REUNION - Rencontres avec des entrepreneurs réunionnais avec UBI France

« La France est à 4 heures de vol de Johannesbourg », c’est le constat fait par ces jeunes entrepreneurs réunionnais dans le cadre des Rencontres d’Affaires France/Afrique du Sud- Angola organisées par UBI France. Lepetitjournal.com a pu les rencontrer afin de mieux connaître leurs attentes de ce marché sud-africain et de faire un bilan un mois après cette mission.

Pour ces entrepreneurs, l’Afrique du Sud est vue comme un marché naturel et complémentaire à leurs développements dans leur zone de l’océan indien (Madagascar, Mayotte, Maurice…). Nous avons pu interroger deux entreprises dans le domaine de l’énergie renouvelable et dans la gestion des déchets.

Lepetitjournal.com : Présentez-nous votre société Cotel ? Quel est votre métier ?
Petter Borg:
Cotel est un bureau d’étude implanté à la Réunion depuis plus de 20 ans, employant aujourd’hui une trentaine d’ingénieurs dans le domaine des énergies renouvelables et de la maîtrise de ces énergies.
Cotel propose des projets d’économie d’énergie en équipant, par exemple, des centres commerciaux d’énergies vertes afin qu’ils soient en indépendance énergétique.

Nous sommes capables d’apporter des solutions en termes de photovoltaïque, de chauffe-eau solaire, de conseils architecturaux pour une optimisation énergétique.

Quels sont vos objectifs en Afrique du Sud ?
Petter Borg: 
Nous souhaitons identifier un partenaire industriel afin d’établir une collaboration technique avec lui. Un charpentier ou un installateur électrique dans le domaine du BTP doit correspondre à aux types de partenaires que nous recherchons en Afrique du Sud. A terme, la mise en place d’une joint-venture avec un tel partenaire nous parait la meilleure solution.

La seconde entreprise réunionnaise, présente lors de ces rencontres, est la société Taireo. Cette jeune entreprise créée par deux jeunes entrepreneurs, l’un chimiste l’autre biologiste. Leur expertise est la dépollution de la terre, de l’eau et de l’air.

Lepetitjournal.com : Comment définissez-vous votre métier au sein de Taireo ?
Julien Dublineau:
Nous offrons aujourd’hui des solutions clés en main à nos clients dans le domaine de la dépollution industrielle. Nous travaillons en amont des solutions en proposant notre expertise d’audit à nos clients, ce qui nous permet de leurs établir un bilan écologique de leurs activités. Ensuite, nous travaillons à des changements d’habitudes dans leurs process, afin de réduire notamment la consommation de certains produits ou en améliorant leurs systèmes de recyclage.

Nous sommes également capables d’offrir les technologies développées par Taireo tout en les adaptant à leurs contraintes. Nous allons travailler sur des bioréacteurs, de l’électrocoagulation, du traitement à l’ozone, de l’ultrafiltration, ou de la nano filtration.
Tous ces procédés vont permettre aux industriels d’améliorer rapidement leurs marges de production : en utilisant moins de consommables ou en récupérant ces mêmes consommables dans leurs rejets et en les réutilisant dans leur cycle de production.

Quel intérêt pour vous en Afrique du Sud ?
Olivier Guillod:
Nous travaillons déjà sur tout l’océan indien depuis la Réunion (Maurice, Madagascar…), l’Afrique du Sud devient donc pour nous un marché naturel et essentiel à notre développement.

Par ailleurs, nous avons déjà des clients sud-africains sur notre zone, comme Sab Miller par exemple. Ces réalisations dans l’océan indien nous aideront sans aucun doute dans notre développement commercial en Afrique du Sud. Nos procédés sont certes un peu encore en avance par rapport à la législation sud-africaine dans le domaine du traitement des déchets, mais nous répondons aujourd’hui aux normes internationales dans ce domaine, que certainement l’Afrique du Sud devra prendre en compte dans son développement économique.

Quel est votre bilan à ce jour après plus d'un mois depuis votre mission avec Ubi France ?
Julien Dublineau: 
Au cours de notre mission Ubifrance effectuée en Afrique du Sud fin novembre 2013, nous avons rencontré de nombreux clients potentiels et pu jauger de l'économie sud-africaine.

De ces différents rendez-vous, deux clients (une sucrerie et une extraction minière) ont été très intéressés par les services et les prestations que Taireo Environnement peut mettre en place pour eux. Des demandes de renseignements complémentaires ont été initiées, et ont débouché sur l'établissement d'offres commerciales.

Il est également prévu au cours de cette nouvelle année de programmer une seconde visite en Afrique du Sud pour cibler notamment les centrales thermiques, secteur dans lequel nous sommes d'ores et déjà très actifs et reconnus à La Réunion et à Maurice (Clients : EDF, Albioma et Omnicane notamment).

D'autre part, nous avons été enchantés par la facilité de déplacement pour se rendre en Afrique du Sud et se déplacer à l'intérieur même du territoire. Les coûts associés à ces voyages (hôtel, taxis...) restent également corrects et compétitifs au regard de certains déplacement dans la zone Océan indien (Mayotte, Madagascar).

Enfin, à moyen terme, la création d'une filiale est envisageable, ainsi que la création de postes VIE et le recrutement de personnel local.

Richard Simonnet (www.lepetitjournal.com/johannesbourg.htmlmercredi 8 janvier 2014

 
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