Kuala Lumpur

VIE NOCTURNE – Virée dans les bars indépendants de Kuala Lumpur !

A Kuala Lumpur, il est souvent difficile de sortir des atmosphères commerciales de night clubs… L’envie peut prendre de chercher une ambiance différente, alternative et de retrouver la convivialité d'un PMU Français dont on connait le patron et les habitués. Impossible en Malaisie ? Détrompez-vous ! Les endroits cosy où arts, confort et originalité se confondent sont rares, mais existent bel et bien ! Lepetitjournal.com est allé à la rencontre de la vie nocturne "indé" de Kuala Lumpur.

Palate Palette, juste à côté de l’agitation commerciale et des bars (trop) connus

Difficile de trouver un bon bar où se "poser" en semaine sans être harcelé par les invitations happy hour sur Changkat Bukit Bintang... Le quartier cache pourtant de petits bijoux inespérés comme Palate Palette, situé sur Jalan Mesui (une rue parallèle à Changkat). Le cadre à lui seul est éclectique, rassemblant vieilles chaises de salon, fauteuils à clous et tabourets sixties. Les matières et les couleurs se mélangent dans un décor peuplé de peintures ethniques. En journée, cet endroit atypique se pare de calme et de tranquillité pour satisfaire les plus agoraphobes . Avec sa terrasse ombragée, Palate Palette est à la fois restaurant et café, un lieu particulier où les voyageurs solitaires rêvent d’autres destinations tandis que les artistes trouvent l'inspiration. Le soir et plus particulièrement le week-end, les deux étages de la maison s'animent. L'art est encouragé sous toutes ses formes et à travers des activités variées : projection de film une fois par mois, soirée "Swing" dans une ambiance sixties, soirées dubstep pour les adeptes, spectacles d’improvisation, barbecues et, bonne nouvelle pour les Français, on y célèbre même… la Fête de la Musique !

Avec une telle programmation, Palate Palette est une affaire qui dure. Cela fait six ans que Su-Ann a abandonné le design pour poursuivre un rêve, imaginé dix plus tôt alors qu'elle faisait ses études à Londres : ouvrir un bar en Malaisie, en piochant liberté et diversité dans la culture européenne. "Il y a huit ans. Lorsque je m'asseyais dans les cafés de Londres, je passais des heures à observer les décors, l’ambiance, les clients, à essayer de tout retranscrire dans mon petit carnet. Je me mettais à rêver de ce bar. Je me suis lancée, et malgré les difficultés, je ne regrette pas mon choix. ". Aujourd’hui, ce bar-café-restaurant s’est fait une place privilégiée dans le quotidien des expats, des artistes, et des visiteurs de fortune. 

Le Warehouse : un autre univers dans un ancien entrepôt

Le Warehouse est un peu plus récent mais a déjà sa clientèle. Situé en plein cœur de Chinatown, ce restaurant et bar sert aussi de galerie d’art. La journée, le rez-de-chaussée présente un grand espace aéré aux murs blancs un peu effrités, où vous pourrez vous arrêter devant les expositions et les peintures prêtées par des artistes malaisiens en vogue. L’endroit est entouré de canapés de toutes les couleurs et tous les styles. L’arrière offre la possibilité de s'asseoir autour d’un café en dégustant quelques pâtisseries ou un en-cas. Mettre le pied au Warehouse vous propulsera dans un autre espace-temps, artistique et perché, à mille lieues du vacarme extérieur, à tel point que vous risquez d’en oublier le temps qui passe, comme si le lieu servait d’exutoire à un rythme de vie où tout va parfois trop vite.

Open-micro : derrière l’expression musicale, les rencontres et le partage

Mais, ce qui fait l’originalité du Warehouse, c’est surtout son concept "Open Mic "(scène ouverte). Aventurez-vous dans ce repère de musiciens un jeudi soir ! Visiteurs et locaux, jeunes et vieux, professionnels et amateurs unissent leurs instruments pour des performances étonnantes au hasard des rencontres. "Ce genre d’endroits, c’est ce que je préfère. On peut s’y exprimer en tant qu’artiste avec le concept du bœuf et improviser avec d’autres musiciens, mais c’est aussi un lieu où l’on peut s’exprimer en tant qu’individu, chacun dans sa diversité ", nous glisse Guillaume avant de s’installer sur un grand canapé pour jouer du didgeridoo. "Ici, on est loin de la clientèle montée sur ses grandes échasses, on est tous imparfaits, tous parfaits, et on partage nos différences. Le lieu a aussi quelque chose à jouer dans ce rapport aux rencontres. Vous remarquerez qu'il y a autant de personnes à consommer à l'intérieur qu'à discuter à l'extérieur. La structure sociale en elle-même est très occidentale, et tout le monde est porté sur le partage. Ca me rappelle un peu les PMU de quartier en France, où habitués et nouveaux venus se mélangent et se confondent, et ça, on ne le trouve presque nulle part ailleurs à Kuala Lumpur".

Entre Palate Palette et The Warehouse, il est possible de trouver des échappatoires aux endroits trop fréquentés et de fuir l’ambiance parfois oppressante des bars et cafés-chaînes qui envahissent le paysage de la capitale. Les Malaisiens eux-mêmes sont de plus en plus portés sur ces endroits alternatifs, qui permettent de se confronter à des réalités différentes, des divergences d’opinion, des habitudes et des coutumes d’ailleurs. Ces refuges pour artistes réservent un accueil chaleureux. Une fois, les barrières sociales et les masques tombés, la place est laissée libre pour l’authenticité et les échanges.

Palate Palette
21 Jalan Mesui  50200 Kuala Lumpur
+60 321 42 21 48
www.palatepalette.com

The Warehouse
198 Jalan Tun H S Lee  50000 Kuala Lumpur

Tel : +60 320 22 05 28

www.thewarehouse.com.my

Texte et photos de Noëmie Sor (www.lepetitjournal.com/kuala-lumpur.html) Jeudi 28 février 2013
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