TONY CRAGG

Du 11 Février au 03 Septembre 2017 // Expositions
TONY CRAGG
« La sculpture n’est qu’une méthode pour aborder notre univers, pour chercher de nouvelles formes et formuler de nouvelles questions sur le monde dans lequel nous vivons, sur la réalité. » « Mon expérience de la sculpture montre qu’elle est une chose incroyablement dynamique et mobile. Il y a quelque chose de très immédiat dans le fait de lire le matériau. » Tony Cragg
Alors même que les travaux de Tony Cragg réunis dans l’exposition au Mudam se dénotent par une grande diversité, ils sont reliés entre eux par leurs rapports au sein de son œuvre. Dining Motions (1982) et Forminifera (1994), les deux pièces de la collection du Mudam, témoignent d’une part de l’attention que l’artiste porte depuis toujours aux relations entre forme, image et matière, et d’autre part de son intérêt pour les formes organiques et les questions de masse et de surface – un problème qu’il abordera également, quoique de manière différente, dans d’autres œuvres. Les Early Forms et les Rational Beings représentent quant à elles deux grandes familles d’œuvres aux nombreuses ramifications. Les premières sont dérivées de récipients de laboratoire ou similaires, qui par étirement, allongement, torsion et autres déformations deviennent des formes autonomes (et qui comprennent également des œuvres telles que Stroke [2014] et Migrant [2015]), tandis que les secondes correspondent à des formes organiques obtenues à partir de formes géométriques par gonflement et germination. Des œuvres telles que I’m Alive (2003) dans le Grand Hall et Making Sense (2007) procèdent également de cette typologie. Le principe de la superposition et de la stratification donne lieu à de nombreuses variations : si dans Fields of Heaven (1998), il souligne la fragilité du verre, la stratification de couches de contreplaqué collées devient bientôt une méthode qui ouvre un champ de possibilités formelles insoupçonnées. Lost in Thoughts (2012) présente le matériau en tant que tel dans sa forme et son agencement organiques, tandis que les colonnes de la série connexe des Points of View jouissent d’une grande liberté et autonomie pour évoquer des vues de profil ou des silhouettes d’objets. Enfin, le travail sur ordinateur ne facilite pas seulement l’agrandissement ou la réduction, mais permet également la fusion, la distorsion et la découpe transversale de formes, comme dans False Idols (2011), Spring (2014) et Parts of the World (2015), dont l’apparence n’a cependant été trouvée qu’au cours de la finalisation manuelle de l’œuvre.

Infos pratiques
Contact

info@mudam.lu   

Adresse

3 Park Dräi Eechelen Luxembourg Luxembourg

Horaires

Du 11 Février au 03 Septembre 2017

Site Internet

http://www.mudam.lu/fr/expositions/details/exposition/tony-cragg-1/


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