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MARSA MATROUH - Les vacances à l'égyptienne

 

Loin du Sinaï et des plages de la mer rouge occidentalisées et réputées à l'international, se trouve la côte méditerranéenne. Quelques baies aux eaux turquoise, qui sont les lieux de villégiature des Egyptiens. Enquête sur sable blanc

Presque pas de touristes à Marsa Matrouh. Enfin presque pas de touristes étrangers : seulement quelques égarés sur la route de Siwa. La même situation à al-Alamein.

Les vacanciers sur la côte méditerranéenne sont des Egyptiens, Cairotes ou Alexandrins. Pas de renommée internationale pour cette partie de l’Égypte.

Les seules traces de l'Europe sont des villages vacances, construits entre deux casernes par des promoteurs italiens, et où les touristes de la péninsule passent leurs vacances à huis-clos.

La côte méditerranéenne égyptienne n'est pas beaucoup exploitée. Juxtaposition de casernes, de zones militaires, de quelques villages vacances et de stations balnéaires nationales. Beaucoup de plages magnifiques sont pour le moment condamnées, car non déminées.

A Marsa Matrouh, l'anglais est loin d'être répandu. Certains hôtels ont un réceptionniste anglophone, beaucoup non. Comme dans certains villages du delta, où peu d'étrangers s'arrêtent, les occidentaux sont vite repérés, exclamations enthousiastes et curiosité sincère des vacanciers.

Sur le front de mer, ce n'est pas le Sinaï : pas d'alcool et pas de bikini. Plutôt les rues du Caire dans une ambiance balnéaire.

Une double absence qui n'est pas un interdit, simplement des habitudes différentes. Sur la plage, les femmes gardent manches longues, pantalons, et casquettes. Pas de musulmans pourtant. En ce mois de ramadan, ceux qui profitent du soleil sont surtout des coptes, croix discrète tatouée au poignet, et bijoux en or.

Sur la plage, des chaises en plastique et des parasols, négociables à la journée (Photo JG)

 

Avec aussi une fête foraine
Sur la plage, pas de serviettes étalées. Pas de transat non plus. Mais des chaises en plastique, et des parasols, négociables à la journée. Seul Mario dort sur sa serviette : un copte qui a pris cette habitude auprès des italiens avec qui il travaille, et qui passe son jour de congé à Marsa Matrouh. " L'eau ici ressemble à celle des caraïbes ! Elle est encore plus belle en allant vers la Libye".

Toutes confessions confondues, les mêmes loisirs qu'au Caire (Photo JG)

Quelques familles musulmanes investissent la plage avec leurs provisions peu avant la rupture du jeûne. Beaucoup attendent le coucher du soleil dans les restaurants du front de mer, fast-food occidentaux qui plaisent tant aux cairotes, et leurs déclinaisons égyptiennes.

Le soir puis la nuit, les égyptiens, toutes confessions confondues, ont les mêmes loisirs qu'au Caire ou à Alexandrie. Marchands de vêtements et figues de barbarie envahissent le front de mer. Bob l'éponge est sur-représenté, des paquets de chips aux tee-shirts.

Les tours de carrioles s'enchaînent. Quelques nuances par rapport à la capitale : des marchands de glace, et un petit train, improvisé à l'aide d'un tracteur.

Une fête foraine aussi, où l'on retrouve des fripes et des vendeurs de jus de fruit entre deux manèges.

Jusqu'à 2h, les jeunes jouent sur la plage, où billards et jeux-vidéos sont délocalisés. Les familles investissent le bord de l'eau, où les plagistes se sont transformés en barmans, servant sodas et chichas.

Vers 3h enfin, le calme de la nuit investit la baie de Marsa Matrouh, destination favorite des vacanciers égyptiens.

Julien Giry (http://www.lepetitjournal.com/le-caire.html) lundi 20 août 2012 (réédition)

 
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