On dit que l’aventure est dangereuse mais que la routine est mortelle. A trop chercher la sécurité on ramollit dans une vie tiède qui nous prive de la saveur des contrastes. Mais quels risques est-il possible de prendre pour tenter l’aventure ? Quelle est la part du fantasme et celle de la réalité dans les pays lointains qui font peur et qui font rêver ? Comment accepter de partir dans ces destinations dont les noms font l’actualité parfois sanglante ?


Clarisse a 35 ans, trois enfants de 14 mois à 14 ans. Elle vit dans une banlieue coquette quand son mari lui propose de partir 3 ans en Colombie. Partir pourquoi pas ? Mais Bogota ? Le choix n’est pas celui d’une quelconque expatriation.

S’expatrier comporte toujours au moins un risque : celui de la rupture

Quelque soit la destination, l’expatriation reste une expérience hors-normes car il s’agit de quitter sa « patrie », sa culture, sa famille, ses amis.  On prend le risque de la rupture avec son environnement habituel donc celui d’avoir à tout reconstruire ici et là-bas. On prend aussi celui de voir enfler les problématiques existantes dans des proportions égales à l’éloignement géographique. Ainsi des difficultés familiales en France pourront être supportables grâce à des activités extérieures, la chaleur de la famille etc.… Elles pourront devenir difficiles à contenir avec la perte des structures de distraction et de soutien.

Crédits photo Corbis

Faire la part du fantasme et celle de la réalité

Revenons à Clarisse et sa décision. Que sait-elle de Bogota ? La violence des enlèvements, l’instabilité politique.. Des clichés angoissants véhiculés par des médias avides d’émotions. Pas vraiment un catalogue motivant pour une mère de famille chez qui néanmoins s’agite un certain goût pour l’aventure. Il lui faut naviguer entre raison et émotion. Aller chercher de l’information sera son premier réflexe : le bon. Quand le risque existe, il est primordial de ne pas le nier, il s’agit plutôt d’évaluer son impact sur le quotidien et de jauger la capacité de la famille à supporter les contraintes liées aux mesures à prendre pour l’éviter.

Comment mesurer les risques ?

Si le risque financier (retours intempestifs en métropole, surcoûts médicaux…) existe pour toute expatriation, le risque sanitaire et physique est plus important pour certaines destinations. Clarisse a préféré dans un premier temps s’adresser à des expatriés ayant déjà vécus l’expérience colombienne pour obtenir une restitution fidèle et incarnée du quotidien. C’est suite à ces témoignages rassurants que Clarisse a pris, soulagée, sa décision.  Après deux ans passés à Bogota, elle ne regrette en rien son choix et se félicite d’avoir osé.

Comment prendre sa décision ?

Pour faire un choix il faut avoir des éléments pour l’arbitrer. Il faut aller chercher de l’information. Vous pourrez vous poser les questions suivantes :

-          Quelles sont mes priorités pour réussir mon séjour ?

-          Comment garantir que mes priorités pourront être respectées ?

-          Quelles sont mes craintes ? Qui peut m’aider à faire la part du fantasme et celle de la réalité ?

-          Ai-je a priori les ressources psychologiques et physiques pour faire face à une certaine insécurité ?

-          Comment m’organiserai-je si je dois écourter mon séjour ?

Les voyages sont toujours une formidable occasion de grandir et de s’enrichir à condition de faire preuve d’un certain réalisme culturel. La valeur de la vie n’est malheureusement pas la même aux quatre coins du globe.

Nathalie Vogelsinger-Martinez / Coach de carrière et coach de vie - (www.lepetitjournal.com) - Mercredi 17 Octobre

Nathalie Vogelsinger-Martinez connaît les défis du changement et de l’expatriation ; elle est femme d’officier : partir, reconstruire, développer ses compétences linguistiques, techniques, comportementales tout en préservant sa famille… Coach de carrière et de vie, elle accompagne les expatriés dans leur projets personnels et professionnels.

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Retrouvez plus d'informations sur son site internet www.parlerdesoi.com

 
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