CHUTE DU MUR DE BERLIN - Le 9 novembre, 23 ans après


Vingt-trois ans que le mur de Berlin est tombé. Pas même un quart de siècle. Beaucoup d'entre nous s'en souviennent encore. Retour sur les circonstances de cet événement qui a profondément marqué l'Histoire de la fin du XXème siècle.


Sur un malentendu, ça peut marcher...

Tout est parti d'un malentendu. Le 6 novembre 1989, le SED (le parti socialiste unifié d'Allemagne, qui était au pouvoir en RDA à cette époque) décide, sous le pression grandissante de la population, de publier un extrait d'un projet de loi sur les entrées et sorties du territoire. Ce projet de loi concernait uniquement les sorties définitives, et avait pour but d'endiguer l'exode de citoyens de RDA, notamment vers la République Socialiste Tchèque. Mais à la suite de manifestations à l'encontre de ce projet, le texte est révisé le matin du 9 novembre. Cette fois, il stipule qu'il est possible de sortir provisoirement du territoire, grâce à un visa disponible sur simple demande et sans délai d'attente. Une conférence de presse a lieu le soir-même à 19h00. Le secrétaire du comité central, Günter Schabowski, annonce alors de façon lapidaire l'entrée en vigueur d'une toute nouvelle réglementation concernant les sorties du territoire de RDA : il présenta déjà, ce qui n'était pas prévu, le nouveau régime des visas. Les journalistes sont surpris. Schabowski explique alors que des erreurs dans la mise au point du texte initial ont abouti à des autorisations non-définitives du territoires et insiste sur le point que les citoyens de RDA peuvent à présent obtenir un visa sans justifier de motivations particulières ou sans avoir de proches à l'étranger à qui rendre visite.

Le rôle des médias dans l'ouverture des postes-frontières
Bien entendu, l'ARD (la première chaîne de télévision publique de RFA) en fait son principal titre au journal de 20h : "la RDA ouvre ses frontières !" De très nombreux Berlinois de l'Est affluent alors aux postes-frontières afin d'obtenir un visa. Les gardes-frontières, quant à eux, sont perplexes. Ils n'ont reçu aucune consigne claire. A 21h20, dans le doute et sous la pression grandissante des Berlinois amassés devant le Mur, le poste de Bornholmer Straße est le premier à autoriser les citoyens de Berlin-Est à se frayer un passage vers Berlin-Ouest. Pour l'anecdote, les passeports de ces pionniers furent alors annulés, ce qui fit d'eux des extradés ! Aux alentours de 23h30, la foule avait pris une telle ampleur que le responsable du service des passeports, toujours sans consignes, décide d'ouvrir définitivement les barrières...En une heure, plus de 20.000 personnes franchissent le pont Bösebrücke. Les autres postes-frontières de la ville tombèrent ensuite un à un. En cette nuit du 9 au 10 novembre 1989, après 28 ans d'enfermement pour les citoyens de RDA, le mur de Berlin était enfin tombé.

Berlin ou la liberté retrouvée

Les jours suivants, l'euphorie gagna la ville entière. Les autorités n'eurent d'autre choix que de renoncer à toute formalité aux postes-frontières. Une ambiance de fête populaire s'empara du Kurfürstendamm pendant des jours et des jours. Certains restaurant offrirent même des boissons gratuites aux clients, célébrant ainsi leur liberté retrouvée. La symbolique Porte de Brandebourg fut rouverte comme point de passage entre les deux moitiés de la ville de 22 décembre 1989. Et c'est 6 mois plus tard, entre juin et novembre 1990 que le mur de Berlin fut démantelé, faisant ainsi affluer des collectionneurs du monde entier, armés de burins et de marteaux. Ces événements ont donné naissance au Berlin que nous connaissons aujourd'hui, une ville alternative au parfum de liberté, emprunte d'humour noir, heureuse de s'être (re)trouvée, consciente de l'équilibre parfois fragile de la démocratie. Le tracé du mur est aujourd'hui visible au sol dans les rues de Berlin, grâce à une double rangée de pavés. Pour que les Berlinois n'oublient jamais que la liberté n'a pas de prix.

Magali Jakob-Loué (www.lepetitjournal.com/munich) Vendredi 9 novembre 2012

Mémorial du mur de Berlin : https://www.berlin.de/mauer/gedenkstaetten/berliner_mauer/index.fr.php (en français)

 
Francfort

IMPRESSIONS FRANCO-ALLEMANDES – Quand une Française débarque en Allemagne

Quand un Français arrive fraîchement en Allemagne, certains faits du quotidien peuvent surprendre et peuvent en laisser plus d'un perplexe. Voici une liste non exhaustive des différences avec la France qui m'ont le plus frappée en arrivant à Mannheim, et qui pourraient être source de petits malentendus avec nos amis allemands lorsque l'on n’est pas averti !
Une internationale

BAÏKA – La promesse d’un "voyage à chaque page"

Lancer un nouveau magazine est un pari audacieux. D’autant plus quand on souhaite s’adresser aux plus jeunes et les sensibiliser aux différentes cultures du monde. C’est pourtant le défi que s’est lancé Noémie Monier, éditrice et rédactrice en chef de Baïka, trimestriel dédié aux 8-12 ans qui cherche à travers son magazine à éveiller ses lecteurs à « l’autre », en mêlant fictions, récits mythologiques et documentaires. 
Actu internationale
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

COACHING - Comment faire en sorte que chaque jour compte ?

Ce matin, comme tous les matins, ça sent bon le café et le pain grillé dans ma cuisine. Je prends le petit déjeuner avec mon mari et mon fils de 7 ans. J’adore ce moment de la journée. Je ne suis pas hyper vivace, par contre mon fils lui, il pète la forme, comme tous les jours !

FRENCH HEALTHCARE – Exporter l’excellence française en matière de santé

Largement envié à l’étranger, notre modèle de santé « à la française » bénéficie d’une solide réputation. La France a su devenir une référence en la matière, rayonnant bien au-delà des frontières de l’hexagone. Pour poursuivre sur cette voie, et apporter plus de lisibilité à ce secteur, Jean-Marc Ayrault vient de lancer le label French Healthcare, « la santé française, une excellence qui s’exporte », une marque unique fédérant tous les acteurs du secteur. 
Expat - Politique

MICHAELLE JEAN – "«J’aime, je partage», c’est parler comme un francophone"

Le 20 mars, c’est la Journée Internationale de la Francophonie. Pour l’occasion, nous avons rencontré une ardente protectrice de la langue de Molière, Michaëlle Jean, secrétaire générale de l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) depuis 2014. Très déçue de voir que la France a opté pour un slogan en anglais pour sa candidature aux Jeux Olympiques de 2024, elle nous parle avec enthousiasme de ses projets, notamment numériques, pour développer notre langue dans le monde.
Magazine
Frases de la vida frases de la vida frases de enamorados poeme d'amour Joyeux Anniversaire