OLIVIER CHAMBARD - "Être consul général de France à Londres est une grande fierté"

Depuis quelques semaines, Olivier Chambard est le nouveau consul général de France à Londres. Il succède donc à Edouard Braine et revient avec bonheur dans la capitale britannique où il a déjà séjourner deux fois.

Lepetitjournal.com - Quel a été votre parcours avant de devenir Consul général de France à Londres ?
Olivier Chambard - Je suis diplomate de carrière. J'ai débuté aux Affaires étrangères à la fin des années 80 et occupé différents postes, notamment deux à Londres. Une première fois entre 1993 et 1997 comme premier secrétaire à l'ambassade de France où je m'occupais de la politique intérieure britannique. Puis je suis ensuite revenu en 2003 en tant que conseiller culturel et directeur de l'Institut français jusqu'en 2006. J'ai ensuite rejoint Paris où j'étais directeur adjoint à la direction de l'Afrique et de l'océan Indien.
Toutes ces missions étaient très différentes de celle de Consul général à Londres mais c'est justement tout l'intérêt d'une carrière diplomatique. D'ailleurs, même en en étant à mon troisième poste à Londres, j'exerce aujourd'hui un métier complètement différent de ce que je faisais lors de mes deux premières expériences ici. C'est pour cette diversité que j'ai choisi le métier de diplomate avec également bien sûr la volonté de servir mon pays et en particulier en le représentant à l'étranger. Le poste de consul général est vraiment au coeur du service de l'État et du service des Français. Notre travail quotidien est d'apporter une aide maximum à nos compatriotes que ce soit en matière d'état civil, de problèmes généraux ou sociaux.

Justement, pouvez-vous nous rappeler le rôle du Consul général ?
Un consul général, en particulier quand il est en poste dans une ville où il y a une ambassade, est entièrement consacré à la communauté française. À Londres, c'est particulier car c'est le consulat le plus gros à la fois par la taille de la communauté et par le volume de dossiers à traiter.
Le coeur de notre travail est de permettre aux Français qui vivent à Londres de pouvoir effectuer leurs démarches administratives (renouvellement de passeport, carte d'identité, actes d'état civil, mariage, pacs, décès, naissance, bourses scolaires, etc.). Il y a également le service visa qui ne touche pas la communauté française mais qui est une autre de nos activités importantes.
En plus de la communauté française installée, il y a aussi les 3.500.000 touristes français qui passent chaque année par la Grande-Bretagne. Il arrive que ces derniers rencontrent certains problèmes et nous sommes là pour leur venir en aide notamment en cas de pertes ou de vols de papiers.

Quel est le principal défi auquel est confronté le consulat général de France à Londres ?
Le défi est de réussir à fournir le meilleur service possible. C'est ce qui mobilise toute notre énergie parce que la communauté française s'agrandit et vient plus au consulat. Nous avons depuis le début de l'année une hausse de 20% de notre activité. Ce chiffre ne veut pas dire qu'il y a 20% de Français en plus à Londres mais il signifie que les Français qui sont là demandent plus au consulat dans tous les domaines. Nous avons près de 300 visiteurs par jour avec une équipe qui elle ne grossit pas. Cela veut donc dire qu'il faut sans cesse améliorer les procédures et les rationaliser pour pouvoir servir les Français de la meilleure manière possible. Ce n'est pas une problématique nouvelle mais bien un défi permanent. Nous vivons cette pression depuis une dizaine d'années et j'entends, comme mes prédécesseurs, tout faire pour améliorer nos services et faire en sorte que la machine soit capable de répondre aux attentes sans trop de délai. Mais attention, il y a aussi bien sûr une limite à la rapidité qui est celle de la qualité. Il ne s'agirait pas d'accélérer les choses en les bâclant. Ce n'est pas notre objectif et ce n'est pas ce que souhaitent les Français.

Comment s'est déroulée votre prise de fonction ?
Très bien. Je suis arrivé ici avec beaucoup de plaisir. Avec fierté aussi car c'est un très beau consulat. Il y a une équipe importante en place avec plus de 80 personnes. Il faut donc arriver avec bonheur mais aussi avec humilité parce que je ne connais pas techniquement le travail de tous. Mon premier objectif est donc de maitriser l'outil consulaire. C'est aussi de prendre ou de reprendre - puisque je connais déjà de nombreux membres de la communauté française - contact avec les différentes associations et les représentants des Français. Les occasions de le faire sont nombreuses qu'elles soient formelles ou informelles.

Vous connaissez bien la communauté française à Londres. Qu'est ce qui selon vous la caractérise ?
C'est une communauté relativement jeune, très dynamique et très diverse. Il y a ceux en mouvement qui viennent quelques mois ou quelques années puis repartent et puis il y a aussi un noyaux dur qui reste. On le voit avec des enfants qui étaient déjà là tout petits et que l'on retrouve en terminale. C'est aussi une communauté qui est très implantée dans le pays mais qui garde beaucoup d'attaches avec la France. Elle est d'ailleurs je crois appréciée aussi pour cela par les Britanniques.

Pour conclure, que peut-on vous souhaiter pour ce nouveau séjour à Londres ?
Mon souhait était de venir à Londres. Il a été réalisé. Je vois cette nouvelle période ici avec beaucoup de fierté parce qu'être Consul ici est une mission passionnante.
Au delà de la communauté française et de mon rôle auprès d'elle, la Grande-Bretagne est un pays que j'aime beaucoup tout comme ses habitants. Je suis donc très heureux.    

Propos recueillis par Simon Gleize (www.lepetitjournal.com/londres) vendredi 16 novembre 2012

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