Hong Kong

"NANO FLAT" : pourquoi la taille compte

 

Les « nanoflats » sont un sujet sensible traité avec précaution par le gouvernement hongkongais et pointé du doigt par la presse locale comme internationale. En général, ces logements mesurent entre 9 et 18 m².

En décembre, le pouvoir annonçait qu’aucun plan n’était prévu pour pallier leur inflation. Fin février cependant, le discours officiel s’est légèrement infléchi. En effet, le gouvernement a annoncé qu’il « pourrait envisager » de mettre en œuvre des mesures si la tendance des « nanoflats » ne refluait pas. Un petit pas en avant bien que ce conditionnel était suivi d’arguments en faveur de ces logements démesurément petits. Le gouvernement rappelant à l’occasion que s’il y a construction de « nanoflats », c’est qu’il existe une demande et que cela n’empêche en rien l’édification d’appartements plus grands. 

Et la tendance ne montre aucun signe de recul. Au contraire, la taille des logements en construction se réduit d’année en année. Certains nouveaux studios sur le marché ne mesurant que 12 m². Sachant qu’environ un tiers de la surface est occupé par les murs, les toilettes et la cuisine, il en reste peu pour vivre.  Sur l’île, des immeubles récents tels que le Yeung Yuen Long’s Domus ou le Hung Homs Upper East ont été bâtis pour accueillir jusqu’à trente appartements sur un même étage.

La construction de « nanoflats » répond à des incitations

Si les promoteurs immobiliers construisent petits, ce n’est pas sans raison. Ils veulent vendre, et pour vendre, mieux vaut suivre les tendances du marché. Or, une majorité de Hongkongais rêvent d’avoir un toit à eux au-dessus de leur tête. Posséder son propre logement est une fierté, une réussite personnelle et une ascension sociale. Mais, entre juillet 2012 et octobre 2016, le prix moyen d’un logement privé a augmenté de 47.7%. Etrangement, cela n’a en rien freiné le désir de propriété privée des locaux, au contraire. Résultat, en deux ans, la surface de plancher moyenne des logements construits est passée de 81 m² à 56 m².

Le marché des logements d’occasion aurait pu constituer une solution financièrement plus attractive mais le gouvernement, en imposant des taxes dissuasives pour éviter la spéculation, a freiné certaines de ces transactions. Ainsi, la meilleure solution pour les promoteurs était de construire neuf et petit. Une décision qui n’est pas sans servir le gouvernement. Celui-ci pourrait ainsi dépasser l’objectif qu’il s’était fixer de fournir les terrains nécessaires pour l’édification de 18 000 logements privés d’ici fin mars 2017. 

Olivia Bugault (www.lepetitjournal.com/hong-kong) - jeudi 16 mars 2017

 

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