Luxembourg

OLIVIER RASSON - "C'est le Frexit qui est véritablement une ouverture sur le monde !"

 

Olivier Rasson est investi par l'Union Populaire Républicaine (UPR), représentée à la Présidentielle par François Asselineau, dans la 4e circonscription des Français de l'étranger. Peut-on représenter les Français du Benelux, au coeur de l'Europe, lorsque l'on souhaite le "Frexit" ? Voici ses explications 

lepetitjournal.com : Pouvez-vous nous résumer votre parcours en quelques lignes ?

Originaire de Roubaix, je suis le dernier d'une famille de trois enfants. 40 ans, marié, père de famille, je réside dans le Hainaut depuis 2008 et travaille sur Bruxelles comme ingénieur informaticien au sein d'un institut fédéral de recherche climatologique, où je gère essentiellement les flux et le stockage de données scientifiques. J'ai préalablement travaillé dans la finance et l'industrie agro-alimentaire comme consultant.

Quels sont vos liens avec cette circonscription ?
 
J’ai quasiment toujours résidé à moins de 30km de la frontière franco-belge et la traverse encore aujourd’hui plusieurs fois par semaine.

Quelles ont été vos motivations pour entrer en politique ? Etre député, qu'est ce que ça représente pour vous? 
 
Citoyen curieux et attentif à la vie politique, je m'inquiète depuis plusieurs années des effets désastreux provoqués par les politiques d'austérité et de régression sociale. L'explosion de la précarité et du communautarisme de même que la participation de notre pays à des guerres illégales sont des signes très préoccupants.

Conscient de la future implosion de l’euro, ma formation scientifique m’empêchait de me satisfaire des justifications données par nos dirigeants et reprises par les experts médiatiques.

J’ai ainsi découvert les analyses solides de François Asselineau, confirmées par les faits depuis 2007, qui appréhendaient enfin la véritable situation de la France. Certes, les vérités qu’on a le plus intérêt à savoir sont souvent celles qu’on aime le moins entendre, mais il faut avoir le courage de regarder les choses en face.

La France est lentement mais progressivement asservie par de grandes puissances étatiques et financières parce que les Français ne dirigent plus leur pays. La plupart d’entre eux n’en a pas une conscience claire, mais beaucoup, je crois, le ressentent confusément. Or, nous avons le devoir de transmettre à nos enfants le patrimoine moral, social et culturel, dont nous avons nous-mêmes hérité.

L’Union Populaire Républicaine (UPR) est le seul parti à faire le choix de la responsabilité, de l'honnêteté et du courage en posant ce diagnostic sans appel. Elle affirme le principe inaliénable du droit des peuples à disposer d'eux-mêmes, défend une conception humaniste de la vie sociale, et combat pour la liberté, l'émancipation et la dignité de chacun. Retrouver notre souveraineté pour rétablir la démocratie ne sera possible qu’en rassemblant temporairement les Français de toute sensibilité politique, de tout âge et de toute condition au-dessus du clivage droite-gauche. C’est cette conviction qui anime les 28 000 Adhérents, dont moi-même.

Être député de la Nation, c'est d’abord être élu par une partie des français (ceux du Benelux en l’occurrence). C'est aussi représenter et être au service de tous les Français, en protégeant toujours l’intérêt général, cela en toute transparence.

Peut-on représenter les Français du Benelux lorsque l'on souhaite le "Frexit" ? 

Nous, Français expatriés, représentons environ 2% de la population nationale et 5% des adhérents de l'UPR. Les Français de l'étranger sont donc factuellement surreprésentés à l'UPR, et ce n'est pas un hasard ! L'ouverture sur le monde, nous connaissons bien, et nous aimons ça. Or l’Union Européenne enferme la France dans des traités qui l'empêchent d'assumer pleinement son rôle au niveau mondial.

Nous sommes actuellement contraints de suivre l'OTAN dans des guerres illégales qui, outre les drames humains qui en résultent, ont des effets désastreux sur notre image à l’international. En tant que membre permanent du conseil de sécurité de l'ONU, nous avons un rang à tenir en reprenant la maîtrise de notre diplomatie.

Sur le plan économique, notre appartenance à l’Union Européenne nous prive d'un représentant Français à l'Organisation Mondiale du Commerce. Or les intérêts de la France ne sont pas forcément ceux de tous les autres pays de l'Union ! Quand le délégué de l’Union Européenne donne son paraphe à un accord, il engage la France sans que les représentants français ne soient consultés, parfois pour le pire. Je pourrais vous citer bien d'autres exemples.

Par ailleurs si l'on réfléchit bien, l'idée même du bloc occidental (qui inclut certaines Nations et exclut toutes les autres) est un contresens historique majeur. C'est rester dans l’UE qui est véritablement une fermeture sur le monde. 

Nous, à l’UPR, entendons approfondir les coopérations internationales, conformément d'ailleurs à l'esprit de la Charte de l'Organisation des Nations Unies, seule instance internationale légitime, dont le principe éthique suprême et inaliénable, rappelons-le, est de traiter tous les peuples et toutes les Nations sur un pied d’égalité. Nous souhaitons également approfondir et développer la Francophonie. Nous voulons aussi un Erasmus planétaire.

Une fois sortie de l'UE, la France resterait toujours liée au reste du monde par 6500 traités bilatéraux et multilatéraux ! Et elle pourrait reprendre l'initiative de nombreuses coopérations fructueuses que les traités européens interdisent. C'est le Frexit qui est véritablement une ouverture sur le monde !

Quelles sont vos 3 priorités parmi les problématiques concernant les Français vivant à l'étranger ?

Je proposerai en priorité d’instaurer le référendum d'initiative populaire, de reconnaître le vote blanc avec révocation et de garantir la préservation du service public.

Quel bilan portez-vous sur l'action du député sortant? Sur quel (s) plan (s) auriez-vous agi différemment ?

Toutes les grandes décisions de notre politique économique et sociale sont dictées par les « recommandations » de la Commission européenne, également intitulées « grandes orientations des politiques économiques (GOPÉ) ». Ces obligations, « à mettre en œuvre intégralement et en temps utile », ont in fine force de loi et consistent à réduire les dépense de l’État et les salaires, à privatiser nos services publics et sécurité sociale, à « ubériser » les professions réglementés, etc. Il incombait normalement aux députés de la Nation de rejeter toutes les GOPÉ… le député sortant les a au contraire toutes approuvées.

MPP (www.lepetitjournal.com) mardi 30 mai 2017

 
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