Kuala Lumpur

STAGIAIRES DE MALAISIE - De l'Inde au berceau des Petronas

Les prémisses de l'expatriation ont débuté très tôt pour Constance. Tout juste bachelière, elle commençait déjà à sillonner le monde.

Une prise de risques osée mais payante

Le baccalauréat en poche, Constance hésite, ne sait quelles études choisir. Elle réalise alors que cela semble être le moment idéal pour voyager pleinement, avant de rejoindre les bancs de la fac ou de faire le grand saut dans le monde du travail.

Née d’un papa Américain et d’une maman Française, l’anglais n’est pas une barrière, être bilingue lui ouvre ainsi  plus de portes. En route pour une année sabbatique, rien ne l’arrête et Constance enchaîne les petits boulots. Tout d’abord en Australie où durant quatre mois elle est successivement serveuse puis chauffeur de pousses-pousses. Ce qu’elle retient de sa toute première expérience internationale c’est la beauté des paysages, les différences, le rapport à l’autre, toutes ces choses que l’on ne trouvera jamais dans un livre explique t-elle. 

Du haut de son jeune âge, aucun obstacle ne semble entraver sa route, si ce n’est la gestion de son budget. Changement de fuseau horaire, l’Inde l’attend. Nouvelle destination, nouveau projet, à Chennai Constance fonde une entreprise qui exporte des vêtements indiens en France, puis elle devient jeune fille au pair pour une famille de Français basée sur place. L’Inde est à ses yeux un subtil mélange, son plus beau souvenir à ce jour, mais aussi un véritable choc culturel. Elle trouve ici un sentiment de liberté et de retour aux sources. Elle se sent comme le témoin de la vie des autres, la rue en est la scène. 

Ces mois passés loin du cocon familial ne l’ont pas empêché de reprendre ses études. Désormais en Bachelor en management à la Toulouse Business School, elle est convaincue que ce sont ces expériences qui lui ont permis de se différencier des autres postulants et ainsi de pouvoir accéder à cette école de commerce.

Un nouvel ancrage en Malaisie 

Derrière son stage de fin d’année sonnait une évidence : l’ailleurs. Constance s’est tournée vers l’Asie du Sud-Est, et a trouvé un poste dans une société de jets privés en Malaisie, dont l’activité englobe plusieurs services : vente, achat de jets privés ou encore vols charter. Un projet de liaisons entre les aéroports de la capitale malaisienne et les héliports du centre-ville y est par ailleurs à l’étude, le trajet ne durerait alors plus que sept minutes !

Lorsqu’on aborde sa vie en Malaisie, Constance avoue être consciente que “le pays a beaucoup de choses à offrir, il y a beaucoup de choses à faire en dehors de Kuala Lumpur, de nombreuses îles à découvrir, de la plongée, des treks, de la culture avec Malacca et Penang…“. Mais l’Inde semble continuer à tenir une place particulière dans son cœur “la culture est pour moi moins visible qu’en Inde, mais toutes les expériences sont bonnes à prendre“.

Assez atypique, c’est en télétravail que se déroule son stage, ce qui ne l’a pas empêché de tisser un réseau de connaissances au travers des différentes plateformes francophones présentent sur les réseaux sociaux.

Quand on lui parle de son avenir, Constance explique qu’elle aimerait trouver un travail qui lui permette de changer de pays tous les deux ou trois ans, afin de constamment continuer à découvrir de nouvelles cultures. Pour elle, le chemin de l’expatriation se dessine déjà !

 

Anaëlle Renou (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) mercredi 14 septembre 2016

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