VALLEE DE LA DORDOGNE – Châteaux et gastronomie à 1h30 de Londres

Grâce aux liaisons entre le City Airport et celui de Brive-la-Gaillarde les trésors de la vallée de la Dordogne sont à la portée de tous les Londoniens, le temps d’un week end ou de quelques jours de vacances. Lepetitjournal.com a tenté pour vous le déplacement avec Cityjet

(Crédit : Elodie LLanusa)

Rien n’est plus fatigant que de perdre du temps dans les navettes d’aéroport et les terminaux "interminables". Le City Airport pourrait en réconcilier certains sur le voyage en avion. A moins de 10 livres l’aller-retour (5,20 pour les Oyster cards PAYG), l’aéroport est accessible par les simples transports en commun, en 40min à peine depuis le centre de Londres. Mieux encore, on vous dépose presque devant les marches de l’avion. Impossible de se perdre ou de manquer son vol à cause des couloirs à rallonge. City Airport est à taille humaine, et ça tombe bien. On n’a pas toujours envie de faire une randonnée avant de s’envoler.

A Brive, même histoire. En un rien de temps, les passeports sont vérifiés et les bagages délivrés. Dehors, la location de voiture est indispensable et une carte routière ne sera pas de trop.

(Crédit : Elodie LLanusa)

La vallée de la Dordogne
Ancienne vicomté qui s’étalait de Meymac (Corrèze) à Terrasson (Dordogne) et Bramat (Lot) au 15ème siècle, la vallée regorge de châteaux et de cités médiévales incroyablement bien conservés. Ils sont le signe d’un temps révolu, entre les premières croisades et le 17ème siècle, où le pays ne payait pas l’impôt du Roi, et pouvait se développer librement. C’était l’âge d’or d’un ‘paradis fiscal’, véritable petit état souverain, que les guerres de religion ruineront, obligeant le vicomte de Turenne à vendre ses terres à Louis XV. Mais ce revers de médaille a sans doute permis la conservation des lieux. Vidée de leurs habitants qui cherchaient la richesse ailleurs, dans les grandes villes, la vallée de la Dordogne a gardé presque intacts tous les édifices d’antan. Une aubaine pour ceux qui aiment se détendre en visitant des sites historiques et passionnants.

La vallée s’étend sur 3 départements : la Dordogne, la Corrèze et le Lot. De voyage dans l’histoire en séjour gastronomique, il n’y a qu’un pas que vous saurez franchir aisément… Pays de la noix, de l’oie, du canard et de l’agneau, les fins gourmets sauront trouver de quoi faire pétiller les papilles sans chercher bien longtemps. Le Périgord noir, abrité en Dordogne, est aussi le royaume des champignons et notamment du diamant noir : la truffe.

Turenne et Collonges-la-rouge
Perchée sur une butte du Jurassique qui dominait une mer il y a des millions d’années, Turenne surplombe la vallée de la Tourmente étendue à ses pieds. Sur les murs jaunes et rouges, on aperçoit de temps en temps un fossile de coquille st Jacques. Tout en haut de la ville qui monte en colimaçon, se dressent deux tours du 13ème siècle, seuls vestiges de l’ancien château du Vicomte, détruit sur ordre de la couronne de France au moment du rachat des terres. Anglaise, protestante, catholique ; prospère, libre puis ruinée, la ville s’est dessinée au gré de son histoire. Le signe le plus marquant est sous doute Notre Dame de Pantaléon, église catholique construite entre 1660 et 1680 par les Protestants pour pouvoir entretenir des liens commerciaux avec le reste de la France. Elle en hérite une architecture très sobre, une décoration sans trop de dorures ni autres ornements, très loin des standards de l’époque.

A 9 km, Collonges détone dans le paysage avec son rouge vif. Elle était elle aussi une des cités gouvernées par le vicomte de Turenne. Bien que petite, Collonges mérite un petit arrêt, ne serait-ce que pour goûter les délicieux desserts à base de moutarde du Chef Ingrid Lapierre. Même si cela paraît trop étonnant, laissez-vous surprendre par ses surprises autour du café gourmand dans son restaurant Le Moutardier du Pape. Vous pourrez en profiter pour visiter le musée dédié à la moutarde, spécialité de la Corrèze depuis 800 ans. Et si vous le lui demandez, Ingrid vous fera repartir avec une ou deux recettes !

Crédit : Elodie LLanusa)

Rocamadour

La nature est riche, un peu sauvage, la route sinueuse et le pays, vallonné. Prendre le volant est déjà une découverte de la région. Fenêtre ouverte, vous respirerez l’air doux de la campagne, entendrez le son particulier de la forêt qui borde le chemin. De la Corrèze, prenez en direction du sud, vers le Lot. Rocamadour est là, cité accrochée à la falaise où on ne sait plus qui de la roche ou de l’homme est arrivé en premier. Au Moyen-Âge, elle devient l’un des lieux de pèlerinage les plus importants. Elle doit sa renommée à sa vierge noire et le miracle de Saint Amadour. En 1166, le corps parfaitement momifié d’un homme est retrouvé dans la pierre, à proximité de la chapelle. Il est nommé Saint Amadour – celui qui aime – et reconnu comme le meilleur fidèle de la Vierge Marie. Autour d’eux se construisent 7 chapelles et plus bas, un village qui ne borde qu’une seule petite rue. Un château domine l’ensemble. Outre l’architecture incroyable, Rocamadour est façonnée par les légendes, comme cette épée fichée dans la roche. On raconte qu’il s’agit de Durandal, la célèbre épée de Roland, neveu de Charlemagne. Il l’aurait lancée depuis les Pyrénées après avoir vainement essayé de la briser. Notre Dame de Rocamadour – la Vierge noire – était aussi protectrice des marins, certainement en raison de la grande activité de bateliers sur la Dordogne. Les pèlerins avaient donc l’habitude de lui offrir des maquettes de bateaux. Ces dernières emplissaient la chapelle aux côtés des chaînes d’anciens prisonniers – souvent des hérétiques – que la vierge avait le pouvoir de gracier au terme de leur pèlerinage expiatoire.

Crédit : Elodie LLanusa)

Sarlat

Vous la connaissez peut-être déjà sans vraiment le savoir. Sarlat a souvent été choisie comme lieu de tournage pour des films. Ici, dans le centre historique, la vie s’est arrêtée au 16ème siècle. Impossible de ne pas se laisser emporter par la beauté des lieux, de ne pas chercher sur chaque pierre la marque du temps. Une fois encore, l’histoire de la ville est passionnante. Elle s’est d’abord construite autour de l’abbaye saint Sauveur, aujourd’hui détruite, dès le 9ème siècle. L’abbé possède alors les terres alentours cumulant ainsi son titre avec celui de seigneur. Au 12ème siècle, les bourgeois se soulèvent contre l’autorité de l’église et obtiennent leur indépendance. Ils peuvent désormais nommer leurs propres consuls et gérer librement leurs affaires florissantes. C’est le début des temps glorieux de la ville qui se développe et atteint près de 6000 habitants. Autour de la place du marché, les hôtels particuliers s’ornent de tours d’escaliers et de fenêtres en ogive, signes de la richesse et du pouvoir des propriétaires. Mais Sarlat ne sera pas épargnée par les guerres de religion, puis plus tard, par la révolution française. Vidée, la ville s’éteint jusqu'à la seconde guerre mondiale. La loi Malraux du 4 août 1962 viendra embrasser la belle endormie et réveiller sa splendeur.

Crédit : Elodie LLanusa)

La richesse de la vallée de la Dordogne ne s’arrête pas là. Les multiples attractions sur le fleuve, les jardins, les parcs naturels, les autres châteaux merveilleusement conservés sont tout autant de découvertes magnifiques à faire seul, en couple ou en famille. On dit souvent "tous les goûts sont dans la nature" mais la vallée pourrait répondre "tous ‘vos’ goûts sont dans ‘ma’ nature ".

Elodie LLanusa (www.lepetitjournal.com/londres) mercredi 4 juillet 2012

 

Crédit : Elodie LLanusa)

Liens utiles :

Cityjet

Aéroport de Brive

En savoir plus :

Vallée de la Dordogne

Office de tourisme de Brive

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