HIGH-TECH - Les télévisions de demain



Depuis la disparition des télés à tubes cathodiques, les écrans plats se sont démocratisés dans les foyers. Après le Plasma et le LCD, le LED domine le marché grâce à son design ultra-fin et sa consommation d’énergie réduite. Mais, les progrès technologiques étant sans limites, les constructeurs proposent déjà de nouvelles normes, estampillées 3D. LePetitJournal.com fait le point sur les tendances 2012

Le Plasma organise la résistance
Depuis la disparition de Pioneer, le marché du plasma est entre les mains de trois constructeurs : Panasonic, Samsung et LG. De ce trio, Panasonic émerge tant bien que mal sur un marché en forte baisse depuis l’arrivée du LCD et du LED. La firme japonaise a même pour objectif de redorer le blason du genre en commercialisant six téléviseurs Neo Plasma. Cette technologie maison développée en 2009 possède plusieurs avantages : économie d’énergie, des noirs profonds (parfait pour les films), meilleure qualité d’image, grandes tailles d’écran possible (jusqu’à 65 pouces soit 165cm), finesse de l’écran (5 cm d’épaisseur), et plus faibles coûts de production. Le dernier modèle, le VT50 3D de 65 pouces possède un autre atout non négligeable : la certification du son THX cher à Georges Lucas, créateur des sagas Star Wars et Indiana Jones. Le prix est à la hauteur des investissements consentis par Panasonic : 3 999 €.

L’OLED 3D arrive en force
Samsung et LG ont décidé de tenter l’aventure OLED. Cette diode électroluminescente organique offre une image d’une netteté incroyable grâce notamment à des pixels qui créent eux-mêmes une lumière améliorant le rendu à l’écran. Lors du Consumer Electronic Show (CES) de Las Vegas, en janvier dernier, les deux firmes coréennes avaient fait sensation en présentant leurs télés 3D 55 pouces (140 cm), les plus grandes en matières d’OLED. Au-delà de la qualité d’image, bluffante de réalisme, c’est le design qui fait mouche. Contours chromés, cadre réduit au minimum et surtout un écran à l’épaisseur record, seulement 4mm ! Les 8 kilos affichés sur la balance sont également appréciables. Les premiers téléviseurs OLED devraient être disponibles en septembre, pour une somme rondelette, comprise entre 5.000 et 10.000 €. La 3D sans lunettes, oui mais…

En septembre dernier, lors du salon IFA de Berlin, Toshiba avait prétendu pouvoir proposer aux particuliers un écran 3D à regarder sans lunettes. Six mois plus tard, le pari est en passe d’être réussi puisque que le modèle ZL2 est commercialisé au Japon et devrait très prochainement en Europe. Les premiers tests réalisés en France démontrent que la télévision offre une belle qualité d’image en 2D. Le passage à la 3D se fait davantage dans la douleur. L’écran traite simultanément plusieurs signaux 3D et est sensé pouvoir accueillir les regards de neuf personnes. Il faut donc prévoir un grand salon. Et surtout ne pas trop bouger ! Un simple mouvement peut plonger le téléspectateur dans le flou. Difficile donc de rester près de 3 heures devant Avatar, d’autant plus que les yeux piquent au bout de quelques minutes de vision 3D sans lunettes. Le relief, lui, n’est pas vraiment impressionnant, au contraire de la profondeur, plutôt bien traitée. Au final, l’écran de 130 cm, qui avoisinera les 9.000€, ne fait pas sensation par sa 3D mais plutôt par sa définition 4K.

La 4K, l’avenir de l’image
La définition 4K est équivalent à quatre fois le Full HD. On passe donc de 1920x1080 pixels à 4096 x 2160 pixels. Les images sont plus nettes, plus contrastées, plus détaillées et plus lumineuses. En l’incorporant dans son téléviseur, Toshiba frappe donc très fort. La réplique des concurrents ne tardera pas. Sony, Panasonic et LG évoque avec insistance le lancement de modèle 4K pour cette année. En attendant, il est possible d’offrir son propre cinéma 4K. Le nouveau projecteur Home Cinéma de Sony, le VPL-VW1000ES est en effet doté de cette technologie du futur et offre une taille d’image de 7,62 mètres (300 pouces) ! Seul problème : il faudra débourser 19.000€ pour profiter d’une séance à domicile.

Jérémy Patrelle (www.lepetitjournal.com) vendredi 6 avril 2012

 

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