JEAN-LUC LAVAUD - Nouveau directeur de l'Institut français d’Egypte

 

Arrivé au Caire fin août dernier, il a aussi pris la fonction de Conseiller de coopération et d'action culturelle auprès de l'ambassade de France. Cet habitué du Moyen-Orient est bien décidé à approfondir le dialogue franco-égyptien

Lepetitjournal.com/Le Caire- Quel est votre parcours et quelles sont les raisons qui vous ont amené au Caire ?
Jean-Luc Lavaud- Après avoir travaillé quelques années au ministère de la Culture et occupé divers postes auprès du ministère des Affaires étrangères, j'ai été chargé de la coordination des questions de coopération à la direction d'Afrique du Nord et du Moyen-Orient. Mon intérêt pour l’Egypte, la place qu'occupe ce pays dans la région et ses récentes évolutions m'ont donné l'envie de postuler à l'Institut Français.

En quoi consiste votre travail ?
Il faut savoir que l'Institut Français comprend de multiples activités, allant de l'offre de cours de langues à la coopération dans des domaines d'interventions tels que la recherche universitaire, la culture, la science.

Nous travaillons également avec des institutions égyptiennes telles que le Conseil d’État, l’École de la magistrature. Je suis donc chargé de coordonner les différents responsables sectoriels et d'impulser des orientations en lien avec l'ambassade française et le service du ministère des Affaires étrangères de Paris.

Quels sont les grands défis qui vous attendent ?
Tout d'abord accompagner l’Egypte vers la démocratie, par le partage, entre autres, du savoir de nos experts dans les secteurs où nous possédons une plus-value. Il faut savoir que nous avons connu une période de flottement d'un an et demi après la révolution qui s'est illustrée par une plaque tournante des représentants égyptiens. Aujourd'hui, nous avons des interlocuteurs stabilisés depuis la mise en place du gouvernement, ce qui va nous permettre de mieux appréhender les demandes.

Dans un deuxième temps, nous allons développer le dialogue en organisant plus de débats franco-égyptiens, portant sur leurs préoccupations, aussi bien à l'Institut français que dans d'autres lieux pour se rapprocher de la population égyptienne. Nous voulons ainsi divulguer en France une image plus fidèle de la réalité en Egypte.

Troisièmement, nous voulons développer l'offre numérique et faire découvrir les ressources en ligne aux Egyptiens. Prenons un exemple : dans la réalité peu de personnes vont prendre le temps de se déplacer à l'Institut français pour emprunter un livre, leur faire découvrir le site Gallica est un exemple d'ouverture au numérique.

Quel est votre objectif principal ?
Cibler un public plus large, toucher toutes les sensibilités qui ont émergé depuis la révolution sont nos préoccupations. Aujourd'hui, toutes les voix ont une importance, les langues se sont déliées, nous pouvons désormais partager les préoccupations de chacun, sans distinction de ligne politique ou de milieu social. Ce que je souhaite avant tout c'est donner la parole aux Egyptiens et privilégier le dialogue.

Qu'est-ce qui vous attire dans ce travail ?

Tout d'abord, il est réellement stimulant intellectuellement. Il permet d'approfondir sa connaissance du pays puis de partager son savoir afin de créer des ponts.

Ce qui me plaît c'est cet état d'instabilité, comprendre et ne pas comprendre. Certaines logiques propres au pays nous échappent et donnent la sensation d'avoir la tête dans les nuages et les pieds dans la glaise. Mais je suis curieux !

Propos recueillis par Emilie Rolland (www.lepetitjournal.com/le-caire.html) dimanche 4 novembre 2012 (réédition)

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