THÉ – Un voyage aromatique inspiré par Gandhi

Il y a un an, une rencontre fortuite entre Fabrice Dabouineau, Directeur Afrique de Voyageurs du Monde, et Swaady Martin, fondatrice et présidente d'Yswara, la marque de thé de luxe africaine, a mené au développement d’un thé aux arômes tout particuliers à l’image du militant indien qui en raffolait. Le lancement s’est déroulé à à Johannesburg à la Satyagraha House, où Gandhi vécut de 1908 à 1909, mercredi 21 juin dernier. Rencontre avec Fabrice Dabouineau.


Gandhi, l’ascète, qui aimait le thé
Bien que Gandhi ait résidé dans la demeure dans le quartier d’Orchards pendant une courte période, on y ressent une atmosphère toute particulière. Les murs sont témoins de sa visite, des citations du sage y sont inscrites ainsi que les principes de vie qu’il suivait. Détaché du matérialisme et partisan de la non-violence, il a mené une vie d’ascète dans la simplicité. Comme de nombreux Indiens, Gandhi était un avide buveur de thé. « Il adorait le thé », précise Fabrice Dabouineau. Mais ce fut un plaisir qu’il se refusa pour être fidèle à sa vision et ne pas être affecté par les effets stimulants de la théine. Cependant la Satyagraha House et Yswara se sont lancés le pari de créer « le thé que Gandhi aurait bu s’il avait décidé de se remettre au thé », s’exclame Fabrice Dabouineau.


Swaady Martin, l’alchimiste du thé
L’Ivoirienne a décidé de quitter le monde de l’entreprise pour se dédier à la promotion de l’Afrique et des richesses dont le continent regorge. Elle a lancé en 2012 sa marque de thé de luxe africain. Fabrice Dabouineau et l’entrepreneuse se sont rapidement entendus durant le lancement de la bougie créée pour la Satyagraha House par la marque de beauté éthique sud-africaine Africology. Swaady Martin a eu un réel coup de foudre pour l’ancienne maison de Gandhi. De par ses nombreuses visites dans la guest house, elle a entièrement saisi l’esprit de la maison. Le directeur explique : « Elle comprenait bien l’endroit et l’approche esthétique : un concept simple du blanc et du noir et pas d’ostentation. Et puis elle s’est plongée dans l’univers de Gandhi. » Il poursuit : « Nous lui avons fait entièrement confiance. Le thé c’est son domaine !» Elle explique que ce projet est un rêve devenu une réalité. Les thés Yswara sont un témoignage du savoir-faire et des traditions des peuples africains. La philosophie de l’entreprise rejoint le message de Gandhi : Satyagraha, la force de la vérité.


Le thé
La reine des thés africains a mélangé des saveurs du continent, du Malawi et de l’Afrique du Sud entre autres, pour concocter cette infusion unique : une tisane chaï à base de verveine du Malawi. On y trouve aussi de l’honeybush, et certaines épices cultivées en Afrique mais de goût indien comme la cardamone, le gingembre et la cannelle.

Le directeur de Voyageurs du Monde explique : « Une fois le thé conçu, nous nous sommes penchés sur l’image du produit. Il nous fallait un produit relativement accessible, sans trop d’apparat, même si c’est un produit de très grande qualité. Nous avons créé deux versions : la première plus simple avec un sac de thé et la deuxième un peu plus élégante avec la boite de thé. »


Ce fut l’affaire d’un an. Avec ce thé, Fabrice Dabouineau espère que ceux qui l’achètent poursuivront l’expérience de la Satyagraha House et la partageront autour d’eux et que ceux qui l’offrent en cadeau auront des histoires à raconter.

Et à la question quel sera le prochain produit, Fabrice Dabouineau rétorque : « Il faut que le produit ait du sens pour notre métier et dans le cadre de la visite de la Satyagraha House. Il faut que les gens puissent expérimenter le produit, d’ailleurs ça fait partie de l’expérience de la maison de boire du thé par exemple, et il faut que ça ait du sens éthiquement. »

Le thé est désormais disponible pour dégustation et en vente à la Satyagraha House à Johannesburg et à la librairie Voyageurs du Monde à Paris.

Recommandations de lecture de Fabrice Dabouineau
« La nuit de Maritzburg » de Gilbert Sinoué
En 1893, Mohandas Karamchand Gandhi part en Afrique du Sud pour défendre les intérêts d'une entreprise indienne. A Durban, en 1904, il fait la connaissance d'un allemand, Hermann Kallenbach, avec qui il va partager une amitié fusionnelle et hors du commun par son intensité et les conséquences psychologiques qui en découleront.

Informations
Le musée est ouvert au public. La visite est gratuite pour les sud-africains et R70 pour les étrangers.
La Satyagraha House est aussi une « guest house », un restaurant et propose des massages et des cours d’initiation à la méditation et au yoga.
Adresse : 15 Pine Rd & Garden Road, Orchard
www.satyagrahahouse.com

Lisez les impressions de la bloggeuse, Céline Maslard aka Cowgirl in the sand
Satyagraha le pouvoir de la vérité

(www.lepetitjournal.com/johannesbourg) Mardi 27 juin 2017

Crédit photos : https://www.facebook.com/yswaraluxe et Anthony J. Garland

 
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