HEAD OVER HEELS – Des bancs de l'école au tapis rouge des Oscars !

De Cannes à Los Angeles, le film d'animation Head Over Heels réalisé par des étudiants de la National Film and Television School fait son petit bonhomme de chemin. Avec une nomination aux Oscars en poche, le projet joue désormais dans la cour des grands. Une expatriée française n'y est d'ailleurs pas étrangère… 

Après de nombreuses années de mariage, Walter et Madge se sont éloignés l'un de l'autre : il vit par terre, elle vit au plafond. Il ont des existences parallèles dans la même maison, ne se parlant jamais, ne se regardant même pas. Telle est la situation initiale de Head Over Heels, un film  d'animation en "stop motion" réalisé par un groupe d'étudiants de la National Film and Television School, située à Beaconsfield à l'ouest de Londres. 

Neuf mois de travail
"L'idée de Head Over Heels m'est venue lorsque je regardais un tableau de Rembrandt, Le Philosophe en méditation. Il y a un escalier en colimaçon dans le coin qui est parfaitement symétrique, comme si il pouvait être utilisé par quelqu'un vivant au plafond. J'ai imaginé deux personnes qui partageraient cet escalier et j'ai commencé à me demander qui ils étaient et comment ils en étaient arrivés là," raconte le jeune réalisateur du film, Timothy Reckart.  

L'équipe a alors travaillé pendant neuf mois pour donner vie à ce film de fin d'études. "C'était le projet le plus ambitieux,  explique Eléonore Crémonèse, qui a participé à l'aventure en tant que décoratrice, j'ai craqué dessus tout au début, avant même de faire partie du groupe," ajoute-t-elle. L'étudiante originaire de Paris a confectionné l'ensemble des décors du film. Et la tâche n'était pas simple. Il s'agissait de créer une maison avec un univers singulier où le moindre petit objet a de l'importance. Un travail de longue haleine qui s'avère maintenant payant.

Du festival de Cannes à la cérémonie des Oscars 
La première mondiale du film s'est déroulée au Festival de Cannes en 2012. Depuis, Head Over Heels accumule les récompenses.Il a notamment reçu les prix de meilleur film au Festival Anima Mundi à Rio et le prix du public au Festival international du film d'animation d'Hiroshima. "Il n'y a pas de dialogue et l'histoire est universelle, argumente Eléonore, les gens adhèrent car ça parle à tout le monde." Les nombreux trophées qu'a reçu le film, lui ont permis d'accéder au saint des saints : une nomination aux Oscars.

La jeune décoratrice est encore sur un petit nuage. "Je n'y croyais pas. J'étais la première de l'équipe à le savoir, je me suis dit que j'étais en train de rêver, explique-t-elle pleine d'enthousiasme, les petits étudiants étaient là, en face de Disney et des Simpsons." Les membres de l'équipe n'ont pas longtemps hésité avant de prendre leurs billets pour Los Angeles. Regarder la cérémonie depuis Londres n'aurait pas été à la hauteur de l'événement. "On a craqué. Après un travail long et pénible, on a le droit à un peu de glamour et de lumière," s'amuse Éléonore. C'est tout ce qu'on lui souhaite.

Caroline Boeuf (www.lepetitjournal.com/londres) mercredi 23 janvier 2013

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