Istanbul

BON PLAN – Les antiquaires d’Istanbul : visite au Horhor Bazar

Connaissez-vous le Horhor Bazar ? S’il est peu connu du grand public et rarement signalé dans les guides touristiques, il reste tout indiqué pour les amateurs d’objets anciens à l’âme encore bien vivante.

Le Horhor Bazar n’a rien d’horrifique. Situé près de l’arrêt de métro Aksaray, le calme qui y règne tranche avec l’agitation du quartier ainsi qu’avec l’ambiance qui anime habituellement les bazars. Plus de 200 échoppes se répartissent sur les six étages du bâtiment ; 200 antiquaires qui proposent un large choix de mobilier et objets anciens.

Le Horhor Bazar (photo ABG) s’est installé à Aksaray il y a 30 ans. Il existait avant cela, et se trouvait à côté de la Tour de Galata, à Kuledibi. Le lieu a été détruit, et le bazar a investi le bâtiment d’Aksaray. Il ne comptait au départ qu’une trentaine de marchands. De l’extérieur, l’endroit est tout à fait banal et ne laisse rien percevoir de ce qu’il abrite. En franchissant la porte, on entre dans une sorte d’univers parallèle. Il y fait un peu sombre et l’on y rencontre plus d’objets que d’humains.

Un bazar de référence

Il s’agit du plus grand marché d’antiquaires de Turquie. Tables, fauteuils, lampes, vaisselle… tout ce qu’il faut pour constituer un intérieur, mais pas n’importe lequel. Les magasins sont généralement spécialisés dans des époques et styles précis : mobilier ottoman, style Napoléon III ou encore Art déco. Il est parfois difficile d’y voir clair tellement les espaces sont surchargés. Dans la plupart des échoppes, des dizaines de lustres sont accrochés au plafond et plusieurs salles à manger sont reconstituées. Le moindre recoin est investi par les bibelots et objets en tout genre. Souvent, les collections débordent même devant les magasins.

Malgré son nom de bazar, la fréquentation du Horhor Bazar est loin de celle du Grand Bazar pour ne citer que lui. Si quelques touristes viennent de temps à autre y faire un tour, il attire essentiellement les connaisseurs et les collectionneurs. Certains cherchent une pièce précise, d’autres s’intéressent à un style en particulier. Ici, le but n’est pas de négocier à tout va, mais bel et bien d’acquérir un objet d’exception. De fait, la clientèle est plutôt aisée.

Des antiquaires dans l’âme

Les vendeurs du Horhor bazar ne sont pas de simples marchands. Ils sont passionnés par leurs objets et l’histoire qui s’en dégage. Ils savent reconnaître les pièces et les expertiser. Certains proposent même des services de décoration d’intérieur : si un client souhaite refaire son salon en style ottoman, l’antiquaire se rend chez lui et lui propose une décoration. Pour ne pas se restreindre aux objets qui peuvent être trouvés en Turquie, quelques vendeurs se rendent chaque année dans des salons d’antiquaires à l’étranger. En France, ils vont notamment à Béziers, Montpellier, ou encore à L’Isle-sur-la-Sorgue.

En plus des échoppes, le bazar abrite aussi des ateliers de restauration de tableaux et de meubles. Ils utilisent notamment une ancienne technique pour polir le bois, le gomalak cila. Il s’agit d’une technique artisanale qui demande du temps et de la patience : le bois est traité puis doit reposer au moins une journée afin d’absorber les produits, avant que le restaurateur n’enduise une nouvelle couche et ainsi de suite. Des restaurateurs sont aussi spécialisés dans l’entretien des dorures.

Surtout n’hésitez pas à discuter avec les antiquaires, ils ont beaucoup d’histoires à raconter.

 
Amélie Boccon-Gibod (www.lepetitjournal.com/istanbul) jeudi 11 mai 2017 REDIFFUSION

Se rendre au Horhor Bazar :

En se trouvant face à la station de métro Aksaray, prendre Horhor Caddesi qui monte sur la droite. Au bout de quelques mètres, prendre à droite Kırık Tulumba Sokak. Vous arriverez directement au Horhor Bazar.

 
Une internationale

ÎLE-DE-FRANCE – Ouverture de 3 lycées internationaux

Jusqu’à l’année dernière l’Ile-de-France ne bénéficiait que d’un seul lycée international public. Mais la région semble aujourd’hui déterminée à remédier à cette situation, souhaitant devenir attirer de plus en plus de talents venus de l’étranger. Il est prévu que 3 nouveaux établissements internationaux publics voient le jour prochainement. Le premier devrait d’ailleurs ouvrir ses portes pour la rentrée 2018.
Actu internationale
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

COACHING – L’effet miroir de mes parents

Chaque fois que ses parents viennent lui rendre visite à New-York, Bertrand a comme l’impression de se regarder dans « un miroir déformant ». Il ne se sent pas à l’aise en leur présence, culpabilise et a la désagréable impression d’être un fils indigne… Alors qu’il croyait qu’en fuyant la France il résoudrait son problème, il réalise en fait qu’il doit avant tout se faire face à lui-même. 
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 

TRIBUNE - La marginalisation des Français de l'étranger est En Marche

"Make French People abroad great again !Je me permets d'interpeller officiellement les 10 députés de la République En MARCHE à l'étranger. Dans le discours du President de la Republique à Versailles, comme dans le discours de politique générale du Premier Ministre on ne trouve aucune mention aux Français de l'étranger". Une tribune de Boris Faure, Conseiller consulaire des Français de Belgique
Magazine