Ho Chi Minh Ville

BILLET D’HUMEUR – Sécurité à Saigon: femme + mini-jupe = bonheur

C'est l'une des grandes questions quand on est sur le point de quitter son pays pour un autre : est-ce que je vais me sentir en sécurité ? Qu'il s'agisse d'un voyage ou d'une expatriation, la question est encore plus importante pour les femmes, souvent cibles d'agressions verbales ou physiques dans des pays comme la France, et habituées à devoir se protéger. Eh bien à Saigon, la réponse est : Oui, femmes, sentez-vous en sécurité !

Finie la peur des transports en commun

Nous sommes à l'autre bout du monde, dans un pays où la culture et les traditions millénaires n'ont rien à voir avec celle de notre bonne vieille France. Bien sûr, il y a eu la colonisation, mais la vie quotidienne au Vietnam est différente de celle de l'Hexagone. Les gens passent beaucoup de temps à l'extérieur : ils travaillent, mangent, font la sieste dans la rue. Ça fait drôle tout ça quand on débarque d'Europe. On a l'impression d'être scruté par des milliers d'yeux en permanence et on a un peur de se faire accoster, voire agresser par tous ces gens qu'on ne connaît pas.

Pourtant, en tant que femme, il n'y a pas d'appréhension à avoir. Au quotidien, être une femme ici est en fait beaucoup moins stressant qu'à Paris. Pourquoi ? Certainement parce qu'à Saigon, il n'y a que peu de transports en commun. Chacun sur sa moto, le contact avec des inconnus ne dure que le temps d'un feu rouge. Essayez donc de vous éloigner d'une main baladeuse dans un wagon de RER A bondé : impossible. À Saigon, la peur des transports en commun et de sa flopée d'individus mal éduqués prêts à tout pour toucher un bout de fesse ou accoster une demoiselle n'existe plus. Une véritable libération. Et puis de toute façon, les hommes vietnamiens ici ne s'intéressent pas vraiment aux étrangères. Ils ont assez de jolies femmes comme ça !

 

Porter n'importe quelle fringue

Avec la joie de ne plus prendre les transports en commun vient celle de pouvoir porter n'importe quel vêtement sans se préoccuper de ce que les gens vont en penser. Oui, c'est vrai, il ne faudrait jamais s'habiller en fonction des autres. Mais malheureusement, il y a des femmes qui s'empêchent de porter des jupes ou des talons de peur de se faire insulter ou de se faire suivre sur le chemin de retour de la gare. Ça s'appelle la culture du viol, c'est triste mais c'est ancré aussi bien chez les hommes que chez les femmes françaises.

Mais à Saigon, bonjour mini-short, jupe et débardeurs un peu olé-olé ! Ici, on vous adore et on vous assume. Il fait chaud, et on n'aurait aucune raison de se priver du plaisir de porter peu de vêtements. Nous ne sommes pas les seules d'ailleurs : les Vietnamiennes, une fois le soleil couché, n'hésite pas à porter des tenues affriolantes ! Alors forcément, on fait pareil. Ça paraît dingue dit comme ça, mais il y a encore des hommes qui estiment qu'une jupe est un appel au crime. Et qu'ils sont mus par des pulsions absolument incontrôlables. Autant vous le dire tout de suite : on n'y croit pas une seule seconde à vos conneries misogynes. À Saigon, personne ne vient nous tripoter parce qu'on a mis un short. Et bim.

 

Oublie le sac à main

Évidemment, il faut qu'on soit honnête jusqu'au bout dans cet article. En tant que femme, on se sent vraiment plus en sécurité qu'en France (enfin surtout qu'à Paris). En revanche, il y a un truc contre lequel on ne peut pas faire grand-chose : le vol de sac à main. Ça arrive très très souvent, on ne va pas se mentir (même si l'auteure de cet article ne s'est jamais fait tirer son sac, il faut le préciser !). Mais si ça arrive plus souvent aux femmes qu'aux hommes, c'est tout bonnement parce que ces derniers ne portent pas de sac à main. C'est beaucoup moins facile de voler une poche, quand on y réfléchit (même si certains ont développé des techniques particulièrement élaborées).

La solution ? Il y en a qui ont opté pour le sac à dos, d'autres qui s'accrochent fermement à leur sac quand elles se promènent dans la rue. Évidemment, ça fait aussi un moment qu'on a toutes arrêté de tenter le diable en prenant des photos avec notre iPhone tout neuf sur Bui Vien ou Nguyen Hue, et qu'on a remplacé notre portefeuille par notre soutien-gorge. Alors on sait que le risque de se faire voler est présent, mais on se sent quand même beaucoup plus sereine de savoir que c'est à notre argent qu'ils en veulent, et pas à notre joli postérieur !

 

 

Marine Chaudron (lepetitjournal.com/Hochiminhville) 11 Mars 2016

 
Ho Chi Minh Ville

BAIE D'HALONG - Une merveille menacée

Pour la Baie d’Halong, désignée comme l’une des « 7 merveilles du monde naturel » en 2012, les enjeux sont énormes : le nombre de touristes ne cesse…
Une internationale
Actu internationale
Expat
Expat - Emploi

Un pâtissier français détenu en Chine depuis cinq mois

Un pâtissier français, employé à Shanghaï d'une chaîne de boulangeries fermée pour raisons sanitaires, est en détention depuis cinq mois en Chine, a révélé sa famille qui a lancé une pétition pour sa libération, une situation que le Quai d'Orsay suit "avec la plus grande attention".
Expat - Politique

GESTION DE CRISE – Les consuls face à l’exceptionnel

Peu importe l’endroit ou le pays dans lequel vous pouvez vous trouver dans le monde : en situation de crise, la France par le biais de ses consuls protège ses concitoyens. Cette année, 89 consuls et consuls généraux exercent leurs missions à travers le monde. Mais attention, ils ne doivent pas être confondus avec les ambassadeurs… Petit tour d’horizon de leurs missions et des actions qu’ils peuvent mener en cas de crise. 
Magazine