NELSON MONFORT - Son "roman de Londres"

A Londres, Nelson Monfort n'est plus un touriste. Cette capitale, il la connait. Parce qu'il y vient régulièrement depuis des années mais surtout parce qu'il lui a consacré un livre. Dans Le roman de Londres (Editions du Rocher), il raconte la ville à travers les épisodes marquants de l'histoire britannique. Un ouvrage ponctué d'humour qui vous fera regarder Londres d'un oeil nouveau, un sourire au coin des lèvres

Lepetitjournal.com - Votre livre s'appelle Le roman de Londres et fait partie d'une collection des éditions du Rocher. Comment avez-vous décidé de l'écrire ?

Nelson Monfort - Il fait en effet partie d'une collection d'une cinquantaine d'ouvrages : le roman de. J'avais déjà publié chez les éditions du Rocher une biographie de Jean Ferrat en 2011. Au début de cette année, nous avons voulu continuer à travailler ensemble et nous nous sommes aperçus que bizarrement, alors que Londres est une ville très connue et aimée des Français, elle ne faisait pas partie de la collection. Nous nous sommes alors dit qu'à l'occasion des Jeux, ce serait une bonne idée de publier un livre sur Londres, même si ce n'est pas un livre sur les Jeux.

Justement, vous parlez des Jeux de 1908 et 1948 mais ceux de cette année ne sont que très peu évoqués...

Je ne voulais pas lier ce livre aux Jeux Olympiques. J'espère que ce livre aura une durée de vie qui dépasse ces derniers.

Quel lien entretenez-vous avec Londres ?

J'y venais étant très jeune avec mes parents. J'ai dû y aller au moins une trentaine de fois. C'est un endroit que je connais assez bien. Mais je n'ai pas fait un livre géographique, j'ai voulu faire un livre descriptif à travers les personnages qui ont peuplé cette ville, puis l'Angleterre de façon générale. Ce livre n'est pas seulement sur Londres finalement, c'est Londres et l'Angleterre.

Comment trouvez-vous les Britanniques ?

Déjà il y a une chose que j'apprécie beaucoup ici, c'est l'humour. Cet humour décalé complètement british qui n'appartient qu'à eux et qui me plait énormément. Dans ce livre j'ai essayé de mettre cette dose d'humour nécessaire. Quand je décris les exécutions capitales qui avaient lieu dans la Tour de Londres, c'était affreux ! J'ai donc essayé d'y mettre un petit peu de recul et d'humour.

Quand on vous lit, grâce à cet humour notamment, on a l'impression que vous avez pris beaucoup de plaisir à écrire ce livre...

J'ai en effet pris beaucoup de plaisir à l'écrire. Je ne me suis jamais ennuyé et d'après les premiers échos que j'ai, les gens ne s'ennuient pas non plus. C'est quand même ça le plus important.

Vous semblez avoir choisi vos sujets en fonction d'épisodes historiques qui ont façonné le Londres d'aujourd'hui ?

C'est exactement ça. Quand je suis allée voir une documentation sur Londres notamment sur internet, j'ai vu qu'il y avait des tonnes d'informations. Je me suis dit : "Mon Dieu, qu'est-ce que je vais faire ?" Et c'est là que j'ai pensé qu'il serait plus intéressant de développer Londres à travers des personnages, des anecdotes. "Anecdotique" est le mot que je cherchais. C'est un livre un peu historique, un peu géographique aussi mais il est surtout anecdotique. C'est ça qui intéresse le lecteur, je pense.

On sent une démarche journalistique dans votre façon d'écrire. Vous relatez les faits passés avec un certain recul...

"Le roman de", c'est seulement le titre d'une collection, une appellation créée par les éditions du Rocher. Mon livre n'est pas vraiment un roman. Tous les personnages décrits ont réellement existé à l'exception de Holmes. Mais il est tellement ancré dans l'imagerie populaire qu'il est devenu beaucoup plus connu que son auteur Conan Doyle, un peu comme James Bond. C'est le seul personnage de fiction. Tous les autres personnages sont réels mais il se trouve qu'ils ont eu des vies très romanesques. Jack l'Eventreur, ce n'est pas moi qui l'ai inventé. La Reine Victoria, les Beatles, les Swinging sixties, tout ça sont des événements qui se sont réellement passés et c'est ce Londres là que j'ai voulu développer. Londres à travers ses personnages.

Quelles ont été vos sources ? Avez-vous fait appel à des experts ?

Non. Je suis venu ici une trentaine de fois, j'ai visité tous les musées, j'ai vu tout ce que Londres proposait en terme d'événements, concerts, spectacles, théâtres. Ma perception de Londres et de l'Angleterre est suffisante. Je ne voulais pas faire appel à des experts.

Le grand public vous connaît surtout comme un homme de télé, comment vous êtes-vous découvert ce goût pour l'écriture ?

Déjà, j'ai beaucoup de pudeur en ce qui concerne le terme d'écrivain. J'ai beaucoup de respect pour les nombreux écrivains qui continuent à accompagner ma vie pour ne pas ne pas me considérer comme tel. "Auteur", c'est déjà quelque chose. L'écriture m'est venue en publiant ce livre sur Jean Ferrat. Je ne voulais pas publier un livre de sport, je voulais faire autre chose, je voulais surprendre. Et Jean Ferrat étant un artiste encore profondément aimé, il m'a incité à continuer.

On peut s'attendre à un nouvel ouvrage ? De quel genre ?

Ce serait peut être de nouveau une biographie, toujours publiée chez les éditions du Rocher.

Propos recueillis par Elodie LLanusa (www.lepetitjournal.com/londres) mardi 21 août 2012

Le Roman de Londres, les Editions du Rocher

NELSON MONFORT - "Les gens sentent quand on les aime"
À Londres, au bord du bassin ou de la piste d'athlétisme, il recueille une nouvelle fois les réactions des plus grands champions quelques minutes après leurs exploits. Nelson Monfort n'est plus à présenter. Le célèbre journaliste sportif couvre ses sixièmes Jeux Olympiques d'été…les douzièmes en comptant ceux d'hiver. Fort de cette expérience, il nous livre ses meilleurs souvenirs, les clés de son succès et ses attentes pour les olympiades londoniennes
 
A la Une

LE MEDECIN MALGRE LUI – Exchange Theatre revisite Molière, on applaudit des…

Théâtre, Molière, compagnie, Exchange, Theatre, festival, Bastille, Londres, Médecin, malgré, lui, David, Furlong, Fanny, Dulin, Drayton, Arms, pièce, scène, personnages, dialogue
Vendredi, nous avons eu la chance d’assister à la première du « Médecin Malgré Lui », une farce écrite par Molière en 1666. Pour notre plus grand bonheur et grâce au traitement de choc prescrit par la compagnie Exchange Theatre et son metteur en scène David Furlong, cette comédie n’a pas pris une ride. Allez donc ausculter ce grand classique sous un angle contemporain. Une excellente thérapie !
Une internationale

BERNARD PIVOT – "La fermeture des Instituts Français à l’étranger est un drame"

Le journaliste et écrivain Bernard Pivot était invité des Rencontres littéraires, organisées par l’Alliance Française à Paris. Celui qui a commencé à voyager à travers les livres lorsqu’il était enfant en dévorant son dictionnaire du Petit Larousse, en dit plus sur sa vision de la langue française et l’intérêt de promouvoir la francophonie à travers le monde.
Actu internationale
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

CARRIERE ATYPIQUE - Découvrez enfin pour quoi vous êtes fait !

 Vos diplômes, vos expériences et vos titres professionnels ne vous ont pas permis d’identifier votre zone d’excellence. Au cours de votre parcours, vous avez été performant, parfois moins. Vous avez aimé ce que vous faites, parfois moins. Mais aucune évidence n’a surgi. Aujourd’hui, une question tourne en boucle dans votre tête : "Pour quoi suis-je fait ?". Comment le découvrir ?

COACHING - Expatrié, quelle erreur !

Samedi 1er août. Les rayons du soleil plongent à travers les larges baies vitrées de JFK, le principal aéroport de New York. Manu, assis par terre, le visage enfoui entre ses mains, se demande, « mais comment en suis-je arrivé là ? » Après deux années passées à New York, il rentre à Paris, rapatrié par sa compagnie. Un échec qu’il a encore du mal à assumer même si, au final, il ne s’est jamais senti aussi seul et misérable qu’aux États-Unis, un pays dont la mentalité qu’il juge avant tout égoïste, hypocrite et cruelle, est à l’opposé de ses principes de vie.
Expat - Politique

GLOBAL PEACE INDEX - Seulement dix pays "en paix totale"

Qui veut la paix prépare la guerre. Ce n’est pas ce que semble affirmer le Global Peace Index de 2016. Si la situation des pays en guerre va en s’empirant, celle des pays en paix se serait améliorée. L’Islande, le Danemark et l’Autriche sont en tête de ce classement. En revanche, il resterait, à l’heure actuelle, seulement dix pays dans le monde qui ne seraient pas engagés dans un conflit interne ou externe à leurs frontières. 
Magazine