Hong Kong

HONG KONG MACAU TROPHY – Une course aux allures de Ryan Curatolo

Pour le Hong Kong Macau Trophy, ce dimanche 5 mars, les dix meilleurs chevaux et jockeys des clubs de Hong Kong et de Macao sont alignés. Ryan Curatolo, top 3 des jockeys de Macao, jeune Marseillais, portera les couleurs de son écurie, celles de Macao et dans son cœur, celles de la France.

Le Hong Kong Macau Trophy est une compétition très réputée. Au total 9 courses se disputeront à l’hippodrome de Sha Tin (Hong Kong). Le Hong Kong Jockey Club et le Macao Jockey Club sélectionnent chacun leurs cinq meilleurs chevaux et jockey. Olivier Doleuze, grand jockey français de Hong Kong, n’aura pas la chance d’y participer suite à une blessure. 

Ryan Curatolo s’engagera dans la 7ème course avec son cheval BoBo so Cute sur une distance de 1.400 mètres. Le prix est de 2,5 millions d’HKD et les paris pourront atteindre des sommets à 10 ou 15 millions d’HKD. 

Dans l’immense hippodrome de Sha Tin (85.000 places), attendez-vous à retrouver beaucoup de spectateurs, de parieurs et de passionnés qui immanquablement se dresseront dans les derniers mètres pour crier leur numéro, les bras brandis avec leurs tickets.

A Hong Kong, les courses hippiques déchainent et les amateurs sont nombreux. Avant le départ, ils vont évaluer chaque cheval et jockey. Sur les calepins figureront précieusement les victoires, records, palmarès, l’aptitude physique des chevaux, les cotes attribuées et tout ce qui aura bruissé sur la forme et les entrainements des derniers jours. 

Ça tombe bien pour l’actuel numéro 3 du Macau Jockey Club car il a un beau parcours. Ryan Curatolo est rentré à 14 ans dans l’école de jockey à Chantilly après une enfance à Marseille. A 18 ans, il part pour Miami et s’installe quelques mois après à New-York en 2011. En l’espace de deux ans, il remporte 185 victoires et le titre de meilleur apprenti jockey de New-York. Fin 2013, il rejoint le club de Macao et gagne notamment la course Macau Guines. Depuis maintenant 4 ans, il cumule une centaine de victoires dont sept dans des courses de groupe (les plus célèbres). Ryan avait également été distingué en 2016 en tant que lauréat du Trophée Jeune Espoir lors des Trophées des Français de l'étranger organisés par lepetitjournal.com.

Ces performances, il reconnaît les devoir à une discipline de fer. Son entrainement commence tous les matins à 5h30. Il passe deux heures sur le champ de courses avant que le soleil et la chaleur ne s’installent. Il monte les chevaux au trot, au galop de chasse ou au galop de préparation selon les jours. Il enchaîne ensuite la course à pied, le vélo et un régime alimentaire extrêmement strict. Car pour s’engager dans la course, défense de dépasser 54 Kg… en comptant bien sûr la selle et le matériel. A 24 ans, Ryan est certes plus grand que la moyenne des jockeys avec 1,65m mais il tient bien ses 52 Kg. 

Ryan confesse qu’en pleine course « le cheval est le moteur, 80% des performances ». Un bon cheval a un physique et une intelligence de course. Pourtant il revient au jockey d’en tirer le meilleur.

Il faut évidemment très bien connaître son cheval, « c’est tout le travail pendant les entrainements et cela repose aussi sur une grande confiance entre l’entraineur, le propriétaire et le jockey ». Il faut également une belle expérience. Et bien qu’ayant certainement quelques milliers de courses à son actif, Ryan confesse en souriant qu’il visionne des courses pour s’inspirer des grands jockeys entre chaque course.

Même s’il explique humblement que « le meilleur jockey est celui qui va faire le moins d’erreurs », il faut savoir que le cavalier va devoir gérer le meilleur effort et bien le repartir sur toute la distance. Il va placer le cheval soit à l’avant parmi les dix à quatorze concurrents, soit au milieu ou à l’arrière. Il devra aussi trouver la meilleure trajectoire. Mais surtout, au moment opportun, il va impulser la bonne accélération, ni trop tôt ni trop tard.

Ryan rend bien cette magie du couple cheval/jockey. Il la fera vivre encore ce dimanche à 15H35. Une fois dans les stalles, quand les portes s’ouvriront, il est à parier que Ryan aura encore « le souffle coupé dans l’énergie, la vitesse du peloton et les derniers cents mètres du sprint final avec son cheval ».

       

Marc Schildt (www.lepetitjournal.com/hong-kong) - vendredi 3 mars 2017

Retrouvez également son portrait rédigé par LePetitJournal.com pour les Trophées des Français de l'étranger de 2016 

 
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