Istanbul

3 AOÛT - En quatre minutes, ce qu’il faut retenir de l’actualité

Pas de vacances (ou presque) pour lepetitjournal.com d’Istanbul! Du lundi au vendredi, nous vous proposons désormais un résumé de l'actualité en Turquie. Notre engagement : en quatre minutes – le temps de siroter votre thé ou votre café – découvrez les grands titres du jour et les infos que vous avez pu manquer la veille. Voici donc notre sélection des principaux événements du week-end.

Des civils tués lors de frappes aériennes contre le PKK?

Le ministère des Affaires étrangères turc a annoncé le 1er août l’ouverture d’une enquête sur la mort présumée de civils dans une attaque aérienne menée par l’armée turque contre des membres du PKK (Parti des travailleurs du Kurdistan) dans le nord de l’Irak.

Des informations sur des victimes civiles - en plus des pertes parmi le PKK - pendant les opérations aériennes contre le camp de Zergele (…) ont été reçues avec tristesse et une enquête a été lancée sur les allégations de la presse”, a déclaré le ministère des Affaires étrangères dans un communiqué. “Les résultats de cette enquête seront rendus publics dès que possible”, assure la déclaration.

Les autorités kurdes irakiennes avaient annoncé samedi la mort d'une dizaine de personnes le 1er août dans une attaque menée avant l’aube par des avions de chasse turcs dans le village de Zarkel (nord de l’Irak). D’après le journal en ligne Rudaw, des membres d’un comité kurde de défense des droits de l’homme se sont rendus sur place pour constater les dégâts causés par l’attaque. “En plus des dégâts matériels, neuf personnes ont été tuées et dix autres blessées. Nous avons également constaté qu’un certain nombre de martyrs étaient des civils”, a déclaré un membre du comité.

L'armée turque a pourtant démenti, dimanche 2 août, avoir frappé des civils. Dans un communiqué, l’état-major de l’armée turque a affirmé que la cible des frappes n’était pas un village mais “une région utilisée  comme refuge par les terroristes”, assurant également qu'"aucune habitation civile ne se trouve dans la zone touchée par les bombes”.

 

Trois soldats morts et 39 autres blessés dans des attaques du PKK

Deux soldats ont été tués et 31 autres ont été blessés le 2 août dans un attentat suicide mené par le PKK dans la province est d’Ağrı, relate le Hürriyet. Les militants du PKK ont attaqué, vers 3h du matin, une gendarmerie dans le district de Doğubeyazıt avec un tracteur chargé de bombes.

Le même jour, un autre soldat est mort et huit autres ont été blessés dans la province sud-est de Mardin (district de Midyat), rapporte toujours le Hürriyet. Une mine a explosé sur le passage d’un véhicule militaire.

En réaction à ces attaques – qui portent à près de 20 le nombre de policiers et soldats turcs tués depuis le 20 juillet – le Premier ministre turc Ahmet Davutoğlu a martelé que les opérations ne cesseraient que lorsque tous les groupes armés auraient quitté le territoire, rapporte le Hürriyet.

 

Un plan pour fermer le HDP ?

Selahattin Demirtaş, co-président du Parti démocratique des peuples (HDP), a affirmé le 1er août qu’un plan destiné à faire interdire son parti était en cours, et a accusé le président Recep Tayyip Erdoğan d’en être le principal auteur, rapporte le Radikal. Selahattin Demirtaş a déclaré aux journalistes que Burhan Kuzu, nommé récemment conseiller du président, “planifiait de fermer le parti… si possible avant la fin de l’année, pour empêcher le HDP d’être un obstacle à l’AKP”. Des accusations qualifiées “d’absurdes par le principal intéressé, Burhan Kuzu.

Il y a quelques jours, le leader du Parti d’action nationaliste (MHP), Devlet Bahçeli, avait appelé à la fermeture du HDP en arguant de ses liens présumés avec le PKK. Le 28 juillet, Recep Tayyip Erdoğan a lui-même appelé le Parlement à lever l’immunité des députés du HDP pour leur faire “payer le prix” de leurs liens avec les “groupes terroristes”. Le chef de l’État a toutefois précisé qu’il s’opposait à la fermeture des partis, préférant poursuivre les politiciens plutôt que les entités politiques.

 

Un économiste turc parmi les plus influents du monde

L’économiste turc d’origine arménienne Daron Acemoğlu, qui enseigne au Massachusetts Institute of Technology (MIT) aux Etats-Unis, a été nommé parmi les économistes les plus influents pour ses publications des dix dernières années, annonce le journal en ligne T24.

Son travail couvre un large spectre de domaines, de l’inégalité des salaires au capital humain. Il a notamment écrit une série d’articles qui tentait de démêler la relation entre de fortes institutions gouvernementales et le développement économique. Son travail a été publié dans des revues scientifiques américaines, dont l’American Economic Review et le Journal of Political Economy.

Devenu récemment populaire suite à la parution de son ouvrage “Why Nations Fail (“Pourquoi les nations échouent” en français), co-écrit avec James Robinson, Daron Acemoğlu avait également vu son nom mentionné pour le prix Nobel. Diplômé de l’Université de York et de la London School of Economics (LSE), il a reçu tout au long de sa carrière de nombreux prix et honneurs, dont le T.W. Schulz Price, qui l’a récompensé pour son “travail exceptionnel en tant qu’économiste”.

 

Le plan de rénovation du district de Beyoğlu remis sur la table

Le Conseil d’Etat - la plus haute juridiction administrative - a cassé l’annulation d’un plan de rénovation prévu pour les quartiers historiques de Taksim, Cihangir, Tarlabaşı et Tophane, situés dans le district de Beyoğlu à Istanbul, rapporte le Daily Sabah. Plusieurs organisations non gouvernementales locales avaient engagé des poursuites contre le plan qui, selon elles, allait endommager l’architecture historique du district.

Dans son jugement, le Conseil d’Etat a estimé que la cour locale – celle qui avait prononcé l’annulation du plan de rénovation – n'avançait pas de “données spécifiques validant l’annulation du plan”.  De  leur côté, les opposants au plan lui reprochent de rendre le district touristique et commercial, d’aliéner la population locale et de le priver de son attrait culturel.

 

Le nombre de congrès d’entreprise à Istanbul augmente de 280%

Le nombre de congrès d’entreprise tenus à Istanbul a augmenté de 280% sur les dix dernières années, créant 190 millions de dollars de revenus, selon le directeur du Bureau des visiteurs et des congrès d’Istanbul (ICVB), cité par l’agence de presse Anadolu. L’année dernière, 130 congrès internationaux se sont tenus à Istanbul, et 97 sont prévus pour cette année.

Istanbul est classée 9ème mondiale avec ses 130 congrès (…) La ville est dans le top 10 depuis quatre ans (…) et est suivie en Turquie par Antalya avec 30 congrès d’entreprise, la ville égéenne d’Izmir avec 12 et la capitale Ankara avec 10”, a déclaré le directeur du ICVB, Özkan Yavuz.

Ce dernier a précisé que le pouvoir d’achat des participants à ces congrès était environ cinq fois supérieur à celui d’un touriste, soit en moyenne 2.500 dollars dépensés sur trois jours et demi.

Auréliane Gillet (www.lepetitjournal.com/Istanbul) lundi 3 août 2015

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