COUP DE COEUR – Le ski en Afrique !

Oui c’est possible de chausser une paire de ski et de faire une descente sur une piste en Afrique ! Juliette de Poncins est partie à Afriski, une petite station de ski, dans le Lesotho en groupe avec trois familles et leurs enfants profitant d’un week-end prolongé de trois jours. Récit et recommandations pour les amateurs d'expériences inédites et de sports de glisse pendant l’hiver austral.


Afriski, pourquoi ?
C’est assez atypique de skier en Afrique et je n’ai personnellement jamais skié au mois de juin ! L’idée était de faire un week-end entre amis pas trop loin d’Afriski mais aussi près du Drakensberg. Afriski n’étant pas un grand domaine skiable, il n’y a qu’une piste, nous y sommes allés pour la journée. Nous sommes restés trois nuits près de Fouriesburg, idéalement situé à 10km de Clarens et proche de la frontière du Lesotho.

Les préparatifs ?
C’était assez amusant car il a fallu trouver des combinaisons et des vêtements chauds dont nous n’avons pas forcément besoin en Afrique du Sud. Ça n’est pas Meribel ou Val d’Isère, mais la station est quand même à 3.200 mètres, donc on se trouve dans des conditions de haute montagne. Même s’il y a du soleil et qu’il fait beau il fait extrêmement froid surtout quand le vent souffle. On sent vraiment l’altitude. Pas question de skier en jean et pull-over, il faut donc prévoir des vêtements chauds, surtout pour les enfants et apporter écharpes, gants, bonnets et des tenues waterproof adéquates.


Racontez-nous un peu votre voyage, les étapes et les temps forts
Nous avons fait l’aller-retour dans la journée, il nous a fallu 2 heures à chaque trajet. Alors est-ce-que 4 heures de route en une journée valent le coup pour une piste ?! Oui ! J’ai vraiment eu une sensation inédite d’être au milieu de nulle part, et la route dans le Lesotho depuis le poste de frontière de Caledonspoort jusqu'à la station est vraiment superbe. Nous avons roulé pendant 30 minutes pour aller au poste de frontière et puis 1h30 ensuite à travers le Lesotho, on peut apercevoir des paysages magnifiques avec de super couleurs, des habitats traditionnels, des gens à cheval avec des couvertures basotho pour se tenir chaud : on est projeté dans un autre monde, un peu comme dans Merlin l’Enchanteur ! Et puis tout à coup, on découvre une piste du ski, c’est un peu de la science-fiction. Nous avons skié pendant la journée et repris la route du retour dans l’après-midi et c’était superbe à nouveau ! Cela donne une première impression de la beauté d’un voyage au Lesotho pour ceux qui découvrent.

A notre arrivée, nous avons loué nos skis, il n’y a qu’une boutique. Le matériel n’est pas de grande qualité mais le service est assez pro. Pour la petite anecdote, à proximité du magasin, il y a un chemin avec le nom de chalets de l’hôtel qui portent des noms de stations de skis connus comme Meribel, St Moritz et Chamonix. C’est un peu l’hallu ! Puis il faut aller acheter son forfait. Le tout n’est pas donné pour une piste de ski ! Il y a un grand tire-fesse pour la piste principale et un plus petit pour les mini-pouces et les débutants. C’est d’ailleurs idéal pour ceux qui veulent démarrer le surf ou autre sport de glisse un peu casse-cou puisque la piste est niveau bleu. Quand nous y sommes allés, il n’y avait pas trop de queue. On peut se poser dans le restaurant d’altitude en terrasse. Il y a une vraie ambiance de station de ski mais dans un environnement africain !

Quant aux enfants, ils se sont éclatés ! Les miens ont 4, 6 et 9 ans et pour eux c’était top ! Les plus grands avaient déjà fait du ski il y a 4 ans et la piste facile d’accès leur convenait tout à fait, ça leur a permis de reprendre confiance en eux. Et puis pour le plus petit, la neige des histoires de Noel est devenue une réalité. C’était rapide mais nous en avons bien profité mais je l’avoue c’est sportif avec des petits.


Quelques bons conseils ?
• Se baser près de Clarens, de façon à passer une journée à Afriski, au Golden Gate, et à Clarens pour profiter de la beauté du Drakensberg et puis c’est plus économique que de dormir à Afriski.
• Apporter des vêtements chauds, j’ai vraiment été étonnée par le froid d’altitude. 
• Et la crème solaire évidemment à cause de la réverbération sur la neige.
• Le restaurant n’est pas terrible mais pratique, pour ceux qui sont organisés empaqueter vos sandwiches.
• Il n’est pas nécessaire de prendre un 4x4, la route est très bonne.

Un dernier mot ?
Outre l’expérience originale de skier en Afrique, en chemin vous êtes spectateur de vues splendides sur toute la vallée, vous traversez des villages traditionnels du Lesotho. Nous sommes déjà allés trois fois au Lesotho et nous avons trouvé la route très belle. C’est une expérience positive, « fun » et atypique !

Plus d'infos ?
www.afriski.net

(www.lepetitjournal.com/johannesbourg) Mercredi 28 juin 2017

 

JUILLET - L'hiver à Joburg

C'est l'hiver, les températures se rafraichissent mais Joburg ne se laisse pas abattre par un petit coup de froid ! Des événements pour ceux qui…
Une internationale

EXPATRIATION – Gérer des vacances “obligatoires”

Passer du temps en famille pendant les vacances en France ? Obligé ! Faire des centaines de kilomètres en quelques jours pour arriver à apercevoir tout le monde ? Obligé ! Frôler la crise de foie ? Obligé ! Vous rêviez de repos, de changer d’itinéraire, de rentrer incognito ? Ce sera pour une autre fois ! Les expatriés sont attendus (au tournant ?) lors de leur passage en France.
Actu internationale
Expat
Expat - Emploi

Un pâtissier français détenu en Chine depuis cinq mois

Un pâtissier français, employé à Shanghaï d'une chaîne de boulangeries fermée pour raisons sanitaires, est en détention depuis cinq mois en Chine, a révélé sa famille qui a lancé une pétition pour sa libération, une situation que le Quai d'Orsay suit "avec la plus grande attention".
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 
Magazine