Quelques lignes sur le blog officiel de Google auront suffi pour alerter la planète entière: le géant de l'internet travaille sur un concept de voiture sans conducteur. Encore une belle initiative de la part de l'entreprise sur un secteur dans lequel on ne l'attendait pas et qui ne manquera pas de faire parler d'elle


Alors que le Mondial de l'automobile se déroule à Paris en ce moment même, le géant de l'internet Google a choisi d'annoncer ce dimanche 10 octobre son tout nouveau projet: l'entreprise travaille sur des voitures qui se conduisent seules. Si le concept est encore en phase de test chez les constructeurs automobiles, l'entreprise de Mountain Veiw, elle, a fait savoir que ses modèles avaient déjà parcouru 1.500 kilomètres "seuls" et plus de 200.000 kilomètres avec l'aide occasionnelle d'un "vrai" conducteur. "Nos voitures automatisées, dirigées par des opérateurs formés, ont conduit de notre siège de Mountain View à Santa Monica et jusqu'à Hollywood Boulevard (à Los Angeles). Elles ont descendu Lombard street (fameuse pour sa pente et ses virages à San Francisco), traversé le pont du Golden Gate, parcouru la route le long de la côte du Pacifique, et même sont allées jusqu'au Lac Tahoe" affirme l'entreprise californienne.

Google, Formule 1 de la communication

Google avait déjà surpris avec les Google Cars street view utiles pour Google Maps (Photo AFP)

On aurait pu s'en douter grâce au discours du PDG de l'entreprise, Eric Schmidt, le 29 septembre dernier dans lequel il avait trouvé "problématique que les voitures aient été inventées avant les ordinateurs". Et c'est finalement par un message de Sebastian Thrun, ingénieur chez Google que la nouvelle a rapidement volé la vedette aux voitures électriques mises en avant à Paris. "Larry [Page] et Sergey [Brin] ont fondé Google car ils souhaitaient contribuer à résoudre les grands problèmes du monde à l'aide de la technologie. Or, une des préoccupations aujourd'hui concerne la sécurité routière et son efficacité. Notre but est d'aider à diminuer le nombre d'accidents de la route, de libérer du temps aux conducteurs et de réduire les émissions de CO2 en changeant fondamentalement leur utilisation de la voiture" explique-t-on sur le blog officiel de l'entreprise. C'est en quelques sortes une révolution technologique, qui plus est, en dehors de son cœur de métier, que le plus connu des moteurs de recherche nous a annoncé. En tout cas ce n'est pas le journaliste du New York Times invité à tester le concept qui nous contredira.

Google à la rescousse de la Terre?
Certes les objectifs affichés par Google sont tout à fait louables, mais en tant qu'entreprise à la pointe de la technologie n'y aurait il pas une stratégie commerciale derrière ce projet? Déjà il est certain que cela va permettre à Google Maps un développement rapide et fiable qui pourra être utilisé et intégré par de nombreux GPS. Mais aussi "parce que s'ils ne le font pas, d'autres le feront" comme le fait remarquer LePost. En effet, là où Google a été clairvoyant c'est qu'il a eu l'idée d'intégrer des ordinateurs sur des modèles de voiture existants (six Toyota Prius et une Audi TT) alors que les principaux constructeurs automobiles en sont encore à imaginer des designs futuristes pour leurs prototypes. Ainsi l'entreprise tendrait à se spécialiser dans les technologies embarquées. Et puis surtout il faut considérer qu'avec la Google Car, Google vous suivra à la trace. Cela lui permettra aisément de vendre davantage de publicité. L'entreprise a tout de même précisé que le "projet n'en est encore qu'au stade expérimental" et le New York Times ajoute qu'il faudra patienter "au moins huit ans" avant d'y arriver.

La Google Car:

La Volkswagen:

Marie Curci (www.lepetitjournal.com) Mardi 12 Octobre 2010

En savoir plus:
Article Le Monde: La Google car, le rêve d'une voiture sans conducteur
Article Le Post: Bienvenue dans le futur: Google a inventé la voiture sans conducteur


 
Une internationale
 Bleu Blanc Box
Actu internationale
Actualités de nos partenaires

Partir avec une protection sociale « à la française »

Vous êtes salariés, étudiants, entrepreneurs ou avez un projet d'expatriation ? Découvrez les conseils de Sylvaine Emery, Directrice des activités internationales et Outre-Mer du groupe Humanis, acteur référent de la protection sociale.

Comment investir en France quand on est expatrié ?

Comment investir dans l’immobilier en France quand on vit à plusieurs milliers de kilomètres ? Est-il possible d’emprunter quand on est non-résident ? A quelles conditions ? Autant de questions que les français non-résidents se posent lorsqu’ils s’intéressent à l’immobilier locatif. Dans cette interview, Mickael Zonta, directeur de la société Investissement-Locatif.com répond à vos questions.
Expat
Expat - Emploi

"Insécurité, négligence, esclavagisme": enquête dans les dessous des fermes australiennes

L’Australie, c’est easy, facile. Les salaires sont plus élevés, et il y a du soleil toute l’année. Forcément cela attire, et on a envie d’y rester. Pour cela, il faut remplir quelques conditions. Notamment réaliser 88 jours de travail en fermes. Si d’autres solutions existent, celle-ci est la plus utilisée par les PVTites. Disponibilités pour travailler toute l’année, pas besoin d’expérience, les gens se hâtent... Et tombent des arbres une fois qu’ils commencent à se faire arnaquer. Enquête au coeur des fermes et de leurs abus.
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 

TRIBUNE - La marginalisation des Français de l'étranger est En Marche

"Make French People abroad great again !Je me permets d'interpeller officiellement les 10 députés de la République En MARCHE à l'étranger. Dans le discours du President de la Republique à Versailles, comme dans le discours de politique générale du Premier Ministre on ne trouve aucune mention aux Français de l'étranger". Une tribune de Boris Faure, Conseiller consulaire des Français de Belgique
Magazine
En direct de nos éditions locales