SEVIL SEVIMLI – Le procès de l’étudiante lyonnaise reprend à Bursa

Le procès de Sevil Sevimli, étudiante franco-turque originaire de Lyon, reprend aujourd’hui à Bursa. Lors de la première audience, le 26 septembre dernier, le tribunal a levé son contrôle judiciaire à Eskişehir mais a refusé d’autoriser la jeune femme à quitter le territoire turc pour retourner en France et reprendre ses études.

Le procureur accuse la jeune Française, considérée comme turque par la justice du pays car elle possède la double nationalité, de “participation à la direction d'un mouvement illégal”, en l’occurrence le DHKP-C (Parti-front révolutionnaire de libération du peuple), une branche violente de l’extrême-gauche.

Selon l’avocat de l‘étudiante, le procureur se base, pour étayer ses accusations, sur la participation de Sevil Sevimli à un défilé légal du 1er mai à Istanbul ou encore à un concert du groupe Yorum, engagé à gauche. Il requiert 32 ans et demi d’emprisonnement. Au lendemain de la première audience, l'avocat qualifiait “d’absurde” le procès de sa cliente et réclamait son acquittement.

Jean-Luc Mayaud, président de l'université Lyon-2, assistera à cette deuxième audience, annonce l’université sur son site internet. “Pour nourrir ses travaux et confronter les idées et les opinions qui traversent la société, il paraît logique qu’elle ait cherché à consulter différentes sources (ouvrages, tracts et journaux les plus divers) et observé des réunions et des manifestations. Je ne comprends pas que ces démarches, légitimes pour une apprentie journaliste, puissent être assimilées à des actes criminels et répréhensibles”, écrit Jean-Luc Mayaud.

Sevil Sevimli effectuait une année d’échange à l’université d’Eskişehir lorsqu’elle a été arrêtée et incarcérée le 10 mai 2012, avant d’être remise en liberté en août. Une pétition pour la soutenir, lancée sur internet en juillet, a récolté à ce jour plus de 133.000 signatures.

Anne Andlauer (www.lepetitjournal.com/istanbul) lundi 19 novembre 2012

Istanbul

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