Kuala Lumpur

EMPLOI - Les opportunités en 2016 et 2017

La Malaisie s’est révélée ces dernières années très attractive pour les étrangers qualifiés en quête de nouveau projet professionnel. Les opportunités ont été nombreuses et se sont traduites entre 2010 et 2014 par un triplement (de 35 à 100.000) du nombre de visa de travail “Employment Pass" accordés par l’immigration. L’année 2015 et plus encore 2016 ont été marquées par un ralentissement économique incitant les entreprises à se séparer en priorité de leurs collaborateurs expatriés voire à limiter leur recrutement. Elisabeth Laubel, Managing Director d’All1KL (Cabinet créé en 2009 et spécialisé en ressources humaines et emploi) et Conseiller RH auprès de la MFCCI, présente les perspectives pour les 18 mois à venir (mi-2016 / 2017)  en matière d’emploi pour les étrangers.  

Un renforcement des contraintes économiques et administratives 

La croissance économique légèrement supérieure à 4% ne permet plus de générer autant d’embauches que par le passé. Mi-2016, les entreprises restent frileuses dans leur démarche de recrutement et le taux de chômage s’est accru depuis 9 mois d’un demi-point passant à 3.5%. Sur un marché qui leur est plus favorable, les sociétés tendent à privilégier les candidats nationaux pour lesquels l’augmentation des salaires et le “turnover“ s’est ralenti. Les traditionnels gros pourvoyeurs d’emploi pour étrangers (sous contrat expatriation ou local) tels que les secteurs pétrolier et affilié, les services aux entreprises (conseils et ingénierie, logistique …)  ne devraient pas renforcer leurs effectifs d’ici fin 2017. Ces perspectives malaisiennes s’inscrivent également dans une tendance plus générale d’une réduction de la mobilité internationale et d’une segmentation renforcée des contrats d’expatriations par les entreprises multinationales.

Face à ces pressions économiques, les conditions administratives et d’accès aux visas de travail en Malaisie se sont renforcées à travers un contrôle accru par l’ESD (Expatriate Services Division créé en juin 2014) et les services de l’immigration, des profils des candidats étrangers. Ces derniers devant justifier d’un niveau d’expertise et de compétences indispensables à l’entreprise et ne pouvant être trouvées chez un employé local.

Parallèlement, toute initiative d’enregistrement d’une entreprise est aujourd’hui freinée par un seuil de capital social nécessaire fixé à 1 million de ringgits.  

Enfin, le cadre règlementaire autour du temps partiel (ne faisant pas l’objet de délivrance de visa) reste encore flou et n’encourage pas les entreprises à proposer ce type de postes.  

Des opportunités toujours possibles

Bien qu’elles semblent plus réduites, les opportunités d’emploi existent toujours pour les candidats étrangers qui sauront se montrer actifs et déployer de fortes capacités d’adaptation. 

Les entreprises, tous secteurs confondus, continuent et continueront à proposer à des étrangers qualifiés (minimum 2 années d’expérience et Bac +3) de nombreux postes pour lesquels il est indispensable :

. d’assurer un lien fort entre les équipes locales et les sièges sociaux basés hors Malaisie (ex : fonctions légales ou financières), 
. de pallier à la pénurie structurelle de profils locaux (en particulier pour les fonctions techniques), 
. de conduire des politiques commerciales ciblées (maîtrise obligatoire de la langue utilisée par les clients/prospects/fournisseurs, connaissance produits et/ou marchés …),  
. de développer des stratégies de communication ou de positionnement spécifique (ex : valorisation d’une image d’une entreprise par l’intermédiaire d’un représentant étranger).

Par ailleurs, l’évolution des politiques d’entreprises en matière de mobilité internationale qui s’est traduite en 2015 par de nombreux départs d’expatriés, devrait être compensée par une embauche accrue d’étrangers sous contrat local. Les meilleurs candidats pour ces ouvertures de postes étant ceux bénéficiant d’un visa (Resident Pass, Spouse Visa, employé indépendant avec “Employment Pass“), ou de charges familiales réduites ou enfin d’une expérience significative dans la région. 

Outre la connaissance de la zone, la pratique d’une langue asiatique, en particulier le chinois, devient le critère qui fait et fera de plus en plus la différence entre les candidats.

Les produits à avaler (pharmacie, alimentation), les projets d’infrastructures (portuaires, ferroviaires..), les secteurs de l’aéronautique et de l’informatique confirment en 2016 leur dynamisme et restent très demandeurs de qualifications et de spécialistes (toutes nationalités confondues).

Pour finir, les pôles secondaires excentrés tels les villes industrielles (Johor, Klang, Penang…) ou les sites touristiques (côte Est pour l’hôtellerie) réservent le meilleur des accueils aux étrangers qui accepteront de quitter les sentiers battus de la capitale malaisienne. 

 

Elisabeth Laubel - Directrice Générale

All1KL Sdn Bhd - contact@all1kl.com   

Unit 2A-6-2, 6th Floor - Plaza Sentral - Jalan Stesen Sentral 5 - 50470 Kuala Lumpur - Malaysia

Tel.: +603.2718.9888 ext. 1373 - Fax.: +603.2718.9889

   

Elisabeth Laubel (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) jeudi 29 septembre 2016

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