ANTITERRORISME – L’Egypte crée un conseil national pour lutter contre le terrorisme

Alors que l’Egypte est la cible d’attentats djihadistes visant les forces de sécurité et la minorité chrétienne, le gouvernement a décidé de se doter d’un conseil national pour combattre le terrorisme.

Cible numéro une

Le pays des pharaons est une des cibles prioritaires de l’Etat Islamique. Depuis le renversement politique en 2013, avec la destitution du président Mohamed Morsi par l’armée, les autorités égyptiennes sont confrontées à une insurrection djihadiste. Daesh a profité de la fragilité de la situation sociale, économique et politique du pays pour avancer ses pions. Notamment au nord de la péninsule du Sinaï, où le groupe Etat Islamique a pris ses marques, et multiplie les attaques contre les forces de l’ordre.

Un double-attentat à l’origine du conseil

Outre l’armée et la police, les djihadistes se sont attaqués également aux civils et plus particulièrement à la minorité chrétienne du pays, perçus comme des « mécréants ». Face à cette situation alarmante et à la menace grandissante, le président Abdel Fattah Al-Sissi a déclaré en avril dernier sa volonté de créer un conseil de lutte contre le terrorisme. Quelques jours après, l’Egypte est témoin d’un double-attentat meurtrier contre deux églises à Tanta et à Alexandrie. Revendiqué de suite par Daesh, ce massacre a fait 45 morts. Dans la foulée, le président Al-Sissi décide officiellement d’appliquer un conseil national de lutte contre le terrorisme, devenu effectif seulement hier.

Comment procèdera le conseil ?

Selon le décret du président publié hier, le conseil a pour objectif de limiter les causes du terrorisme et de traiter ses conséquences, notamment en adoptant une « stratégie nationale globale ». Il sera évidemment présidé par le chef de l’Etat, et réunira autour de la table le chef du Parlement, le Premier ministre, les ministres de la Défense, de l’Intérieur, de la Solidarité sociale, de la Jeunesse et des Sports, mais également des représentants religieux, avec le cheikh d’Al-Azhar (prestigieuse institution théologique sunnite), et le pape copte orthodoxe Tawadros II.

Ensemble, ils auront des missions bien précises. Tout d’abord, ils seront chargés de créer des opportunités d’emplois dans les régions où sévit l’extrémisme, et devront aussi se pencher sur l’élaboration de zones industrielles dans ces mêmes secteurs pourris par la présence djihadiste. La législation sera aussi au cœur des discussions, où les différents protagonistes pourront proposer des textes ou des amendements à entrer en vigueur pour renforcer considérablement la sécurité des Egyptiens.

Vincent VILLEMER pour www.lepetitjournal.com/Le Caire Jeudi 27 Juillet 2017

 
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