Francfort

LEGISLATIVES 2017 – Frédéric Petit, candidat MoDem/En Marche : "Je suis pour le renouvellement et la société civile"

Dans une semaine, les Français établis hors de France devront reprendre le chemin des bureaux de vote pour élire cette fois leurs députés. A l’étranger, les élections législatives françaises se dérouleront les 4 et 18 juin 2017. Les éditions Allemagne de lepetitjournal.com s’unissent pour présenter à leurs lecteurs, avant le 4 juin, l’ensemble des candidats de la 7ème circonscription qui comprend 16 pays dont l’Allemagne. Frédéric Petit, candidat MoDem investi par la République En Marche, nous a présenté, lors de son passage à Francfort, son parcours et les grandes lignes de son programme.

(Photo VK lepetitjournal.com/francfort)

Né à Marseille, Frédéric Petit, à la fois ingénieur et médiateur de 56 ans, se dit chez lui dans la 7ème circonscription. Installé à Varsovie avec son épouse polonaise et ses deux enfants binationaux, ses activités professionnelles l’ont amené à diriger des usines dans de nombreux pays de la zone pour laquelle il est candidat à la députation comme en Serbie, en Hongrie, en Roumanie… Attaché à des valeurs humanistes, il se lancera à son retour du Cameroun où il a effectué son service national civil, dans un projet social dans la ZUP de Borny, à Metz. Son suppléant, Olivier Fleckinger, franco-allemand de 38 ans, est un entrepreneur dans les domaines du digital et du bio. Depuis Berlin où il anime le mouvement « En Marche Berlin », Olivier Fleckinger le soutient dans son programme qui place l’Europe, l’éducation, la transition énergétique et la défense des Français de l’étranger parmi ses priorités.

Lepetitjournal.com/francfort : pouvez-vous nous résumer votre parcours ?

Je suis né en 1961, à Marseille d’un père ingénieur et d’une mère professeur d’anglais. Pour des raisons professionnelles, ma famille s’est installée en Lorraine où j’ai grandi, passé mon bac scientifique et suis entré en mathématique supérieure. Latiniste et helléniste, mes goûts et intérêts ont toujours été très variés. Puis je suis parti 16 mois au Cameroun pour effectuer un service national civil. Cette expérience a vraisemblablement marqué le déclic de mon engagement pendant 11 ans, entouré d’une équipe totalement éclectique, dans un projet social dans la ZUP de Borny, à Metz qui comprenait 20.000 habitants dont 29 nationalités.
Ensuite je me suis marié à Agnieszka, dont je suis allé demander la main en 1989 à Cracovie à vélo depuis Metz. C’est un moment fort de ma vie, j’ai franchi le rideau de fer avant qu’il ne tombe. Nommé directeur du Centre Interculturel de Bévoye à Metz dédié aux rencontres de jeunes Européens, j’ai pu vivre la belle aventure de l'OFAJ (Office franco-allemand pour la Jeunesse), et bénéficier un peu plus tard du développement rapide de la Compagnie Générale de Chauffe, aujourd’hui Veolia Energie, en Europe centrale, société pour laquelle j’ai travaillé à partir de 1998, d’abord en Lituanie puis en Pologne. J’ai rejoint Onyx Polska (Véolia Environnement) en 2005, dans le secteur de la gestion des déchets en Pologne et eu un rôle actif consultatif au Parlement polonais en tant que président du Syndicat des Employeurs des Déchets.
En 2009, je me suis lancé dans des activités d’expertises et de conseil en Europe avant de partir en Egypte redynamiser la filiale du groupe Consolis en 2010. Cette expérience en Egypte traversée par le Printemps arabe m'aura permis de mesurer la responsabilité du chef d'entreprise en situation de crise. C'est durant cette période que j'ai été nommé Conseiller du Commerce Extérieur de la France par le Ministre des affaires étrangères.
De retour en Pologne en 2015, je me suis lancé en tant que médiateur free lance depuis l’an dernier dans un projet de création d’une entreprise d’insertion dans les quartiers Nord de Marseille. Ces projets free lance m’ont permis de dégager du temps pour aller à la rencontre des Français de la 7ème circonscription.

Quelles ont été vos motivations pour entrer en politique ?

Sensibilisé dès l’adolescence à différentes problématiques dans ma ville, mon engagement politique pour essayer de trouver des solutions notamment aux difficultés de vivre en commun, date des années 70.
En 2007, j’ai adhéré au MoDem et suivi la campagne de François Bayrou sans jamais m’engager vraiment au sein du mouvement cependant.

Être député de la 7ème circonscription, qu'est-ce que ça représente pour vous ? Quels sont vos liens avec cette large circonscription qui compte 16 pays en Europe centrale et orientale ?

Je connais bien les pays de cette circonscription que je parcourais déjà à l’époque du rideau de fer. J’ai été responsable d’usines en Tchéquie, en Roumanie, en Hongrie, en Serbie, en Pologne. J’ai aussi vécu la modernisation de l’ex-Allemagne de l’Est, c’était un grand moment. Aujourd’hui je vis à Varsovie, ma famille est multiculturelle, je suis chez moi ! Par ailleurs, ayant grandi en Lorraine, j’ai connu les « trois frontières » ainsi que l’organisation originale transfrontalière Saar-Lor-Lux : l’université, les transports ferroviaires, y sont aujourd’hui communs, un peu à l’image de Francfort sur l’Oder en Allemagne et Slubice en Pologne. Lorsque j’étais directeur du Centre Interculturel de Bévoye, l’OFAJ (Office franco-allemand pour la Jeunesse) était un partenaire privilégié et je soutiens avec beaucoup d’enthousiasme la volonté d’Emmanuel Macron de redynamiser cette organisation. Dans ma carrière en entreprise, il m’est également arrivé à deux reprises de travailler directement pour un siège en Allemagne (Hambourg pour Véolia, et Trêves pour le CIB).

Quelles sont vos 3 priorités/propositions parmi les problématiques concernant les Français vivant à l'étranger (emploi, fiscalité, éducation, culture, représentation, administration...) ?

En premier lieu, je citerais l’utilisation transparente et pluraliste de l’indemnité représentative de frais de mandat et de la réserve parlementaire, afin de soutenir le dynamisme et la participation active de nos concitoyens au débat public.

Deuxièmement, le prolongement d'une démarche de solidarité pour chaque compatriote installé dans les pays membres de la circonscription afin qu’ils puissent bénéficier des mêmes aides que les Français de métropoles.

Enfin, s'il ne faut mentionner que trois propositions, le rétablissement des classes bi-langues et européennes paraît une évidence. Toutes les autres mesures sont indiquées dans mon blog.

Quel bilan portez-vous sur l'action du député sortant Pierre-Yves Le Borgn’ ? Sur quel (s) plan (s) auriez-vous agi différemment ?

L’affaire Fillon nous a montré qu’un député dispose de moyens mis à disposition par la République. Pierre-Yves Le Borgn’ a été très transparent dans ses actions et son utilisation de la réserve parlementaire et je l’en félicite. Je souhaite continuer à appliquer cette transparence. Cependant je regrette de ne pas avoir beaucoup vu Pierre-Yves Le Borgn’ en Pologne. J’ai eu le sentiment qu’il était davantage présent sur le territoire allemand. On peut aussi lui reprocher d’avoir voté la loi sur la CSG.

Vous êtes le candidat investi par le mouvement En Marche. Comment avez-vous vécu la victoire écrasante d’Emmanuel Macron aux élections présidentielles ?

J’ai vécu l’élection d’Emmanuel Macron comme un élan attendu depuis longtemps, comme un soulagement aussi. C’est une chance incroyable de voir qu’un homme nouveau ait pu enfin faire irruption dans le jeu. C’est aussi le sens de mon engagement dans cette campagne. Je soutiens en particulier la volonté de développer l’Union européenne portée par Emmanuel Macron.

Propos recueillis par Valérie Keyser (www.lepetitjournal.com/francfort), samedi 27 mai 2017

Le blog de Frédéric Petit : http://www.fredericpetit.eu/

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