Jérôme Cahuzac, président PS de la commission des Finances de l'Assemblée, propose la création d'un impôt sur le revenu des Français qui travaillent à l'étranger. Un amendement au projet de loi de budget 2011 qui a peu de chances de voir le jour


"Plutôt que de retirer leur nationalité à certains, ce qui n'aura aucun effet sur les résultats de la politique de sécurité, pourquoi ne pas rappeler cette nationalité à ceux qui sont partis, et leur demander de payer quelque chose en France, pays où ils sont nés, où ils ont été soignés, où ils sont allés à l'école?", a lancé Jérôme Cahuzac (photo AFP) aux journalistes mercredi 6 octobre. Il a évoqué les salariés de la City de Londres “revenus en France toucher les Assedics” au plus fort de la crise. "La France est le pays où ils reviennent quand ils ont des soucis".
Le président PS de la commission des Finances de l'Assemblée envisage donc "une taxation proportionnelle" des revenus des Français de l'étranger, sans pour l'instant donner plus de détails.

Ce n'est pas la première fois que le PS avance ce projet. Déjà en 2007, Dominique Strauss-Kahn s'était engagé sur cette voie, mais Ségolène Royal, candidate aux Présidentielles, n'avait pas donné suite. D'abord, les Français de l'étranger payent déjà leurs impôts dans leur pays de résidence. De plus, les conventions fiscales qui lient la France à d'autres pays rendent cette proposition difficilement applicable. Sauf remise à plat de ces conventions, les Français de 127 pays, dont la Suisse, le Royaume Uni, le Canada ou encore le Brésil ou Israël, échapperaient à cet impôt.  

Tollé à droite
Christophe-André Frassa, sénateur UMP des Français établis hors de France, estime que Jérôme Cahuzac “illustre le retour de la gauche populiste”. Dans un communiqué de presse intitulé “Non à la double peine fiscale”, Robert del PICCHIA, sénateur de la majorité également, dénonce lui “une méconnaissance exaspérante de la mobilité internationale. Partir ne signifie pas fuir l’impôt. Les Français de l’étranger ne sont pas des exilés fiscaux. (...) Ceux qui ne résident pas en France ne peuvent prétendre à rien. Pas de CMU, pas d’allocation. (...) Le seul droit intangible que nos ressortissants conservent au-delà de nos frontières, c’est le droit de vote”.

Alors qu'en 2012, les quelque 2,4 millions de Français établis hors de France éliront pour la première fois leurs députés à l'Assemblée nationale, cette proposition sera en effet peut-être au centre des débats.

MPP (www.lepetitjournal.com) vendredi 8 octobre 2010

Lire aussi : Le Nouvel Obs - Cahuzac veut faire payer des impôts aux Français de l'étranger

 
Une internationale
 Trophées des Français de l'étranger 2017
Actu internationale
Actualités de nos partenaires

L’ESDHEM

Préparez-vous à intégrer les Grandes écoles françaises de Commerce et de Management les plus prestigieusesDispensé depuis plus de 20 ans sur les campus SKEMA de Business School de Lille et Paris la Défense et depuis septembre 2016 sur Sophia Antipolis, l’ESDHEM est un programme post-bac unique.
Expat
Expat - Emploi

COACHING - Comment faire en sorte que chaque jour compte ?

Ce matin, comme tous les matins, ça sent bon le café et le pain grillé dans ma cuisine. Je prends le petit déjeuner avec mon mari et mon fils de 7 ans. J’adore ce moment de la journée. Je ne suis pas hyper vivace, par contre mon fils lui, il pète la forme, comme tous les jours !

FRENCH HEALTHCARE – Exporter l’excellence française en matière de santé

Largement envié à l’étranger, notre modèle de santé « à la française » bénéficie d’une solide réputation. La France a su devenir une référence en la matière, rayonnant bien au-delà des frontières de l’hexagone. Pour poursuivre sur cette voie, et apporter plus de lisibilité à ce secteur, Jean-Marc Ayrault vient de lancer le label French Healthcare, « la santé française, une excellence qui s’exporte », une marque unique fédérant tous les acteurs du secteur. 
Expat - Politique

CAMBODGE – Le français plus qu’une passion, une tradition royale

Le temps d’une rencontre, le Prince Tesso Sisowath du Cambodge a partagé avec Lepetitjournal.com sa passion, son attachement pour la langue française et nous a parlé de la place qu’elle occupe, au fil des générations, au sein de la famille royale. Il est lui-même très investi dans le rayonnement de la francophonie.

MICHAELLE JEAN – "«J’aime, je partage», c’est parler comme un francophone"

Le 20 mars, c’est la Journée Internationale de la Francophonie. Pour l’occasion, nous avons rencontré une ardente protectrice de la langue de Molière, Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) depuis 2014. Très déçue de voir que la France a opté pour un slogan en anglais pour sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024, elle nous parle avec enthousiasme de ses projets, notamment numériques, pour développer notre langue dans le monde.
Magazine
En direct de nos éditions locales
Frases de la vida frases de la vida frases de enamorados poeme d'amour Joyeux Anniversaire