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FRENCH CAREER FAIR - Une occasion de couronner une scolarité française pour les Malaisiens !

Mercredi 7 novembre, le MFUC (Centre Universitaire Franco-Malaisien) et la Chambre de commerce franco-malaisienne (MFCCI) organisaient conjointement la French Career Fair pour la 3e année consécutive au Crowne Plaza. Retour sur cette journée de rencontres professionnelles.

Un forum pour mettre en relation Malaisiens et entreprises françaises
Cette journée se donne pour objectif de mettre en relation les Malaisiens ayant étudié en France, et donc titulaires de diplômes français, et les entreprises françaises implantées en Malaisie. Chaque année, environ 250 Malaisiens sont formés dans l’enseignement supérieur français. Le MFUC s'occupe de superviser leurs études.

Elisabeth Laubel, organisatrice de l’évènement côté MFCCI, explique que la journée a également pour but de faire connaître le MFUC aux entreprises françaises qui peuvent y voir un intermédiaire pour trouver tout un vivier de jeunes talents malaisiens. Ceux présents au salon sont pour la plupart "tout juste diplômés". "Ils ont des connaissances et un fort potentiel " poursuit-elle. "Ce sont de bons candidats". Parmi les 17 entreprises présentes lors de ce forum, citons entre autres Alstom, Vinci, Eurocopter, Petzl, Nestlé ou encore Danone.

Des Malaisiens de retour au pays mais désireux de pratiquer le Français
Cette année, comme l’année dernière, près d’une centaine de candidats se sont rendus à ce forum avec l’objectif d’y trouver un emploi, un stage ou simplement d’y faire de la prospection ou encore de se faire des contacts. Les candidats malaisiens étaient pour la grande majorité des titulaires de diplômes français ayant donc suivi une scolarité en France dans l’enseignement supérieur. Beaucoup présentaient des profils techniques, notamment ingénieur (génie mécanique, électronique, informatique, chimie). L’évènement a également attiré des diplômés en commerce et management, marketing et communication ou encore droit et économie. Certains étaient déjà expérimentés mais beaucoup rentraient tout juste en Malaisie après plusieurs années passées en France espérant profiter du forum pour décrocher un premier emploi.

C’est le cas de Rustan et Safuan. Ils ont respectivement étudié cinq et sept ans dans l’Hexagone. Le premier souhaitait "monter en haut de la Tour Eiffel", le second a atterri en France alors qu’il aurait préféré étudier dans un pays anglophone une fois son BAC malaisien en poche. Aujourd’hui, il ne le regrette pas. Safuan aurait même voulu y rester mais certaines circonstances ont fait qu’il n’a pu. Le jeune homme souhaite maintenant mettre à profit son expérience pour trouver un travail dans une compagnie française ici en Malaisie. Rustan, une fois ses études terminées, est revenu en Malaisie, son pays lui manquait. S’il est là aujourd’hui, c’est qu’il aimerait continuer à pratiquer le Français pour ne pas perdre tout ce qu’il a appris.

Des Français et des francophones à la recherche d’une opportunité
Parmi les candidats non Malaisiens, une vingtaine de Français étaient présents. Nina et Laure sont étudiantes à UM (University of Malaya) le temps d’un semestre. Ces parisiennes de l’école d’ingénieurs ECE sont tombées sous le charme de la Malaisie et espèrent y revenir l’été prochain pour un stage. Alors, pour mettre toutes les chances de leur côté, elles ont imprimé quelques CV et se sont rendues au Crowne Plaza. Solenn, elle, est d’ores et déjà dans la vie active. La jeune femme titulaire d’un diplôme d’école de commerce compte déjà 4 ans d’expérience à Paris. Ayant suivi son compagnon en Malaisie, ce forum était pour elle une occasion d’approcher le marché malaisien et de prendre des cartes de visite.

Enfin, un peu plus d’une dizaine de francophones d’autres nationalités (Vietnamiens, Tunisiens, Indonésiens, Brésiliens, Iraniens) avaient également fait le déplacement. Chi, Vietnamienne, a étudié 5 ans la communication d’entreprise en France. Après la naissance de son enfant, elle est à la recherche d’un emploi mais estime qu’ "il est difficile de trouver un poste non technique en Malaisie lorsqu’on est étranger".

Des jeunes talents malaisiens très recherchés
Les entreprises implantées en Malaisie sont très demandeuses de talents locaux qui sont relativement difficiles à embaucher mais encore plus à garder.

Thierry Guillem, directeur administratif et financier de Vinci Malaisie et son collègue Guillaume Herbert, responsable du développement commercial, participent à cette journée dans l’espoir de recruter des Malaisiens jeunes diplômés ou encore étudiants, quitte à les former dans l’entreprise, pour des postes en génie civil ou en management de projet. La chose est loin d’être aisée puisque les Malaisiens ne restent pas assez longtemps au sein d’une même entreprise. "Le turn-over est considérable", expliquent-ils.

Marie-Fleur Humbert, responsable marketing et seule francophone de Danone Malaisie confirme qu'il n’est pas évident de retenir les bons éléments. "Tout le monde se les arrache" analyse-t-elle. Le taux de chômage est très faible en Malaisie, il y a du travail alors, pour quelques ringgits de plus, les travailleurs sont souvent prêts à quitter leur entreprise pour aller chez le concurrents. La jeune femme en conclut : "Les Malaisiens ne sont pas fidèles à une entreprise ". L’objectif de Danone lors de cette journée était de "trouver des talents dans le pays, des Malaisiens qui ont des expériences à l'international, des spécificités à faire valoir". Gageons que le groupe ait trouvé à La French Career Fair ce qu’il cherchait!

L’an passé, suite à ce forum, cinq recrutements de Malaisiens avaient été finalisés. Ce chiffre sera t-il plus élevé cette année ? Pour le savoir, les candidats vont devoir s’armer de patience et attendre le prochain entretien ou le coup de téléphone de la délivrance.

Photos et Texte Camille Bondu (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) Lundi 12 novembre 2012

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