En 1986, l’International Coastal Cleanup naît aux États-Unis dans l'état du Texas. Depuis, elle s'est transformée en un mouvement mondial organisant une journée internationale de nettoyage des plages tous les ans le troisième samedi de septembre. Ainsi, ce projet regroupe plus de six millions de bénévoles dans 152 pays. Ce programme permet aux bénévoles de nettoyer les déchets de l’océan à proximité de leur lieu de vie.

Les élèves du lycée français de Hong Kong participent tous les ans aux nettoyages des plages de Lantau - Crédit : VDFD

La pollution des océans est l’un des problèmes écologiques les plus importants de notre époque. Cette pollution touche les oiseaux, un très grand nombre de mammifères marins et les tortues de mer. Par exemple, en 2007, à Hong Kong les bénévoles ont retrouvé 237 animaux emmêlés dans des sacs plastiques, filets de pêche, ou cordes. De plus, les déchets s’échouent sur les plages et dans les mangroves et dégradent la qualité de l’environnement

L’International Coastal Cleanup à Hong Kong (HKICC) a pour but de réduire la pollution océanique sur les plages de Hong Kong. Selon le GESAMP un groupe d'experts de l'ONU sur la pollution marine, la pollution océanique correspond à "l'introduction, par l’homme, de substances nocives pour la santé ou la vie marine dans l’environnement marin". A Hong Kong, cette pollution est gigantesque. En 2011, les participants de l’HKICC ont ramassé plus de 47.942 kg de détritus. De plus, la quantité de ces déchets est en constante évolution. L’organisation a enregistré une augmentation de 37% depuis 2010, montrant que leur lutte pour une meilleure qualité de l’environnement marin devient de plus en plus nécessaire. D’ailleurs, comme l’affirme le responsable du projet "Our beaches are dirty all the time" ("nos plages sont sales tout le temps") indiquant l’étendue du problème.

Le plus surprenant, c'est que la plupart de ces déchets proviennent de Hong Kong. Mais, en s’attardant sur le problème on perçoit rapidement des causes profondes du désastre écologique.

Tout d’abord, Hong Kong est un territoire extrêmement peuplé (7 millions de personnes, soit 6480 habitants/km2) et la population génère environ 2,5kgs de déchets par jour et par personne (soit 17 500 tonnes de déchets par jour pour le territoire). Certains de ces déchets émanent des loisirs côtiers et finissent pour une grande partie dans la mer.

Ensuite, Hong Kong est sujet à des passages de tempêtes tropicales assez fréquemment. Bien qu'une grande partie des déchets soient enfouis dans des décharges gigantesques, lors du passage de ces tempêtes, tous les déchets qui traînent s'envolent, tombent dans la mer et finissent par échouer sur les plages.

L'action de l'HKICC vise donc à remédier à ces problèmes. Son objectif en 2011 était d’atteindre les 10 000 volontaires afin de rentrer dans la catégorie internationale des associations de lutte contre les déchets ce qui lui permettra d'être mieux reconnue et de bénéficier de subventions et autres programmes. "Cette année, 11.912 volontaires se sont engagés dans le mouvement !", selon Karry Lai, directrice de projets de l'HKICC. Les fonctions du Coastal Cleanup sont précises : “It is not simply a one-day event cleaning up beaches, but also educating the public about the importance of waste reduction and recycling.” (L'action de HKICC ne se limite pas à un simple événement d’une journée où l’on nettoie les plages, mais contribue aussi à l’éducation du public sur l’importance de la réduction de déchets et le recyclage). En effet, les principaux objectifs de l'HKICC sont: dans un premier temps, de pousser les citoyens à devenir des agents actifs du respect des plages de Hong Kong afin de garder ces plages sans déchets, ce qui passe par l'activité principale de l'HKICC, le nettoyage des plages. Dans un second temps, ils veulent sensibiliser la population pour que celle-ci change de comportement envers les déchets d'ailleurs comme l'affirme Karry Lai, "les participants sont extrêmement réceptifs aux idées du développement durable". Finalement, ils comptent évidemment réduire le taux de production de déchets à Hong Kong. Pour cela, ils ont déjà contribué à l'implantation de la taxe des 50 cents : dans tous les magasins de Hong Kong, les sacs plastiques coûtent 5 centimes d'euros ; cette mesure n’a malheureusement pas eu l'effet souhaité. Maintenant, l’association milite donc pour le "Plastics free Hong Kong Pledge" visant à réglementer certains types de plastiques et donc à réduire leur dispersion dans la nature.

Augustin Rhoné et Romain Clément de Givry, élèves de Seconde au LFI (www.lepetitjournal.com/hongkong.html), mercredi 14 novembre 2012

© Cet article a été écrit par des élèves de seconde du lycée français de Hong Kong pour le journal Asia auquel collaborent 21 établissements scolaires de la zone Asie en contrats avec l’AEFE (Agence pour l’Enseignement Français à l’Etranger).
En proposant à ses lecteurs la reprise d’une série de trois articles en lien avec la pollution et le développement durable, l’édition de Hong Kong du petitjournal.com souhaite donner un coup de projecteur sur le travail de ces jeunes journalistes en herbe, celui de leur chef éditorial, François Drémeaux, professeur d’histoire et de géographie, et sur leur journal Asia, en ligne depuis maintenant trois ans


Lien journal Asia des lycéens d’Asie ICI

Voir aussi :
RECYCLAGE - Une bataille contre les déchets plastiques à Hong Kong !

 
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