RENCONTRE HISTORIQUE – Trump et Poutine à Hambourg

Vladimir Poutine et Donald Trump se rencontreront pour la première fois lors du sommet du G20 à Hambourg, qui se tient demain et samedi. Plus de cinq mois après son arrivée au pouvoir, le président américain s’entretiendra enfin avec son homologue russe. L'entretien prévu demain ne devrait être qu’informel mais s’annonce délicat entre ces deux personnages sulfureux à la tête de deux des plus grandes puissances du monde.

Quels sont les enjeux de cette réunion ?

Plusieurs sujets très chauds devraient être au cœur de cet entretien. Les situations en Ukraine, Syrie et en Corée du Nord seront éludées, et plus globalement la lutte contre le terrorisme devrait être la question majeure décortiquée par les deux chefs d’Etat. Néanmoins, il est difficile d’affirmer les positions de chacun et des interrogations subsistent. Trump abordera-t-il la question de l’interférence de la Russie dans l’élection présidentielle américaine ? Et dans quelle mesure l’enquête en cours du FBI sur les relations entre ses proches et le Kremlin influencera-t-elle la question ?

Des deux côtés, le format et la durée de ce face-à-face n’est pas connu. A noter que la rencontre sera scrutée avec une attention particulière à Washington, où beaucoup  d'élus républicains demandent plus de fermeté face à Moscou, mais aussi à travers le monde.

Un dialogue est fondamental

Si Donald Trump et Vladimir Poutine ne partagent pas les mêmes positions, le dialogue reste obligatoire pour traiter les conflits internationaux actuels. Notamment sur l'Ukraine, où le conflit armé entre des séparatistes pro-russes et les forces de Kiev est à son paroxysme, Washington avait renforcé ses sanctions contre Moscou. Ce qui a provoqué la colère du chef de la diplomatie russe Sergueï Lavrov qui est allé jusqu'à dénoncer l'"obsession russophobe" des États-Unis. 

Sur la Syrie également, les relations sont tendues. Ces derniers mois ont donné lieu à des échanges virulents sur la question. Pour Moscou, les menaces de représailles lancées par la Maison-Blanche contre le régime syrien accusé de préparer une attaque chimique sont « inadmissibles ». Le chaos syrien nécessite obligatoirement un échange entre Moscou et Washington au moment où les échecs de l’État islamique s’enchaînent. Un moment clé pour aborder la question, alors que les jihadistes sont actuellement très fragilisés dans leur fief de Raqqa.

Qu’en est-il des sanctions ?

Afin de rafraîchir les relations avec la Russie, il est très probable que Donald Trump décide d’alléger les sanctions ciblant les services de renseignement russes. Pour rappel, c’est Barack Obama qui s’était chargé de cette « punition » avant de quitter le pouvoir. Ainsi, deux sites saisis par les autorités américaines dans l’état de New York et du Maryland pourraient être restitués.

Guerre d’images

Une réunion de ce type est également une affaire d’images. La dernière rencontre officielle entre le chef de la diplomatie russe, Sergueï Lavrov, et Donald Trump avait provoqué l’indignation, car de lourdes suspicions se sont abattues suite à ce tête à tête. Selon le Washington Post, Trump aurait transmis des informations hautement classifiées au ministre russe, qui concerneraient l’Etat islamique.

Mais surtout, son équipe de campagne est suspectée d’avoir collaboré quelques mois plus tôt avec Moscou, et incité les pirates russes à hacker des comptes mails des proches d’Hillary Clinton, l’adversaire du Républicain à l’élection présidentielle. Si l’influence du Kremlin dans l’élection de Trump est avérée, on comprend mieux l’attitude vicieuse du président américain lors de sa rencontre avec le chef de la diplomatie russe, lui qui s’était montré aux anges à l’idée de collaborer avec la Russie.

Au passage, Trump s’était aussi payé son prédécesseur Obama en soulignant sa faiblesse, déclarant que Poutine ne lui accordait pas le « moindre respect ». Quant aux Russes, on nie en bloc toutes formes d’accusation les liant au gouvernement américain et aux dernières élections présidentielles.

Six mois après l’investiture de Donald Trump à la Maison Blanche, nombreux sont les doutes concernant la teneur des relations entre la Russie et les Etats-Unis. Sont-ils vraiment alliés ? Poutine veut-il vraiment collaborer avec Trump ? Tant d’interrogations sans réponses, la seule certitude est que cette rencontre ne sera pas qu’une simple visite subsidiaire.

Vincent Villemer pour www.lepetitjournal.com/Hambourg Jeudi 6 Juillet 2017

 

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