ISA SCHWARZT GESSEAU - Se découvrir par l'art

Se retrouver devant un chevalet et une grande feuille blanche peut être intimidant... Une dizaine de membres de Work In The City Joburg ont répondu à l’invitation d’Isa Schwarzt Gesseau pour un atelier artistique bien particulier. Les participantes se sont prêtées au jeu et ont trouvé l’exercice plein d’enseignements. Nous avons demandé à deux des participantes, Hélène Raison et Patricia Yumba, ce qu’elles avaient retenu de l’exercice.


L’objectif de cet atelier, à travers une technique qu’Isa utilise couramment dans le cadre associatif avec des enfants ou avec des adultes ayant eu des parcours difficiles, était à la fois de faire le point sur l’année 2016 pour chacune, en travaillant sur son autoportrait, et d’imaginer ensuite ce que pourraient être les priorités pour chacune pour 2017. Une forme de lâcher-prise joyeuse et ludique mais qui s’est révélée très utile.

Isa Schwarzt Gesseau, une sud-africaine francophone qui a plusieurs cordes à son arc, est diplômée de la section Beaux-Arts de l’université de Wits et est artiste peintre. Elle anime des cours de peinture dans son atelier, et gère également une galerie à Melville où elle représente des artistes locaux et participe également au fonctionnement de l’atelier de bijoux familiaux.


Quelles raisons vous ont poussées à vous inscrire à l’atelier ?

Hélène Raison : Le thème m'a tout de suite interpellée, c'est pour cela que j'ai répondu très rapidement à Work In the City pour être une des chanceuses à bénéficier de cette expérience. C'était en même temps pour sortir de ma zone de confort. Même si fondamentalement je n'y allais pas pour faire une immense découverte sur moi-même et mes envies/objectifs c'était challengeant voire un tantinet stressant de s'imaginer projeter "de manière artistique" mon moi intérieur quand on n'a pas de réel talent pour le dessin ou du moins que ma main ne dessine pas vraiment ce que lui ordonne mon cerveau...

Patricia Yumba : Je me suis inscrite par curiosité, après avoir lu la description. Je ne savais pas vraiment ce que j’allais y trouver. Je pensais qu’on allait apprendre à dessiner, peindre, mais finalement sous des aspects ludiques, l’atelier m’a emmené à faire une introspection profonde et réfléchir sur les objectifs que j’aimerais atteindre en 2017

Qu’avez-vous pensé de la façon dont était organisé l’atelier ?

HR : Isa a su nous mettre à l'aise et l'intérêt de l'exercice, qui consistait à mettre en lumière nos priorités pour 2017, a été pour moi de libérer par les couleurs, les signes, les symboles tout ce que je souhaite mettre en oeuvre à partir de l'année prochaine, de voir apparaître tout ce qui s'accumule dans mon esprit pour mieux le structurer et l'organiser... Tout ça dans une ambiance détendue et bienveillante.

PY : Le processus permet de mettre des mots (ou des dessins) sur des problèmes et réfléchir à des solutions possibles. J’ai trouvé l’atelier intéressant, la séance de dessin aveugle, relaxante. Ce fut une expérience libératrice je trouve!

Vous resigneriez pour l’année prochaine ?

PY : Oui, sans hésiter !

HR : Oui ! Mon "oeuvre" est maintenant accrochée à la maison .... ce serait ballot que j'oublie mes "résolutions 2017 and beyond" à un moment de l'année où on commence à les annoncer ! J'espère ne pas piquer un sprint à chaque fois que je passerai devant rattrapée par la routine... A mon avis, ce type d'exercice (par l'art, la méditation, la pleine conscience ou autre) est à répéter au cours de l'année pour prendre le temps de redevenir observateur de soi-même. C'est mieux lorsqu’on est accompagné, comme par Isa, ça aide à prendre de la hauteur.

Work In The City JHB a décidé de reconduire l’expérience tous les ans. Mais si la peinture vous intéresse et que vous souhaitez participer à un atelier pendant l’année, Isa propose des cours pour adultes, à retrouver sur son site: www.ibiartworx.co.za !

A propos de Work In The City (WITC)

WITC JHB propose de réfléchir autour de ces années d’expatriation d’une manière positive au niveau professionnel. Chaque mois, une vingtaine de participantes se retrouvent à l’heure du déjeuner et en soirée. Les réunions animées par des intervenants s’articulent autour de trois axes : mieux comprendre le contexte économique et politique sud-africain, s’intégrer dans le milieu professionnel du pays et réfléchir sur son parcours sous forme de tables-rondes ou d’ateliers autour de professionnels bien intégrés dans le monde économique sud-africain. Rejoignez le groupe facebook ou écrivez à witcjhb@gmail.com

A propos de Bénédicte Champenois Rousseau

Installée en Afrique du Sud depuis octobre 2015, Bénédicte est sociologue et a enseigné la sociologie en France notamment à Sciences Po Paris tout en effectuant des missions de recherche pour des organismes de recherché publics ou des organisations non gouvernementales. Ses sujets de predilection: la santé publique, l’éducation et le “women empowerment”. Elle a créé à Johannesburg le réseau professionnel de femmes francophones Work In The City JHB et met en oeuvre son goût pour l’écriture sur son blog ngisafunda.wordpress.com et le blog d'Enko Education.

Bénédicte Champenois-Rousseau www.lepetitjournal.com/johannesbourg Jeudi 26 janvier 2016

Photos : Bénédicte Champenois-Rousseau

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