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ROLLING STONES – 50 ans de carrière

 

Décidément, 2012 est une année riche pour la Grande-Bretagne qui cumule depuis le début de l’année des anniversaires emblématiques. En juillet, les Rolling Stones volent un temps la vedette aux JO en célébrant leurs 50 ans de carrière

(Crédit : AFP)

Les 100 ans du naufrage du Titanic avaient déjà fait du bruit en Avril, surtout à l’annonce d’une dernière croisière dans les profondeurs de l’océan pour y voir l’épave. Les 70 ans de Paul McCartney qui précèdent les 50 ans du premier 45 tour des Beatles (octobre), "Love Me Do" n’ont pas empêché le chanteur de présenter un spectacle sans fausse note lors du grand concert à Buckingham Palace en juin. Justement, ce même mois, la reine Elizabeth II prenait tout le devant de la scène pour célébrer ses 60 ans de règne, le second de l’histoire britannique. C’est maintenant au tour des Rolling Stones de souffler 50 bougies de carrière et de succès.

(Crédit : AFP)

Les débuts
Le 12 juillet 1962, ceux qui deviendront la version "bad boys" des "Fab Four", se produisent pour la première fois sur scène, au Marquee Club pendant une demi-heure. Le groupe est alors composé de Brian Jones, Mick Jagger, Keith Richards, Ian Stewart, Dick Taylor et Mick Avory, une première formation des "Rollin’ Stones" qui ne cessera de se modifier. En 1969, l’exclusion de l’ex-leader du groupe, Brian Jones, fait entrer dans la vie des Stones, Mick Taylor. Pendant 5 ans (1969 -1974), les Rolling Stones connaitront leur apogée grâce aux riffs formidables de la guitare de Taylor, des compositions musicales plus abouties et… la séparation des Beatles, leurs éternels rivaux, qui leur permettra d’occuper toute la scène "rock’n roll".

Les années 70 et 80
Le départ de Mick Taylor en décembre 69 surprend tout le monde, et laisse un peu désemparé un groupe en pleine gloire. C’est le début des années sombres pour les Rolling Stones. Si l’arrivée de Ron Wood, guitariste remplaçant de Mick Taylor, leur permet de revenir à des jeux de scène et musicaux plus en accord avec l’image du début des Stones, les addictions de Keith Richards, et les nombreux déboires avec la police mettent en péril la pérennité du groupe. Mick Jagger, aidé de Wood, prend donc petit à petit la place de leader pour empêcher les Rolling Stones de sombrer. Il réussit notamment à adapter leur musique aux nouvelles tendances comme le disco et le punk, et jouent la carte des concerts grandioses dans des stades de 80 000 personnes.
Après son arrestation à Toronto en 1977 qui manque de lui coûter 7 ans de prison pour détention de drogue, Keith réussit à se défaire de l’héroïne et tente de reprendre sa place de co-leader. Mais Mick Jagger n’est plus décidé à lui laisser du terrain. Les Rolling Stones vacillent… Et Jagger se laisse tenter par une carrière en solo.

(Crédit : AFP)

De 90 à 2012
La dispute entre Jagger et Richards ne dure pas, mais le mal est fait. Leur réconciliation ne parvient pas à effacer les tensions internes, et plusieurs musiciens se défont des Stones. Entre 90 et 2012, ils ne sortiront que 3 albums studio : Voodoo Lounge (1994), Bridges to Babylon (1997) et A Bigger Bang (2005). Par comparaison, ils en avaient sorti 14 entre 1967 et 1989. En revanche, les tournées se poursuivent leur donnant l’occasion d’enregistrer 6 autres albums et quelques DVD pendant les concerts, notamment pour leur 40 ans de carrière via le Licks Tour (DVD : Four Flicks) en 2002-2003.
C’est cette tournée exceptionnelle où les Stones avaient donné le meilleur d’eux-mêmes dans une forme olympique qui fait espérer aujourd’hui une nouvelle tournée grandiose à l’occasion de leur 50ème anniversaire. Une possibilité que Jagger n’exclut pas pour l’année 2013. Jeudi dernier, le 12 juillet, Mick Jagger a alimenté l’espoir en lançant "Yeah, définitivement, plus tard cette année, sur scène" lors de l’inauguration de "The Rolling Stones :50" à la Somerset House. Une exposition photos – dont certaines inédites – relatent en image les 50 années de "satisfaction" du groupe culte.

Malgré les remaniements du groupe, la drogue, les disputes, la musique des Stones reste culte pour les générations passées et à venir. Le jaloux guitariste des Clash qui déclarait "En 1977, plus d’Elvis, plus de Beatles, plus de Rolling Stones" n’aurait pas pu mieux se tromper car encore aujourd’hui, ils ont tous chanté "un truc qui colle encore au cœur et au corps "*.

Elodie LLanusa (www.lepetitjournal.com/londres) lundi 16 juillet 2012

* RockCollection 1977, Laurent Voulzi.

 
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