Hong Kong

HK WALLS FESTIVAL, 9 jours pour mettre en lumière et célébrer l’art urbain !

Du 18 au 26 mars, le festival HKWALLS fait sortir l’art dans la rue et investit le quartier de Wong Shuk Hang, au sud de l’île de Hong Kong. Immersion au cœur du street art garantie !

De l’art pour tous !

Une initiative privée est à l’origine de ce festival né, en 2014, d’une marotte (la quête d’œuvres de rue et la collection de leurs photos) et de la rencontre de deux artistes. Jason Dembski et Stan Wu, cofondateurs du festival, partagent le même constat. Hong-Kong a opéré son virage artistique, et mue à vive allure en pôle majeur pour l’art contemporain (notamment avec les nombreuses manifestations dont Art Basel Hong-Kong). Ils partagent aussi la même frustration: l’art est certes célébré mais l’offre artistique reste majoritairement confinée dans des lieux fermés, accessibles aux amateurs d’art, aux avertis.

Inspirés par ce qui se passait déjà dans d’autres villes, mégalopoles du monde ou autour d’Art Basel Miami, ils ont créé en 2014, HKWALLS, avec pour objectif de faire sortir l’art dans la rue, d’habiller les murs d’œuvres et de couleurs, au profit du plus grand nombre et ce en toute légalité.

Des débuts et une mise en orbite couronnée de succès

La première édition a réuni 17 artistes. Les co-fondateurs ont su habilement profiter de la présence à Hong Kong (à l’occasion d’Art Basel Hong-Kong) d’artistes reconnus pour les inviter à collaborer à HKWALLS. Elle s’est déroulée à Sheung Wan (autour de Po Hing Fong Street) au sein de ce quartier peu élevé, à la densité faible (facilitant l’accès aux propriétaires de murs pour obtenir leur autorisation) et déjà doté d’une sensibilité arty.
Les nombreux murs vierges présents furent également un terrain propice à la mise en orbite et à la réussite d’HKWALLS 2014. La deuxième édition, qui s’est déroulée en 2015 autour de Tai Pin Shan Street (Sheung Wan) et à Stanley Market (pour le rendre plus attrayant de nuit), fût d’ailleurs bien plus étoffée (39 artistes de 15 pays différents pour plus de 50 œuvres).

L’an dernier, c’est le quartier populaire de Sham Sui Po qui a eut les faveurs du festival (40 œuvres originales y sont disséminées sur les murs, dont l’œuvre monumentale de l’artiste espagnol Okuda, ou les rideaux de fer d’échoppes, boutiques).

Si les propriétaires de ces espaces d’expression, tous volontaires, sont au final majoritairement très heureux du résultat, les œuvres urbaines heurtent encore parfois les yeux et la sensibilité des voisins, arpenteurs privilégiés de ces espaces transfigurés. Du chemin reste encore à parcourir pour faire accepter le street art comme un art majeur. Certaines œuvres réalisées au cours des éditions précédentes ont d’ors et déjà disparu, ont été retirées, détériorées par le temps (ou par un autre facteur) voire recouvertes par de nouvelles œuvres, elles aussi vouées à être éphémères. Il en subsiste tout de même un grand nombre, suffisamment en tous cas pour faire de ces divers lieux un agréable but de balade.

Les promesses du festival HKWALLS 2017

Pour sa quatrième édition, le festival d’art urbain HKWALLS, investit le quartier industriel, en renouveau et en ébullition, de Wong Chuk Hang, au sud de l’île de Hong Kong. Ce dernier a vu fleurir, dans un passé récent, au sein de ses bâtiments industriels, une multitude de galeries d’art et de studios de création.

De nombreux artistes ont, cette année encore, répondu à l’appel. Des artistes reconnus sur la scène street art internationale (tels le duo de pochoiristes anglais Snik, le Malais Abdulrashadeou encore Dilk) mais également des artistes Hongkongais (Wong Tin Fung,  Jane Lee a.k.a Messy Desk…) car HKWALLS 2017 poursuit aussi l’objectif de révéler les talents de la scène locale en leur permettant de s’exprimer.

Outre les œuvres murales réalisées in situ et en live au fil des 9 jours, le festival s’étoffe et réserve aux petits et aux grands de nombreuses autres occasions de se frotter à l’art urbain : exposition, dialogue avec les artistes, diffusion de courts métrages (dont « Obey This Film » sur le célèbre artiste urbain Shepard Fairey), installations, happenings et ateliers de sérigraphie.

En investissant Wong Chuk Hang, HKWALLS reste donc parfaitement fidèle à son propos initial : renforcer les liens entre art et espace public.

Exercez votre œil tout au long de l’année !

Gardez l’œil ouvert au nord de l’île de Hong Kong et guettez le tram numéro 170 sur la ligne Shek Tong Tsui–Shau Kei Wan. L’artiste New-Yorkaise réputée Swoon s’est vu confier cette icône du paysage urbain local pour exprimer son talent. Son œuvre d’art mobile réalisée en collaboration avec le HOCA (Hong Kong Contemporary Art Foundation) et Hong Kong Tramways, fait partie intégrante du festival HKWALLS. Le tram de Swoon, sillonne la ville depuis la mi-février et circulera jusqu’au 30 mars prochain.

by emotionfeatures.com pour HKWALLS

Au-delà de cette parenthèse magique, ce festival invite à regarder la ville autrement et à explorer Hong Kong dans ses coins, recoins et interstices. La ville regorge d’œuvres sur ses murs. Partir à leur recherche, suivre les pas d’un artiste ou dénicher des perles réalisées par des anonymes ou de grandes signatures (Shepard Fairey, M.Chat ou Swoon elle-même qui a disséminé des traces discrètes lors de son passage) voilà l’invitation du festival… et surement une bonne manière de s’extraire du trépidant !

Léna Pelletier (www.lepetitjournal.com/hong-kong) - vendredi 17 mars 2017

Photos : HKWALLS (Swoon) & Léna Pelletier

Pour accéder au programme détaillé et au plan de localisation de la manifestation : Site internet officiel
Dates/nature des évènements/lieux et horaires
Pour les informations précises sur les lieux et horaires d’intervention des artistes, suivez la page Facebook de HKWALLS ou retrouvez l’équipe organisatrice de 12h00 à 20h00, dans les murs de l’exposition organisée au rez-de-chaussée de l’hôtel Ovolo Southside (64 Wong Chuk Hang Road, Southside, Hong Kong).
Plan de la manifestation

Pour poursuivre la découverte :
Le blog de Jason Dembski, où sont rassemblées, depuis décembre 2010, les œuvres d’art urbain glanées à Hong Kong qu’il qualifie de banque de trésors éphémères : http://hkstreetart.com

 

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