ELECTIONS LEGISLATIVES - Entretien avec Alexandre Holroyd, candidat de la République En Marche !

 

Au premier tour des élections législatives françaises, dimanche 4 juin, le Franco-Britannique Alexandre Holroyd a remporté 57% des suffrages. Un score élevé entaché par l'abstention considérable notamment en Irlande (81,53%). Le candidat de la République En Marche ! se présente dans la troisième circonscription d’Europe du Nord des Français de l’étranger. Dimanche prochain, il affrontera Axelle Lemaire, candidate sortante du PS, dans les urnes. Mais avant d'entrer dans la course au siège parlementaire, il a travaillé pour le cabinet américain FTI Consulting, spécialiste des conseils en stratégie. Durant ses études, il se spécialise dans les institutions européennes.

Que signifie être député pour vous ?

C'est un immense honneur et une responsabilité importante. Compte tenu du contexte de la France, je pense qu'il y a un réel besoin de réforme. J'habite à Londres. Je suis un citoyen européen. J'ai cinq ans pour contribuer à l'évolution de tous ces pays de la troisième circonscription. Surtout la France. Avant, elle désignait un eldorado. Réussite et opportunité économique étaient les mots d'ordre. Et ce dans tous les domaines. Je voudrais retrouver la France du début du siècle. Une terre d'accueil pour les auteurs tels que Ernest Hemingway [écrivain américain, auteur du Vieil homme et la mer, NDLR] et F. Scott Fitzgerald [écrivain américain, auteur de Gatsby le Magnifique, NDLR].

Ne pas avoir d'expérience en politique, est-ce un avantage ou un inconvénient ?

Durant ma carrière, j'ai acquis des compétences dans les politiques publiques. Je sais comment se déroule la procédure législative. Je possède des connaissances au-dessus. A l'heure actuelle, la pratique politique est rejetée. Il nous faut donc renouveler le sang politique. Lorsque Emmanuel Macron a lancé son mouvement En Marche !, tout le monde lui disait qu'il n'y arriverait pas. Aujourd'hui, il est président de la République. Pas besoin d'avoir ce bagage en Angleterre ou dans les pays scandinaves. De nombreux candidats qui se présentent proviennent de la société civile. Ceux qui ne veulent pas de nous cherchent simplement à protéger leur siège.

Comment vos connaissances sur l'Union européenne et votre fonction précédente peuvent-elles vous servir en tant que député ?

Cela va me servir régulièrement. Ma problématique principale est le Brexit. L'électorat des législatives vote dans l'inquiétude. La procédure de divorce se joue entre Londres et Bruxelles, deux villes dans lesquelles j'ai travaillé. Ainsi, je suis capable de parler aux bonnes personnes pour aider la France. C'est essentiel. J'occupe un rôle informel. Je n'ai pas accès au levier décisionnel. Cependant, les questions relatives à l'Europe me tiennent beaucoup à cœur.

Pensez-vous pouvoir obtenir un succès similaire à celui d'Emmanuel Macron dans le scrutin ?

Je ne fais preuve d'aucune complaisance. Comme il l'a dit plus tôt cette année, rien n'est jamais acquis. Si je suis à Londres ou à Helsinki, c'est parce que je pense qu'il ne faut jamais abandonner le travail. Tout particulièrement celui de terrain. Il est nécessaire de rencontrer les électeurs, de leur expliquer pourquoi et comment les lois sont adoptées. L'absence de compréhension est due à un manque de transparence et de communication.

Axelle Lemaire a rassemblé 12,10% des voix. Peut-elle encore gagner ?

Je ne m'intéresse pas à la campagne des autres. Mais à la mienne. Je me suis portée candidat pour les élections législatives en juillet 2016. Personne ne croyait en Emmanuel Macron. Mais, moi, je crois en l'homme, à ses idées et à son projet.

Que pensez-vous de l'abstention record en Irlande ?

Je trouve la situation tragique. Les Français n'ont plus confiance. C'est un effondrement. Il faut qu'on prouve l'utilité de la politique. Les citoyens doivent porter leur voix jusqu'à l'Assemblée nationale. C'est malheureux. L'abstention est croissante. Rétablir le vote électronique serait éventuellement une solution.

Parti socialiste, France Insoumise, Les Républicains,... tous les partis se décrivent comme l'opposition principale. Qu'en est-il selon vous ?

On verra bien qui deviendra l'opposition officielle. Pour l'instant, les sondages désignent le parti des Républicains. En règle générale, c'est aux électeurs de choisir. L'union monolithique [formé d'un seul bloc, NDLR] s'effrite. L'opposition devra être prête à collaborer dans une démarche constructive et non dans une obstruction brutale. Ce facteur se joue au niveau de l'individu et non du parti politique. Je pense que le succès de la République En Marche est né d'une volonté immense d'associer des partis en désaccord et de les faire travailler ensemble.

Marie Boetti (http://www.lepetitjournal.com/dublin) Mercredi 14 juin 2017

Crédit photo : Alexandre Holroyd - #EnMarche pour l'Europe du Nord

 
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