel bilan dressez-vous du mandat du député sortant ? Sur quel(s) plan(s) auriez-vous agi différemment ? 

Les Français du Benelux jugeront de son action et de sa cohérence politique et intellectuelle lors du vote. Je crois qu’aujourd’hui les vieilles pratiques et les tenants du vieux système ont fait long feu. Ce que les Françaises et les Français attendent, ce sont des hommes et des femmes qui s’engagent pour faire avancer le pays à l’image du Président de la République. Ce dont nous avons besoin, c’est de cohérence dans l’engagement et dans les convictions portées. Et non pas d’un personnel politique qui change de positionnement politique en fonction de la direction dans laquelle le vent souffle.

Quelles sont vos priorités parmi les problématiques concernant les Français vivant à l’étranger? 

Le programme de la République En Marche pour les Français de l’étranger s’articule autour de grands axes que je m’engagerai à défendre dans notre circonscription du Benelux :

-       donner à tous la chance de bénéficier de l’enseignement français à l’étranger,

-       construire une fiscalité équitable,

-       assurer une meilleure protection sociale,

-       faire en sorte que les Français de l’étranger soient mieux entendus au niveau national et simplifier leur vie administrative.

-       assurer la sécurité, le développement économique et environnemental de notre territoire.

Autre point essentiel à mes yeux : je veux renforcer et accélérer la coopération entre les services de renseignements français et ceux des pays du Benelux pour lutter contre le terrorisme et renforcer la sécurité de nos compatriotes. Car c’est en développant cette coopération entre les services que nous pourrons prévenir de nouvelles attaques. Je veux aussi développer la coopération environnementale, notamment dans la sureté nucléaire.

Mais il est un autre sujet qui me tient particulièrement à cœur, je souhaite faire de la protection et de l’insertion des personnes en situation de handicap une des priorités de mon mandat. Nous devons mettre en œuvre un plan d'action pour apporter une réponse aux 47 500 personnes aujourd'hui « sans solution » dans notre pays.

Noémie Choimet (www.lepetitjournal.com) mardi 30 mai 2017.

 
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