Istanbul

DAFFA KONATE – Faire connaître l’art africain en Turquie

Depuis un an, Daffa Konaté gère le projet Kelen, qui a pour vocation de faire connaître et de proposer à la vente les œuvres d’artistes africains à l’international, notamment en Turquie. Une partie de ces œuvres seront exposées ce vendredi lors de la première rencontre Afrique/Turquie-Francophonie, organisée par lepetitjournal.com d’Istanbul et soutenue par le Secrétariat d'Etat en charge du Développement et à la Francophonie. Rencontre avec cette jeune femme pleine d'idées et de volonté

Lepetitjournal.com d’Istanbul : Pourriez-vous commencer par nous parler un peu de vous: d'où venez-vous? quel a été votre parcours?

Daffa Konaté (photo personnelle) : D’origine malienne et sénégalaise, je suis née et j’ai grandi à Paris. J’ai une expérience de plus de 10 ans dans le domaine de la coopération internationale. J’ai occupé successivement des postes de chargée de projets et de contrôleur de gestion.

J’ai créé Kelen il y a un an, l’objectif étant de mettre en relation des créateurs africains et des espaces d’exposition à l’international – et ainsi soutenir les artistes et leurs communautés.

Mon ambition est de promouvoir l’art africain à Istanbul afin de mieux faire connaître la création africaine. Au-delà de la promotion d’artistes en tant que tels, je souhaite contribuer à montrer l’Afrique sous une perspective différente, une Afrique riche, optimiste et belle !

Comment avez-vous découvert la Turquie?

Je suis installée à Istanbul depuis août 2015 suite à l’expatriation de mon mari.

Quand a commencé votre activité en Turquie? En quoi consiste-t-elle exactement ?

A mon arrivée à Istanbul, je me suis très vite rendu compte qu’il m’était impossible de rester sans rien faire, raison pour laquelle je me suis tournée rapidement vers l’entrepreneuriat. Je dois dire que j’ai eu la chance de connaître rapidement l’organisation Viapro, qui m’a permis de me faire accompagner dans ce changement.

Le projet Kelen vise à promouvoir la création africaine sous toutes ses formes (art plastique, artisanat, musique, cuisine). Parce que je suis convaincue que la culture est un facteur de développement et une formidable opportunité d’échanges, j’ai la volonté de présenter une création africaine positive, dynamique et diverse.

Comment faites-vous pour "choisir" les artistes que vous allez représenter en Turquie? Y a-t-il des points communs à tous ces artistes?

Le point commun est la confiance. Le projet Kelen m’a permis d’entrer dans le domaine artistique, qui je l’avoue ne m’était pas particulièrement familier au-delà des œuvres et objets artisanaux que je glanais pour mon intérieur lors de voyages. Entre les artistes et moi, la confiance est réciproque.

Quand je décide de travailler avec un artiste, il faut que non seulement les toiles me plaisent mais surtout que la relation avec l’artiste soit fluide, qu’il y ait une bonne communication. De plus en plus, les artistes me contactent directement via ma page facebook principalement.

Comment se porte votre activité, aussi bien au niveau des expositions que de la vente? Rencontrez-vous le succès espéré en Turquie?

Je suis plutôt contente, particulièrement en ce début d’année où j’ai pu présenter trois expositions. Au niveau des ventes, c’est assez variable selon les expositions et la cote des artistes présentés.

Quelles sont les réussites dont vous êtes la plus fière pour l'instant en Turquie?

Fière de ce début d’année riche d’évènements et fière d’avoir pu faire sponsoriser le séjour du peintre Baba Ly, qui était à Istanbul pour le vernissage de l’exposition Impressions d’Afrique.

Quelles sont vos expositions en ce moment?

Jusqu’au 13 avril, l’exposition Impressions d’Afrique se tiendra au lycée Saint Joseph. Quant à l’exposition African Pulse, elle est prolongée jusqu’au 24 mars au Joint idea / Kanyon.

Parallèlement je suis partenaire de la plateforme parisienne l’Afrique c’est Chic, qui organise mensuellement des évènements. J’y présente des artistes qui exposent leurs oeuvres. Nous préparons un événement de grande envergure le 31 mars prochain sur la terrasse des Galeries Lafayette. Les œuvres d’un peintre et d’un photographe seront exposées et je ferai le déplacement pour l’occasion.

Que pensez-vous de l'initiative "Turquie/Afrique-francophonie" du petitjournal.com d'Istanbul? Répond-elle selon vous à un besoin?

Je trouve que c’est une très bonne initiative et surtout très pertinente. Depuis quelques années les relations commerciales et économiques entre l’Afrique et la Turquie se sont beaucoup développées. Si je prends l’exemple du Sénégal, les travaux de construction du nouvel aéroport qui devrait opérationnel à la fin de l’année 2017 ont été réalisés pas une entreprise turque. Les entreprises turques sont présentes dans d’autres pays comme la Côte d’Ivoire, et la Guinée équatoriale, pour ne citer qu’eux.

Quels sont vos projets pour l'avenir?

A court terme, pouvoir continuer à faire découvrir des artistes à travers des expositions et des évènements culturels aussi bien à Istanbul qu’à Paris. J’ai un autre projet assez ambitieux mais je ne souhaite pas en parler pour le moment.

 

(RE)LIRE: INITIATIVE – Première rencontre "Afrique/Turquie-Francophonie"

 

Istanbul (http://lepetitjournal.com/istanbul) vendredi 17 mars 2017

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