Johannesbourg

POLITIQUE – Risque de guerre civile au Mozambique

 

Après avoir déposé les armes il y a 20 ans, Afonso Dhlakama, le célèbre Commandant durant la guerre civile au Mozambique, menace d’un nouveau bain de sang et de la division de son pays, si le gouvernement n’approuve pas ses demandes.

En s’exprimant depuis sa base dans le bush du Mozambique, où il a réuni plusieurs centaines d’hommes en armes, l’ancien leader anticommuniste de la guérilla des années 80 promet un retour à la violence si le gouvernement ne partage pas la croissance florissante du pays et ne réforme pas le système électoral.

"J’entraine mes hommes à fond, et s’il le faut nous repartirons détruire le Mozambique", proclame-t-il. Afonso Dhlakama avait dirigé les émeutes contre le gouvernement Frelimo, qui avaient coûté la vie à plusieurs millions de Mozambicains entre les années 1977 et 1992.
Arguant qu’il recherche avant tout une solution pacifique, il se dit également prêt à faire "dérailler" le boom économique que connait actuellement son pays : "Si cela est nécessaire, nous pouvons revenir à notre situation précédente. Je préfère un pays pauvre que d’avoir des "vautours" sur notre croissance".

Des menaces prises au sérieux ?
Les responsables de la police du Mozambique tentent de minimiser les propos et les menaces de Dhlakama : "M. Dhlakama n’est plus un enfant. Il est adulte maintenant, et un adulte est capable de réfléchir sur les conséquences de telles actions sur son pays. Il a aussi une femme, des enfants ! Nous ne pensons pas qu’il veuille la guerre civile, car il a déclaré plusieurs fois qu’il ne voulait plus de tels conflits et qu’il souhaitait la paix pour son pays".

Pour le moment, la réaction des autorités mozambicaines a été d’envoyer des troupes anti-émeutes dans la région de Gorongosa, fief du leader Dhalkama. Pedro Cossa, porte parole de la police, affirme que ce déploiement est avant tout pour assurer la sécurité du leader Dhalkama.

La guerre civile du Mozambique s’est achevé en 1992 avec l’accord entre Dhlakama et Armando Guebuza, actuel Président, signé lors des accords de paix de Rome, qui montrait également le chemin à prendre pour la mise en valeur des ressources naturelles du Mozambique.

Dhlakama a toujours proclamé son mécontentement face à ces accords. Il affirme aujourd’hui que les anciens du mouvement de guérilla Remano en ont assez d’avoir un gouvernement qui "pille" les ressources naturelles de son pays.

Le mouvement Remano est officiellement dans l’opposition depuis les accords et détient 51 sièges sur les 250 de l’Assemblée, mais son influence est en perte de vitesse depuis 1999.

Le Mozambique faisant partie du SADC (South African Development Community),l’Afrique du Sud se doit d’être attentive à ces événements. Clayson Monyela, porte-parole du Department of International Relations and Cooperation, affirme que l’Afrique du Sud est soucieuse de ce type de menace dans sa zone d’influence économique.

Richard Simonnet (www.lepetitjournal.com/johannesbourg.html) lundi 19 Novembre 2012

 

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