Haïti

La France sera au côté d’Haïti durant le quinquennat de Jovenel Moise

 

 

Le président Jovenel Moise et le ministre Jean-Marie Le Guen

Le 7 février, le 58e président d’Haïti a prêté serment en début de matinée, durant une séance en assemblée nationale.

Le président sortant, Jocelerme Privert, les anciens chefs d’État, Michel Joseph Martelly (2011-2016) et Prosper Avril (1998-1990) ainsi que plusieurs officiels du gouvernement, dont des ministres, ont assisté à la prestation de serment.

Y prenaient également part des anciens ministres de Martelly, des diplomates haïtiens et étrangers ainsi que des représentants de plusieurs pays.

Moise a reçu l’écharpe présidentielle des mains du président de l’assemblée nationale, le sénateur Youri Latortue, après que Privert lui ait rendu la sienne pour être déposée désormais au Musée du panthéon national haïtien (Mupanah).

17 sénateurs et 103 députés ont répondu présents à l’appel nominal, ce qui a constitué le quorum dans les deux chambres pour accueillir la prestation de serment du nouveau président.

Dans son discours de circonstance, Youri Latortue, président du Senat et de l’Assemblée nationale, a dressé un tableau sombre de la situation actuelle du pays, soulignant que la tâche qui attend le nouveau président est énorme.

« Tout est prioritaire et urgent », selon Latortue, qui cite les questions liées notamment à la défense nationale et aux problèmes socio-économiques.

Il espère un retrait progressif de la Mission des Nations Unies pour la stabilisation en Haïti (Minustah) parce que les Haïtiens, dit-il, sont prêts à assumer leur responsabilité.

Se disant conscient de l’importance des enjeux, il appelle à une lutte sans merci contre la corruption pour le bon fonctionnement du pays.

Après son investiture, le président M. Jovenel Moïse, a eu des réunions de travail avec des chefs de délégations de plusieurs pays et la France n’a pas raté l’occasion pour renouveler et renforcer ses liens avec sa fille ainée.

 

Jean Marie Le Guen, Ministre de la Francophonie

 

 Comme prévu, M. Moïse s'est entretenu avec le chef de la délégation française, Jean-Marie Le Guen, secrétaire d'Etat chargé du développement et de la francophonie. Ce dernier a profité pour évoquer les relations bilatérales, les programmes de coopération et de renforcement de la francophonie et rappela le soutien de la France à Haïti comme l’avait annoncé une note de l’Ambassade de France en Haïti.

Le nouveau président haïtien aurait du profiter de l’occasion pour demander à la France l’envoi en Haïti de quelque milliers de coopérants français pour renforcer l’apprentissage de la langue de Molière qui ne cesse de perdre du terrain en Haïti au profit de l’anglais et du créole.

 

Quatre chefs d’État étrangers avaient confirmé leur présence à la cérémonie d’investiture du nouveau président. Il s’agissait des présidents du Venezuela, Nicolas Maduro, de la République dominicaine, Danilo Medina, de l’Equateur, Rafael Correa, et de Trinité-et-Tobago, Anthony Carmona. A part le président dominicain, ils ont tous désisté.

Une soixantaine d’invitations avaient été envoyées à des chefs d’État et de gouvernements ayant des relations diplomatiques avec Haïti pour participer à cette investiture. Cependant certains pays comme le Mexique, la France, Taiwan, les Bahamas et Antigua avaient répondu, à travers leurs chancelleries.

 

Cependant tout s’est bien passé, les cérémonies et manifestations prévues pour l’inauguration du nouveau président se sont déroulées dans le calme et la discipline. Tout s’est déroulé comme le sont la plupart des installations de nouveaux présidents, la routine était au rendez-vous. Cependant le discours du président a retenu l’attention.

 

« Ma mission est de bâtir une société, une Nation qui fera notre fierté. Pour accomplir cette mission, il faut que nous réformions nos écoles. L’école n’est pas là seulement pour donner la connaissance, un des rôles de l’école est de former de bons citoyens, des personnes prêtes à servir leur pays, des personnes qui comprennent que l’intérêt du pays doit passer avant leur propre intérêt ». disait le président dans son discours inaugural.

Comme suggéré précédemment, Haïti doit travailler pour le renforcement de la Francophonie et surtout pour doter le peuple des moyens de se mettre au diapason du 21ème siècle. La langue française, langue du pays et ce que la France a laissé de plus précieux à Haïti, doit servir à connecter les fils du peuple à l’internet, seul moyen moderne et rapide, pouvant permettre d’atteindre un développement rapide.

 

Dans ce même discours le nouveau président, à l’instar de l’ex président Aristide, promet le nivellement social :

« Ma mission est de faire tomber toutes les barrières qu’il y a entre les personnes rurales et urbaines, les riches et les pauvres […] les haïtiens du pays et ceux de la diaspora. Nous sommes tous haïtien.

Nous allons bâtir une seule Haïti pour tous les haïtiens. Une Haïti où les discriminations ne doivent pas empêcher la réussite économique et sociale de personne. Une Haïti où les habitants ne luttent pas seulement contre la pauvreté. Une Haïti où tout le monde puisse trouver une meilleure vie ».

Souhaitons seulement que ce nivellement ne se fasse pas par le bas.

 

Malgré ses problèmes avec la justice haïtienne, et comme nous le rappelle l’agence en ligne alterpresse, un dossier de blanchiment des avoirs, qui l’éclabousse, est actuellement en cours, il déclara :

 

« Sous mon administration, jamais plus jamais, la justice et les institutions haïtiennes ne pourront être instrumentalisé à des fins de persécution politique.»

Son dossier a été acheminé, pour les suites utiles, aux autorités compétentes, dont le Parquet près le tribunal civil de Port-au-Prince, « conformément à l’article 35 de la Loi du 11 novembre 2013, relative au blanchiment et au financement du terrorisme ».

Le président Jovenel Moïse et le président du Conseil d’administration de la Banque nationale de crédit (BNC), Fernand Robert Pardo, ont été auditionnés par le juge instructeur Bredy Fabien, respectivement les mercredi 25 janvier et vendredi 20 janvier 2017. Bien avant sa prestation de serment, il déclarait à l’agence de presse RFI :

« J'ai pris des avocats pour obtenir réparation sur ma réputation. Comme président de la République aujourd'hui, je vais faire respecter la loi et je vais renforcer les institutions. Le 8 février, elles seront obligées d'être fortes, pour arrêter de dire des mensonges sur un citoyen parce que tout citoyen a le droit de travailler, a le droit de devenir riche, parce que la richesse est une vertu », Il n’avait pas encore prêté serment devant les chambres.

 

A l’instar de notre bon Louis XIV,  parlant déjà de lui à la troisième personne du singulier, il déclare :

« Jovenel Moïse, votre Président, le Président que vous avez choisi vous le dit, le résultat sera positif  à la fin de son mandat ».

 

Mercredi 8 février 2017

Avec www.alterpresse.org 

Sources combinées

www.lepetitjournal.com/haiti

 
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