L’EDUCATION POUR PASSION - L’aventure d’Enko Education

L’une des conséquences du poids croissant de l’Afrique dans le monde est le besoin accru pour des leaders bien formés et au fait des enjeux de la globalisation. L’aspiration à une éducation de qualité est une constante en Afrique. L’édition de décembre 2015 de l’Afrobaromètre a en effet établi qu’elle était l’une des trois priorités des personnes interrogées. C’est à cette demande que répond la création d’Enko Education (lien vers http://www.enkoeducation.com). Le jeudi 22 novembre dernier a eu lieu à Johannesburg l’inauguration de l’école Enko Ferndale, nouvelle arrivée dans la famille Enko Education. L’occasion de se pencher sur cette aventure singulière fruit de la rencontre de deux passionnés.


Un beau baptême qui a vu se pencher sur la future école les plus hauts représentants de la présence française en Afrique du Sud : Charlotte Montel, première conseillère d’ambassade, le directeur de Proparco, filiale de l’AFD, la directrice de l’AFD, entre autres.

En 2012, Eric Pignot prépare son MBA à la Sloane School du MIT sur les bords de la Charles River dans ce temple du savoir qu’est Cambridge (Massachussetts). Dans le cadre d’un projet pour son MBA il rencontre Cyrille Nkontchou, diplômé de la Harvard Business School, qui a créé son propre fond d’investissements en direction de l’Afrique et ils ébauchent les premiers traits de ce qui deviendra Enko Education. Son diplôme en poche, il convainc Cyrille d’investir sur le projet. Les deux co-fondateurs rachètent une première école « Amazing Grace » en Afrique du Sud en 2014. Ils créent dans la foulée l’école Enko La Gaité à Yaoundé, ville natale de Cyrille. A ce jour Enko Education compte six écoles réparties entre les quatre pays et a l’ambition de continuer à développer le réseau dans d’autres pays d’Afrique sub-saharienne. Leur conviction partagée est qu’il faut offrir une éducation internationale de qualité aux élèves africains qui veulent aller étudier outremer (6%, un chiffre très élevé par rapport à leurs homologues des autres continents). Les diplômes de fin d’études des différents pays africains n’étant pas reconnus par les grandes universités internationales, au contraire de l’International Baccalaureate (IB), créé en 1968 selon les préceptes des plus hauts spécialistes de l’éducation et qui est aujourd’hui le diplôme préféré des recruteurs des universités internationales.

Les écoles Enko offrent donc aux élèves africains, pour une fraction du prix couramment demandé par leurs homologues, une éducation internationale de qualité, et un tremplin vers les meilleures universités du monde. Pour réussir leur pari d’ouvrir une trentaine d’écoles à moyen terme dans toute l’Afrique sub-saharienne, il leur a fallu recruter pour le siège des talents motivés par la cause et capables d’évoluer dans un environnement bilingue voire trilingue, leur zone d’intervention se situant sur des pays d’expression anglophone, francophone et lusophone. Ils ont donc recruté une bonne dizaine de personnes majoritairement jeunes qui s’emploient sous la férule d’Eric Pignot, COO d’Enko à développer l’entreprise.

Ce qui frappe dans cette équipe c’est son caractère international, pas moins de cinq nationalités représentées, l’enthousiasme communicatif des individus qui la composent, leur engagement et leur dévotion à la cause des écoles IB. Ce qui fonde leur enthousiasme ? Ils apprécient la polyvalence sur différents domaines de compétences, navigant parfois entre un rôle et un autre au gré des besoins, et d’avoir la chance de voir se concrétiser leurs efforts. Xavier Lamarre, qui a ouvert l’école de Douala, a reconnu avoir été beaucoup sous pression (on ne peut pas retarder une rentrée scolaire !) mais dit avoir eu la grande satisfaction d’avoir mené le projet de bout en bout malgré tout et d’avoir vu y entrer les premiers élèves.

Les défis actuels sont la rentrée du 18 janvier pour l’école de Ferndale (dans un premier temps l’ouverture des niveaux correspondant aux grades 8, 9 et 10 suivant le programme Cambridge IGSCE) et l’ouverture d’une nouvelle école au Mozambique. Les locaux sont prêts à Ferndale et le compte à rebours est enclenché !

Bénédicte Chamenois Rousseau www.lepetitjournal.com/johannesbourg Jeudi 1er décembre 2016

A propos de Bénédicte Champenois Rousseau

Installée en Afrique du Sud depuis octobre 2015, Bénédicte est sociologue et a enseigné la sociologie en France notamment à Sciences Po Paris tout en effectuant des missions de recherche pour des organismes de recherché publics ou des organisations non gouvernementales. Ses sujets de predilection: la santé publique, l’éducation et le “women empowerment”. Elle a créé à Johannesburg le réseau professionnel de femmes francophones Work In The City JHB et met en oeuvre son goût pour l’écriture sur son blog Ngisafunda et le blog d’Enko Education.

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