La rédaction vous présente son deuxième rendez-vous des Dossiers de l’Economie sur le thème de la culture et de l'économie. La croissance italienne ne peut se passer du tourisme. Les résultats du secteur sont honorables en cette période de crise. Le potentiel de croissance est énorme. L’Italie a donc mis en place une "stratégie nationale pour le tourisme". Le pays compte promouvoir son patrimoine et sa culture au-delà de ses frontières


Dessin de Sara Van Pée : Le nouveau tourisme italien

Un secteur stratégique pour l’Italie
D’après une étude de l’Organisation Mondiale du Tourisme, le nombre de touristes internationaux dépassera le seuil du milliard d’ici 2020. La majorité proviendra des marchés émergents à fort potentiel que sont les BRICS (Brésil, Russie, Inde, Chine et Afrique du Sud). Un futur réjouissant, qui nécessite une préparation adaptée. Dans cette optique, le regroupement des hôteliers italiens, Federalberghi a proposé 60 mesures lors de la journée mondiale du tourisme du 27 septembre dernier. Fiscalité, promotion du territoire, infrastructures et formation sont autant de secteurs qui nécessitent des changements selon l’Organisation Nationale des Hôteliers. Evoquant le "contexte extraordinaire" du secteur touristique actuel, le ministre du Tourisme et du sport Piero Gnudi a lui aussi dévoilé 50 mesures nécessaires au changement. La majorité d’entre elles concerne l’amélioration des infrastructures. Il a déclaré vouloir "compenser" les "carences structurelles des systèmes ferroviaires, portuaires et aéroportuaires" grâce à son plan national pour le tourisme. En faisant participer les régions et associations à ce plan, l’Italie pourrait lutter contre les pays concurrents et garder sa place de 5ème destination touristique au monde après la France, les Etats-Unis, la Chine et l’Espagne (données WTO).

Une communication et une stratégie publique spécifique et innovante
Face à des touristes de plus en plus nombreux et à une concurrence accrue, il s’agit de multiplier les idées, projets et partenariats pour sensibiliser le public aux beautés et richesses transalpines. Le but : améliorer la communication en Italie et à l’étranger. Des organisations comme la FAI (Fondo Ambiante Italiano), qui lutte pour "défendre la connaissance et l’amour de la beauté", y contribuent. Dernier projet en date de la fondation : inviter les étudiants de 12 universités milanaises et les sensibiliser à la "richesse des biens culturels de leur pays". Le but de cette action auprès des jeunes est, outre l’éducation, de favoriser les donations privées à plus long terme.
Collaborations entre institutions culturelles, campagnes de publicité, promotions. Les initiatives se multiplient pour supprimer la barrière informative qui éloigne les produits du public. L’espace touristique doit être raconté avant d’être visité. Il faut donner envie à son public, le faire rêver. C’est dans cette perspective qu’Antonio Gazzellone, l’adjoint au Tourisme de la ville de Rome, s’est rendu en septembre dernier au salon du tourisme à Rio en vue de faire valoir l’avantage concurrentiel de Rome par rapport aux autres métropoles touristiques. En adaptant son discours aux marchés touristiques émergents, il l’a boosté de 25% ces 3 dernières années selon Ebtl.

Sa stratégie : ne pas limiter la promotion de sa ville à l’offre culturelle qu’elle propose. Business, shopping de luxe, sport, gastronomie et œnologie sont également au programme de sa présentation de la capitale. Une technique payante, qui a un impact direct sur l’économie du pays. Le marché "tax free" a ainsi connu une croissance de 30% de 2010 à aujourd’hui d’après Global Blue. Les Chinois et les Russes restent les premiers dépensiers à Milan et à Rome. Leurs destinations shopping préférées. De novembre à décembre, les touristes indiens auront, quant à eux, la possibilité de découvrir la culture Italienne à l’occasion d’expositions à Mumbai, Delhi et Bangalore. Mis en place par l’agence ENIT (Agenzia Nazionale del Turismo), le projet avait rencontré un grand succès dans les pays où il avait déjà été présenté.

Alix Van Pée pour www.lepetitjournal.com/milan – mardi 13 novembre 2012

 
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