Hong Kong

"I AM A BUSINESS LADY" ou la femme à Hong Kong

 

La Journée internationale de la femme est l’occasion de soulever, encore et encore malheureusement, les mêmes questions pour en observer les avancées. La femme a-t-elle conquis son indépendance ? L’égalité homme-femme : utopie ou projet réaliste ?  Ebauche de réponse à travers le prisme resserré du business à Hong Kong. Et ici, bonne nouvelle, les business women sont légions et ne se laissent pas marcher sur les talons !

Sur l’île, les affaires et l’argent semblent se fier davantage au talent et à la détermination qu’au genre. La moitié des entrepreneurs millionnaires sont des femmes. Elles se paient même le luxe de gagner plus que leurs camarades masculins. Leur richesse moyenne est de 3.7$ millions soit 400 000$ de plus que leurs équivalents virils[1].

Hong Kong, ville d’entrepreneuses

Le cœur de la ville bat au rythme des affaires et, multinationales et start-up cohabitent sans conflit. Mais en cette journée du 8 mars, les plus puissantes baissent la tête. Les postes de direction dans les multinationales sont encore très mal répartis, seulement 1 président sur 10 est "une présidente". Le pâle constat est identique aux proportions près pour les comités de direction des cinquante plus grandes entreprises cotées à la bourse de Hong Kong. 11.1% de femmes seulement soit une progression de 0% par rapport à l’année précédente !… Mais alors où sont les femmes ?  A Hong Kong, elles entrent par la petite porte, celle des start-up.

Faciles à créer et peu taxées, les nouvelles entreprises fleurissent sur l’île aussi vite qu’elles se fanent. Dans cet environnement propice à la création et à l’innovation, les femmes tiennent le gouvernail autant que les hommes. D’après le dernier rapport publié sur ce sujet[2], 45% des entrepreneurs appartiennent à la gente féminine à Hong Kong. 8% de plus que la moyenne mondiale (37%) soit une médaille d’argent. L’or revenant à l’Inde avec ses 49% de femmes entrepreneuses.

Johana Burloux, fait partie de ces business women qui ont sauté le pas à Hong Kong. Co-fondatrice de la start-up Weesper, une plateforme de recrutement en ligne axée sur les recommandations bientôt disponible, elle recherchait du "challenge" et "plus de flexibilité". "C’est plus intéressant, plus dynamique, plus polyvalent" s’explique-t-elle, comparant cette nouvelle aventure à ses expériences passées.

Du bon mais du bémol également, le rapport se ponctuait par ces mots : "Cependant, les femmes manquent souvent de confiance pour commencer leur propre business. Il faut qu’elles croient davantage en elles ". La journée de la femme n’a pas fini d’exister !

"Ici, tout marche par réseau"

Avec une telle pépinière de sociétés toutes neuves dirigées par des femmes, l’étape suivante n’a pas tardé. Le réseau, en Asie bien plus qu’ailleurs, est la clé du succès. Diane de Beaudrap qui s’est installée à Hong Kong pour co-fonder "Steel available" (une plateforme d’approvisionnement et de gestion de fournisseurs en Asie) ne le dit pas autrement : "Ici, tout marche par réseaux". Son réseau, Diane de Beaudrap se l’est construit en provoquant les rencontres, participant à des séminaires ou encore, travaillant dans des ONG.

Pour le constituer, il existe aussi une solution 100% féminine et féministe : les réseaux d’entraide professionnels au féminin. Pour les locaux ou plus internationaux, dans la finance ou dans la mode, avec séminaires, invitées de prestige, débats ouverts… Si les formules varient, une variable reste fixe : défense d’entrer aux hommes. Et l’objectif également est similaire : guider les femmes vers le graal professionnel, la réussite.

Si les femmes sont les égales des hommes dans le monde des start-up, elles ont encore de nombreux domaines à prendre en main et à renverser en leur faveur. Le sujet abordé ici n’est qu’une petite partie de l’iceberg mais il ne faut pas oublier de célébrer les progrès quand ils sont là.

Olivia Bugault (www.lepetitjournal.com/hong-kong) - mercredi 8 mars 2017

 


[1] research by HSBC’s private banking business. Chiffres obtenus sur un échantillon de 2834 répondants mélangeant expatriés et natifs. Sur un échantillon de natifs uniquement, les femmes perdent l’avantage.  

[2] « Global entrepreneurialism report » by BNP Paribas, 2015

 
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