PRESIDENCE UMP - Toutes les clés pour faire votre choix depuis l'étranger

Alors que la campagne pour la présidence UMP bat son plein en France, les Français de l’étranger adhérents UMP vont aussi pouvoir s’exprimer sur le choix de leur futur capitaine.  Comme nous l’avions fait lors des campagnes électorales 2012, nous avons tenu à laisser la parole à l’ensemble des candidats. Parallèlement, nous avons  sollicité les parlementaires UMP (députés et sénateurs), pour qu’ils  indiquent à nos lecteurs leur choix et les raisons de ce dernier.

Retrouvez l'interview de Jean-François Copé

Lepetitjournal.com Tel-Aviv : De nombreux Français de l'étranger ont dénoncé l'attitude irresponsable de Charlie Hebdo, qui les aurait mis "en danger". En ces temps troublés, quelle est votre position sur les limites imposées au droit d'expression ?

(Jean-François Copé, secrétaire général de l'UMP - Photo : UMP) Jean-François Copé: La liberté d’expression est un droit fondamental, sauf bien sûr quand elle verse dans le négationnisme, l’incitation à la haine ou la diffamation. Pour moi, la liberté d’expression n’est donc pas négociable. Mais je crois que cette liberté doit aussi s’exercer intelligemment, en particulier dans ce contexte de tensions internationales très fortes qui ont conduit à plusieurs morts. Je crois qu’un caricaturiste doit assumer une forme d’éthique de responsabilité et se demander s’il est opportun de jeter de l’huile sur le feu ! Si jamais des Français de l’étranger sont pris pour cible, à cause de ces caricatures, certains, à Charlie Hebdo devront sérieusement se remettre en question... Lire la suite sur notre édition de Tel-Aviv

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Retrouvez l'interview de François Fillon

Lepetitjournal.com : Quelle est votre analyse du début de mandat de François Hollande ?

(Photo Courtoisie François Fillon) François Fillon: J’espérais que François Hollande prendrait la mesure de la violence de la crise et qu’il s’élèverait au-dessus des intérêts du parti socialiste. Au début septembre, je lui ai lancé une sorte d’adresse, en disant « devenez le Chef de l’Etat et l’homme de la Nation !». L’intérêt national exige des réformes profondes. Mais François Hollande s’est enferré dans son programme et n’a de cesse de briser l’élan réformiste imprimé par Nicolas Sarkozy. C’est un réflexe sectaire nourri par une erreur profonde de jugement. Lui et son gouvernement croient que la crise actuelle est conjoncturelle alors que c’est une crise structurelle qui menace les pays qui travaillent moins, qui dépensent trop et qui n’ont pas le courage de se réformer. C’est la crise de la «vieille» civilisation européenne surendettée et défiée par la vigueur de la mondialisation. La France et l’Europe sont devant un choix existentiel : celui du déclin ou du sursaut. Voilà la vérité que les socialistes n’osent pas affronter de face, et que les Français de l’étranger ressentent avec acuité, car, eux, ils sont au premier rang de la compétition internationale ... Lire la suite sur notre site Expat & Politique

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Le choix des parlementaires UMP des Français de l'étranger

Joëlle Garriaud-Maylam, Sénatrice des Français établis hors de France

Les deux candidats en lice pour la présidence de l’UMP viennent de publier leur profession de foi. Sur le fond rien de fondamental ne les sépare franchement. Et c’est tant mieux ! Car il eut été très surprenant que deux hommes de valeur qui, l’un à Matignon, l’autre à la tête du principal parti de la majorité, ont formidablement accompagné la présidence de Nicolas Sarkozy et permis ainsi à la France de rester dans le peloton de tête des grandes nations du monde, ne se trouvent aujourd’hui artificiellement de grandes différences… C’est donc plus sur la forme qu’il faudra les départager ! Et sans retirer à François Fillon mon amitié et mon respect, je pense souhaitable que Jean-François Copé poursuive la modernisation, la dynamisation, la féminisation et le rajeunissement de l’UMP qu’il a déjà engagés avec succès. Quant au processus de désignation des candidats de notre mouvement chez les Français de l’étranger -contre lequel je me suis vigoureusement élevée au Bureau politique- les deux candidats auront noté lors du dernier scrutin législatif que l’UMP ne pourrait en cela que beaucoup s’améliorer…  J'ai d'ailleurs réclamé une meilleure représentation des Français de l'étranger au sein de ce bureau politique où je me suis souvent sentie un peu seule ! Quel que soit le choix des militants, le prochain président de l’UMP sait qu'il pourra compter sur mon entier soutien, et sur ma vigilance dans la défense de nos compatriotes de l'étranger.

 

Thierry Mariani, Député de la 11ème circonscription des Français de l'étranger

Les adhérents UMP établis hors de France seront amenés le 18 novembre prochain à se prononcer sur l’élection du futur Président de l’UMP. Alors que la Droite n’a plus la majorité, cette élection sera déterminante pour l’orientation que nous souhaitons donner à notre parti et pour les échéances électorales à venir.

Personnellement, je soutiendrai Jean-François COPE, car j’estime qu’il est le mieux à même d’organiser le mouvement dans la perspective des futures élections, en premier lieu des municipales.

Par ailleurs, il est le seul à s’être prononcé en faveur de l’existence de courants à l’UMP. Au-delà de l’élection de l’équipe dirigeante, il est capital de définir notre ligne politique. A cet effet, différents mouvements, dont celui que j’ai co-fondé en 2010 (la Droite Populaire), ont présenté des motions, qui seront également soumises au vote des adhérents le 18 novembre. Celles-ci permettront à chaque mouvement de faire entendre sa voix dans l’élaboration du programme de l’UMP. Par ailleurs, dans le contexte actuel, je trouve sain que ces mouvements puissent coopérer au sein de l’UMP, pour relever les défis majeurs auxquels la France doit faire face.

Enfin, je suis convaincu que le redressement de la France nécessite une UMP forte et unie, et surtout fière des valeurs de la droite. Je crois en effet qu’il faut réaffirmer les valeurs d’autorité, de liberté, de travail. Je crois aussi qu’il ne faut pas avoir peur de s’attaquer fermement à la maîtrise des dépenses publiques, ni de dire que nous croyons en la nécessité d’une justice aussi ferme que possible et en une solidarité envers les plus faibles, sans céder à l’assistanat. A mon sens, Jean-François COPE saura le mieux défendre et porter ces idées.

Robert Del Picchia, Sénateur des Français établis hors de France

Il n’est naturellement pas question pour moi de prétendre représenter tous les adhérents de l’UMP, mais aussi rien que les adhérents UMP.

Un mandat au Parlement français est national : si nous sommes élus par un territoire dans la plupart des cas, où par une assemblée représentative dans le mien, cela implique des responsabilités bien plus larges que la défense seule d’intérêts catégoriels.

C’est pourquoi les élus au suffrage universel sont les seuls à pouvoir être considérés comme représentatifs : au contraire des associations, qui regroupent des intérêts privés, mais aussi des administrations, qui sont une émanation de l’État, les élus représentent tout le monde. Même ceux qui ne sont pas inscrits sur les listes électorales.

C’est le fondement du contrat social : la recherche de l’intérêt général.

Cela peut sembler être un positionnement bien théorique. Dans l’exercice de mon mandat, il n’en est rien. C’est ainsi que je préside un groupe qui constitue un des mouvements historiques de l’Assemblée des Français de l'étranger : le Rassemblement des Français de l’étranger. Ce groupe réunit des conseillers élus par les Français de l’étranger, qui viennent d’horizons très divers.

Certains sont très engagés à l’UMP, certains appartiennent au MoDem, d’autres encore n’ont pas d’engagement politique précis, mais partagent nos valeurs : liberté, indépendance et engagement pour servir au mieux nos compatriotes.

Ainsi, avant d’accorder mon parrainage à l’un des candidats à la présidence de l’UMP, j’ai souhaité faire un tour de table des opinions des membres de mon groupe. Certains m’ont demandé si je serais lié par le résultat de cette consultation. Il n’en fût rien, naturellement. Car le mandat impératif est prohibé par la Constitution en France.

Rien ne saurait aliéner la souveraineté du peuple, ni de ses représentants.

J’ai choisi d’accorder mon parrainage à quelqu’un qui me semblait le mieux à même de défendre des valeurs importantes. Je le fais également à chaque élection présidentielle, comme la loi le prévoit. Dans un cas comme dans l’autre, cela se fait dans l’anonymat.

C.G. / T.D. (www.lepetitjournal.com) - mardi 16 octobre 2012

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