Hong Kong

VAMPIRE Cleanup Department - Rencontre avec l’acteur star Babyjohn Choi

Babyjohn Choi est un des rares acteurs de la jeune génération hongkongaise à avoir un tel succès. Il joue un jeune chasseur de vampires charmé par l’ennemi dans Vampire Cleanup Department. Il revient dans cette interview sur le tournage et son parcours.

Encore aujourd’hui, à plus de 50 ans, ce sont encore des acteurs de la génération d’Andy Lau ou Tony Leung qui trustent les premiers rôles dans la majorité des productions de Hong Kong. De par l’influence de plus en plus grande de la Chine continentale, une nouvelle génération d’acteurs made in Hong Kong peine à apparaitre. Un des rares jeunes acteurs masculins à avoir percé est Babyjohn Choi. Profitant du vide ambiant actuel, le jeune homme a enchainé plus d’une quinzaine de films en à peine 4 ans. Il présente son tout dernier film, Vampire Cleanup Department.

Tim Cheung (Babyjohn Choi) est attaqué un soir par un vampire. Il est sauvé par Chau (Richard Ng), le leader du Vampire Cleanup Department, une organisation secrète chargée d’éliminer les vampires qui infestent la ville. Chau décide de recruter Tim, mais dès sa première mission, Tim rencontre une jolie vampire d’apparence humaine qu’il ne peut se résoudre à tuer.

Pouvez-vous présenter votre parcours pour nos lecteurs ?
Bien sûr. J’ai étudié la comédie à l’Academy of Performing Arts (APA) de Hong Kong. Après mon diplôme, j’ai fait des auditions pour jouer dans des films mais ça n’a rien donné. Je suis quand même apparu dans quelques publicités et j’ai fait beaucoup de théâtre. Ça a duré environ 4 ans jusqu’à ce que j’obtienne le rôle d’Alan dans The Way We Dance. Cela a lancé ma carrière et j’ai fait un peu plus d’une dizaine de films depuis.

Qu’est-ce qui vous a motivé à jouer dans Vampire Cleanup Department ?
Je n’avais jamais fait de film d’action. Dans celui-ci, il y a plein de scènes d’action, très diversifiées, et cela m’a beaucoup motivé. Et puis, c’est un film qui repose énormément sur mon personnage. Dans un sens, c’était un peu un examen pour moi. Je devais mettre à profit tout ce que j’avais appris à l’école et dans mes films précédents afin de porter le film.

Est-ce que vous avez fait une préparation particulière pour le rôle ?
Comme le budget était restreint, j’ai demandé à ce que nous fassions une lecture tous ensemble. C’était la première fois que je demandais ça. Les réalisateurs étaient contents que je fasse une telle demande et la session a eu lieu. J’ai également voulu être associé au travail du chorégraphe en amont pour apprendre les mouvements nécessaires dans les scènes d’action. Cela a duré un ou deux mois.

Le film a été réalisé par deux personnes à la fois, Chiu Sin Hang et Yan Pak Wing, comment avez-vous travaillé avec eux ?
Ils ont tous les deux étudiés à l’APA comme moi. Si bien que nous avions en commun un certain langage. La communication entre nous était beaucoup plus aisée. Par exemple, pour une séquence où je fais connaissance avec une vampire d’apparence humaine, je leur ai demandé comment je devais jouer. Ils m’ont expliqué qu’ils voulaient voir un côté très humain mais également de l’effroi. C’était un vrai défi. Nous avons procédé à des répétions où j’ai proposé différentes approches. Ils choisissaient ce qu’ils préféraient, me demandaient de modifier mon rythme, de changer quelques détails… C’était un processus très créatif que j’ai beaucoup apprécié.

Est-ce que le script a connu des modifications durant le tournage ?
Pas fondamentalement mais le processus créatif a continué et a parfois impacté le scénario. Par exemple, j’ai proposé que mon personnage porte des lunettes.  Après les avoir cassé, il les répare lui-même et continue à les utiliser. J’ai pensé que ce serait une bonne manière d’illustrer visuellement la détermination du personnage. Les réalisateurs ont accepté et ont dû faire quelques ajustements au scénario. J’ai également essayé d’intégrer des petites touches comiques dans mon jeu. C’était un environnement très créatif, nous pouvions improviser de temps en temps. C’était pareil pour l’action. Nous avions répété les chorégraphies mais, une fois sur le plateau, de nouvelles idées surgissaient. Une table ? Cassons là pendant le combat !

Pouvez-vous élaborer sur les séquences romantiques avec la vampire ?
Personnellement, j’aime quand les films vont un peu plus en profondeur. J’adore les films Japonais et les films français, ils sont très bons dans ce registre. J’ai donc cherché comment je pouvais rendre notre relation la plus touchante possible. Le challenge, c’est qu’elle ne peut pas dire un mot vu que c’est une vampire. Tous les sentiments doivent passer par les yeux et le langage du corps. J’ai vraiment dû éveiller mes cinq sens pour y arriver.

En matière de vampires, avez-vous des références plus locales ou occidentales ?

Quand j’étais plus jeune, j’ai vu énormément de films de vampire chinois. Ils en passaient régulièrement à la télévision. Mais avec l’âge, mes goûts ont évolué. Maintenant, je suis très fan des zombies. J’aime beaucoup la série Walking Dead par exemple. D’ailleurs, le film emprunte quelques éléments de l’univers des zombies pour l’apparence des vampires. Mais les réalisateurs voulaient également rendre hommage aux films de vampire des années 80, donc un certain nombre d’accessoires connus ont été conservés comme l’épée ou les charmes utilisées pour les combattre.

Vous avez pour partenaire des comédiens très expérimentés comme Richard Ng ou Chin Siu Ho. Comment vous êtes-vous entendu avec eux ?
Très bien parce qu’ils sont très exigeants et j’aime cette attitude (rires). A chaque prise, je demandais si on pouvait la refaire pour atteindre un niveau supérieur et ils étaient toujours partants. Bien sûr, vu les contraintes de temps et de budget, on ne pouvait pas le faire systématiquement. C’était également le cas des scènes d’action.  Le chorégraphe voulait toujours que le rythme soit plus rapide ou que je mette plus de force dans mes coups… Après  5 prises, je n’avais plus de force du tout (rires). Mais ça m’a appris à être persévérant. A force, j’ai fini par prendre du plaisir dans cette façon de procéder.

Vous êtes un des rares jeunes acteurs hongkongais à avoir percé ces dernières années. Est-ce que cela ne vous rajoute pas une certaine pression ?
Oui mais c’est une bonne chose. J’aime ressentir de la pression. Un de mes professeurs m’avait dit que si vous perdiez ce stress, vous ne serez plus aussi impliqué. Pour le moment, chaque nouveau projet est une grande source d’excitation. Comme vous l’avez dit, il y a de moins en moins de jeunes acteurs hongkongais dans l’industrie. Il y a eu un espèce de saut générationnel… J’ai beaucoup de chance d’être un des rares à avoir autant d’opportunités et de pouvoir ainsi gagner en expérience. J’espère que ma chance continuera.  

Entretien réalisé par Arnaud Lanuque le 24/02/2017. Merci à Grace Chan.

Arnaud Lanuque (www.lepetitjournal.com/hong-kong) - jeudi 15 mars 2017

 

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