ENTREPRENEURS ET DIRIGEANTS CHRÉTIENS – Le mouvement se développe à l’étranger

Le mouvement des Entrepreneurs et dirigeants chrétiens (EDC) regroupe 3.000 dirigeants d’entreprise issus d’horizons variés. Leur objectif ? Réfléchir ensemble sur la manière de vivre la pensée sociale chrétienne dans le cadre de leurs responsabilités. Aujourd’hui ce mouvement s’internationalise et propose aux expatriés de créer ou de rejoindre des équipes.

Après près de 100 ans d’existence, alors qu’il était exclusivement français, le mouvement des Entrepreneurs et Dirigeants Chrétiens se développe progressivement à travers le monde. Laurent Bataille, président des EDC, a lui-même été expatrié au cours de sa vie professionnelle : « J’ai constaté combien il est important pour un dirigeant chrétien de se retrouver avec des pairs pour partager sa foi et échanger sur les questions éthiques liées à ses convictions. Pour les aider dans leur mission d’entrepreneur et de dirigeant, nous avons un rôle à jouer en leur proposant un chemin autour de la pensée sociale chrétienne qui les accompagne dans ce qu’ils vivent au quotidien. »

Mouvement œcuménique, les EDC sont structurés en 20 régions dont une pour les EDC de l’étranger, dont Dominique Gardy est le président. Expatrié à de nombreuses reprises, ayant voyagé sur tous les continents pendant 25 ans, celui-ci ambitionne de pouvoir constituer une trentaine d’équipes dans les DOM-TOM ou à l’étranger d’ici 2020. Aujourd’hui les EDC comptent 330 équipes toutes composées d’une dizaine de dirigeants et d’un conseiller spirituel. D’après Dominique Gardy, trois ingrédients sont indispensables pour développer localement une équipe, notamment à l’étranger : «Deux, trois «  ambassadeurs »  locaux souhaitant créer ou participer à la mise en place d’une équipe, , un binôme solide entre un cadre et un conseiller spirituel (prêtre ou pasteur), et le soutien de la région Français de l’étranger».

                                                                                                                Dominique Gardy

Pour devenir membre, il faut avoir des responsabilités professionnelles et managériales, être en situation de décision et bien sûr sensible à la foi chrétienne. La demande vient de personnes qui avaient, ou non,  l’expérience d’une équipe en France et qui, aujourd’hui expatriés, souhaitent prolonger ou approfondir  leur expérience de partage et de communion. Les Français en poste à l’étranger sont exposés à un brassage cosmopolite et doivent faire preuve d’une grande ouverture face à des situations managériales souvent inédites pour eux. Catholiques ou protestants, francophones, ils peuvent ainsi se retrouver une fois par mois par groupes d’une dizaine de personnes animés par un conseiller spirituel. Les thèmes abordés sont tous liés à l’entreprise.

Un membre de l’équipe de Hong Kong (photo ci-dessous) témoigne : « Ce qui m’a le plus surpris dans les partages que nous avons eus, c’est l’universalité des solutions que propose la doctrine sociale de l’église. (…) La qualité des échanges et la bienveillance au sein du groupe permettent à chaque membre de forger ses solutions par rapport aux défis professionnels qui sont les siens. »

A ce jour, des équipes se sont donc créées à Londres et Hong Kong. D'autres sont en projet à Saigon, Milan, Bangalore, Montréal,Toronto, New-York, Bruxelles, Pondichéry, Tokyo, Singapour.

MPP (www.lepetitjournal.com) jeudi 16 juin 2016
Pour en savoir plus sur les EDC :
Le site web du mouvement : www.lesedc.org
Le site web pour les équipes des EDC à l'étranger : www.lesedc.org/international

 
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