TROPHEE / ENTREPRENEUR - Nadine Barbier : Parcours d’une entrepreneuse en Egypte

Expatriée au pays des pharaons, Nadine Barbier, chef d’entreprise de 61 ans, porte haut les couleurs de la France.

En 2007, elle crée un cabinet de conseil d’études de marché, de négociation et d’export pour des entreprises égyptiennes NAOS Marketing. Sa société compte aujourd’hui quelques 750 collaborateurs. Son objectif ? Faire bénéficier les entreprises françaises de son expertise technique et de terrain. Mais tout ne se passe pas comme prévu, et la crise financière qui s’abat sur l’Europe en 2008 l’oblige à réorienter son activité. « La crise nous a privé de nos clients français » explique-t-elle. L’année suivante, elle fait signer ses premiers clients égyptiens, non sans mal.

Dès lors, l’entreprise prospère et Nadine Barbier se concentre sur une démarche qualité, privilégiant le respect du client, la transparence, la formation, le mérite, la parité et la diversité. Ces codes, très éloignés de ceux en vogue en Egypte, elle en a fait son cheval de bataille. « La qualité est notre maître-mot. Cette notion, considérée ici comme un luxe, nous la proposons à des prix égyptiens, tout en respectant les meilleurs standards français » explique-t-elle. Elle ajoute : « Dans une société où la hiérarchie est bien souvent rigide, le management paternaliste, et où, il faut bien l’avouer, le clientélisme et la corruption sont endémiques, j’ai décidé d’appliquer une politique de la porte ouverte et de la transparence. »

 Adolescente, elle vit pendant 6 ans à Alger. De retour en France, elle sort diplômée d’une grande école de commerce et s’oriente vers l’enseignement, en France, mais aussi au Liban, en Palestine, en Jordanie, en Algérie, au Maroc, au Soudan, puis en Egypte. Elle crée ainsi un Executive MBA, fruit d’une collaboration avec l’ESC Rennes et l’Académie Arabe. Fine connaisseuse du monde arabe et particulièrement de l’Egypte, elle pilote un projet de développement financé par la commission européenne, en faveur des institutions égyptiennes exportatrices. Le projet abouti, trois ans après, elle fonde NAOS Marketing. Aujourd’hui, auréolée de son succès, elle n’oublie pas son entourage, sa famille, ses amis et surtout ses salariés, sans qui NAOS Marketing ne serait pas ce qu’il est aujourd’hui.

 

 


Interview

Lepetitjournal.com : Pourquoi avez-vous décidé de candidater ?

Nadine Barbier : En fait c’est la responsable de la chambre de commerce franco-égyptienne qui m’a envoyé le mail en me disant que j’avais le bon profil et que je devrais répondre. Et quand j’ai lu le mail, je me suis dit « et bien pourquoi pas, entrepreneur français à l’étranger, c’est moi. » Surtout que je me considère réellement comme entrepreneur, je ne suis pas envoyé  par une société multinationale, c’est mon argent que j’investis là-bas, c’est mon affaire. Et puis je vis des choses assez fortes là-bas. J’ai commencé à rédiger quelques lignes pour ma candidature. Mais j’avais un appel d’offre très important auquel il fallait que je réponde. Donc j’ai demandé à ma fille de continuer à rédiger ma présentation. Elle ne pouvait pas s’en occuper et l’a donc envoyée à ma meilleure amie, qui l’a écrite. Le fait que j’ai pu communiquer très facilement avec mes amis, ma famille, a été quelque chose de très important pour moi parce que je suis une femme seule à l’étranger.

Que ressentez-vous avec la remise de ce Trophée ?

Quand j’ai su que j’avais été choisie, je n’y croyais pas trop au début. Et puis maintenant c’est une réelle joie. Je suis en fin de vie professionnelle, j’ai 62 ans. Donc je me dis que c’est bien d’avoir une récompense comme celle-là. La présence de la Ministre ajoute au lustre et ça ajoute une reconnaissance officielle.

Votre trophée, où va t-il trôner ?

Je vais le mettre dans l’entreprise parce que je trouve qu’il n’est pas que pour moi, il est aussi pour l’entreprise. Je vais faire un petit speech à tous mes salariés pour leur dire qu’ils ont aussi une part dans cette récompense. 

 

 

 
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