RAMADAN – Des questions sur l'avenir du fanous

Des grands étals colorés vendeur ambulant de café, la lanterne du mois de jeûne est partout. Dés le 20 juillet, elles éclaireront les rues et les foyers d'Egypte dès le coucher du soleil. Même si des aspects de la tradition se perdent

En ce moment, impossible de le rater. Des grands étals colorés qui brillent au soleil, au vendeur ambulant du café, la fanous est partout. D'ici quelques jours, ils éclaireront les rues et les foyers d'Egypte, dès le coucher du soleil.

Les fawanis (pluriel de fanous) font leur apparition pendant le mois de Ramadan en Egypte, depuis le Xème siècle et la dynastie des Fatimides. L'origine de la tradition n'est pas sûre, mais si le ramadan cairote est renommé dans tout le monde musulman, c'est en partie grâce à ces lanternes colorées mais aussi son ambiance si animée dès la tombée de la nuit.

Il en existe différentes sortes et de toutes les tailles et de différentes formes. Les "Moqamas" en forme d'étoile, les classiques dénomés "Mahroud", ou les imposantes "Kebir bi-aoulad" ("le grand et le fils") les plus grands, auxquels sont attachés plusieurs petites autres lanternes. La plupart sont en étain et en verre.

Le fanous a longtemps était fabriqué au Caire. Œuvre temporaire des enfants ou création d'artisan, il était un pur produit de la capitale égyptienne.

La donne a changé au XXIème siècle, plus d'un millénaire après que les premiers fawanis allumés par les Cairotes. La production chinoise a déferlé sur l’Égypte, déstabilisant les artisans de la capitale.

Ils seraient moins d'une douzaine aujourd'hui. Les fawanis chinois, importés massivement, ont forcé de nombreux petits artisans à mettre la clé sous la porte.

Unité remarquable
Sur les étals vers le quartier d'El-Sayeda Zeinab ou du côté du quartier de Dokki, (Photo JG) partout où un commerçant a eu l'idée de s'installer, avec son étal exubérant, les fawanis viennent d'un autre continent. D'où aussi l'unité remarquable entre tous les modèles présentés, quel que soit le quartier. Cela ressemble à véritable "copier-coller" d'un étal à l'autre, sans variété.

Mais ceux qui importent de Chine innovent aussi, proposant à la vente des modèles tout plastique. Lanternes plates, à brancher sur le secteur, et souvent musicales. Certains ne reprennent plus les formes classiques, devenant de véritables jouets figurant des héros de dessins animés. Cette année, Bob l'éponge sera ainsi au cœur du ramadan cairote...

Alors est-ce la fin du fanous cairote ? Certainement pas, car beaucoup d'Egyptiens préfèrent toujours favoriser les artisans nationaux. Simplement ils sont moins nombreux que ceux qui choisissent la solution chinoise, plus simple et plus économique.

D'où les difficultés de ces artisans, qui sont désormais, eux-aussi, obligés de se tourner vers des matières premières d'importation.

Julien Giry (www.lepetitjournal.com/le-caire.html) mardi 17 juillet 2012


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