Kuala Lumpur

THE TRYBE – Une communauté dédiée aux femmes expatriées et professionnellement actives en Malaisie

Elles s’appellent Alexandra, Alison et Delphine. Elles soufflent un vent de nouveauté sur la Malaisie. Entre ces trois femmes règnent une effervescence et une bonne humeur débordante, lorsqu’avec passion elles parlent de leur dernier projet. “C’est peut-être parce qu’elles se sont trouvées“ confie Marion, l’une de leurs membres. 

L’histoire de cette tribu débute en Février 2016 lorsqu’elles reprennent les rennes de Work in the City KL (WICKL), un réseau professionnel dédié aux femmes francophones de Malaisie. Elles proposent alors un nouveau format afin de “professionnaliser“ WICKL autour de deux évènements mensuels : un cocktail afterwork et une présentation ou un workshop abordant des thématiques portant sur la vie professionnelle en Malaisie. A peine plus d’un an après, l’aventure évolue et Work in The City donne le jour à The TryBe : même format, même concept, mais cette fois la communauté s’agrandit en s’ouvrant à toutes les femmes expatriées en Malaisie, quelque soit leur nationalité, aussi longtemps qu’elles sont salariées, en recherche active d’emploi, entrepreneurs ou porteuses d’un projet professionnel. 

Toutes trois expatriées depuis plusieurs années à Kuala Lumpur, elles sont entrepreneurs ou salariée. Au milieu d’agendas bien chargés, on se demande ce qui les a poussées à se lancer dans cette entreprise. Alison qui travaille dans un milieu assez masculin, explique avoir souvent rencontré des femmes qui avaient tendance à se positionner en compétitrice. “Comme si pour les femmes, les places en entreprise étaient limitées". […] J’ai réalisé en travaillant avec Delphine et Alex à quel point collaborer avec des femmes pouvait être très agréable et plus facile en fait. Et je souhaite vraiment toutes les encourager à être plus solidaires entre elles car nous sommes beaucoup plus fortes ensemble. Et puis, n’est-ce pas à nous de faire bouger les lignes ?“. Quant à Delphine, elle croit qu’avec un peu d’aide et d’encouragement, une quantité de femmes expatriées les surprendront. Alexandra de son côté se rappelle que Work in The City a été une bouffée d’oxygène pour elle qui travaille souvent seule. “Je crois que ce projet c’est un peu notre bébé, il nous a fallu neuf mois pour le faire grandir. Travailler ensemble a été une formidable expérience qui m’a personnellement et professionnellement beaucoup portée et appris. Lorsque l’on découvre cela, on a simplement envie de le partager. Parce que voir cette petite étincelle dans les yeux de l’autre le jour où elle réussit, ça n’a pas de prix“

Bien plus qu’un simple réseau

Leur ambition ? Encourager, développer et pérenniser les carrières et les entreprises de ces femmes du monde, expatriées aujourd’hui en Malaisie, en leur proposant un panel d’évènements et de services adapatés à leurs besoins professionnels et personnels. “Nous nous sommes rendues compte qu’avoir un réseau ne suffisait pas pour se développer professionnellement, que ce soit dans son poste actuel, dans l’entreprenariat, ou en trouvant un nouvel emploi“ précise Alison. Ainsi l'organisation a développé son offre autour de trois piliers : des rencontres sociales de réseautage traditionnel entre femmes expatriées et professionnellement actives, des présentations ou des workshops afin de développer de nouvelles compétences adaptées au marché d’aujourd’hui, et un espace dans lequel elles peuvent travailler ou accéder à des services utiles. En septembre, un nouveau format d’évènement devrait venir étoffer ce programme. Mais pour l’heure, leur cheval de bataille c’est cet espace de travail “un espace où les erreurs sont permises, les échanges indispensables, le soutien une évidence et où les aventures des unes et des autres deviennent une expérience commune. Un espace qui proposera aussi des formations spécifiques, du coaching et des services bien-être“ résume Delphine. 

Même si certaines opportunités se dessinent, la recherche du lieu n’est pas finalisée et reste leur priorité pour ces prochaines semaines. Pour elles, c’est un aspect indispensable du concept. “The TryBe a été pensé par des femmes pour des femmes. Nous avons toutes trois des parcours différents mais des constats communs ou complémentaires. Parallèlement, en tant qu’entrepreneur on se sent parfois isolé, on doute, on échoue aussi, on fait face à des hauts et des bas qui peuvent être difficiles à traverser car personne n’est en face de vous pour échanger ou vous pousser. C’est de là qu’est venue cette idée d’avoir un lieu “ renchérit Alexandra. 

Pourquoi The TryBe ?  

Alors que l’on trouve des réseaux de femmes expatriées ou des réseaux professionnels, Alison met en avant le fait que jusqu’à aujourd’hui, il n’existait aucune structure dédiée aux femmes expatriées insérées dans la vie professionnelle, ce qui en fait l’un des points fort de cette organisation. Les hommes font du business sur un terrain de golf ou bien dans des clubs dédiés aux hommes, alors que les femmes n'ont aucun espace pour cela. Nous allions donc deux aspects, professionnel et social, car nous croyons que les femmes doivent aussi s'amuser et lâcher prise parfois pour progresser ! “.

Lorsqu’on leur demande la signification de leur nom, Alexandra sourit, “c’est un jeu de mots, nous voulions retrouver l’idée d’une tribu – tribe en anglais – mais nous l’avons écrit ainsi car notre slogan est “Try what you want. Be yourself“, donc on conservait deux termes forts de sens, Try & Be. Nous sommes plus qu’une simple communauté, il y a un vrai échange, un vrai soutien et une vraie proximité entre nos membres. Les femmes portent cette chose précieuse, elles se soucient de l’autre. C’est ça la magie de The TryBe“.  

Pour qui ? 

L’organisation ouvre ses portes à toutes les femmes expatriées entrepreneurs, salariées, en recherche active d’emploi, ou porteuses d’un projet. “Beaucoup de femmes ont quitté leur carrière pour venir s’installer en Malaisie et c’est une opportunité unique de tester leur idée d’entrepreneuriat. Cependant, étant moi-même entrepreneur depuis deux ans, je suis consciente des problématiques légales, de temps et émotionnelles rencontrées par ces femmes pour développer un projet professionnel dans un pays où tout est parfois nouveau. Certaines renoncent à cause de l’isolement, du manque d’information ou de soutien, alors il nous est apparu évident que la communauté a besoin d’un tel espace“ souligne Delphine, en nuançant que cependant, collaborer et échanger avec des Malaisiennes et des hommes reste indispensable pour contribuer à notre développement mutuel.

Rejoindre The TryBe c’est faire partie d’un groupe dynamique avec lequel il est possible d’échanger sans tabou sur des problématiques professionnelles et personnelles, sur une évolution de carrière, ou des projets. C’est aussi donner aux femmes de sa communauté et recevoir en échange. C'est se développer professionnellement à travers des présentations adaptées à ses besoins. Et enfin, c’est avoir accès à un espace d’entraide, de développement et de détente entourée de femmes bienveillantes.

Pour en savoir plus ou les contacter : Facebook

 

(www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) lundi 27 mars 2017

Abonnez-vous gratuitement à notre newsletter!

 
Kuala Lumpur

BD - Le bouddhisme en question

Deux romans graphiques s’en prennent à l’image idéalisée que l’on se fait souvent du bouddhisme en Occident. Entre critique fine et attaque sans…

INSOLITE - Ciel galactique à Bornéo

Les images pourraient laisser penser à des extraits d’un blockbuster de science-fiction, mais non c’est bien depuis un smartphone que le phénomène a…
Une internationale

EXPATRIATION – Gérer des vacances “obligatoires”

Passer du temps en famille pendant les vacances en France ? Obligé ! Faire des centaines de kilomètres en quelques jours pour arriver à apercevoir tout le monde ? Obligé ! Frôler la crise de foie ? Obligé ! Vous rêviez de repos, de changer d’itinéraire, de rentrer incognito ? Ce sera pour une autre fois ! Les expatriés sont attendus (au tournant ?) lors de leur passage en France.
Actu internationale
En direct d'Asie Pacifique
Expat
Expat - Emploi

Un pâtissier français détenu en Chine depuis cinq mois

Un pâtissier français, employé à Shanghaï d'une chaîne de boulangeries fermée pour raisons sanitaires, est en détention depuis cinq mois en Chine, a révélé sa famille qui a lancé une pétition pour sa libération, une situation que le Quai d'Orsay suit "avec la plus grande attention".
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 
Magazine