A la Une

LÉGISLATIVES 2012 - Christophe Schermesser : "J'ai envie de hausser la voix"

Christophe Schermesser est le candidat du Parti Fédéraliste Européen aux élection législatives dans la troisième circonscription des Français de l'étranger. Il présente aux lecteurs de Lepetitjournal.com son parti ainsi que ses différentes expériences dans trois pays de la circonscription Europe du Nord. Pour la première fois, les Français de l’étranger, estimés à environ 2,2 millions, seront représentés en 2012 à l’Assemblée par 11 députés

Lepetitjournal.com - Pouvez-vous vous présenter brièvement à nos lecteurs ?

Christophe Schermesser - J'ai 31 ans, je suis marié et j'ai une fille depuis trois mois. Je vis en Finlande depuis 7 ans et dans la circonscription depuis 10 ans. J'ai habité successivement en Irlande, en Angleterre puis je suis retourné en Irlande et je suis désormais en Finlande.

Dans quelles circonstances vous êtes-vous lancé dans ces élections législatives ?


L'été dernier je me suis rendu compte qu'on pouvait avoir notre propre député pour nous représenter à l'Assemblée. Malheureusement je n'ai trouvé aucun parti qui partageait mes idées. J'ai donc cherché et trouvé le Parti Fédéraliste Européen et comme ils n'avaient pas de candidat ici, je me suis proposé.

Depuis quand êtes-vous engagé politiquement ?


Activement, je débute. Mais j'ai toujours eu des idées très engagées sur l'Europe et ce qu'on devrait en faire. Mon expérience d'avoir voyagé en Europe et d'avoir pu me rendre compte de ce qui marche et ne marche pas m'a donné envie de m'engager et de changer les choses. C'est un constat simple. Quand quelque chose doit être fait, il y a deux solutions : attendre que quelqu'un d'autre le fasse sans se plaindre ou le faire soi-même.

Qu'est-ce que le Parti Fédéraliste Européen ?

C'est un ensemble de plusieurs partis qui avaient différents noms et existences pendant les dix dernières années. C'est un mouvement qui a vocation à promouvoir la constitution d'un état fédéral en Europe qui ne couvre pas forcément tous les pays de l'Union Européenne mais qui débute avec un certain noyau.

À quoi ressemblerait votre Europe parfaite ?

La chose sur laquelle on est tous d'accord, c'est qu'il faut ouvrir un débat pour savoir sous quelle forme on doit monter une fédération. De mon côté, je suis pour une fédération des régions plutôt qu'une fédération des nations. C'est quelque chose qui doit être débattue. Il y a des avantages et des inconvénients dans les deux. Nos régions sont assez petites donc il faudra quelques regroupements pour être au niveau des "Länder" allemands. Il faut que la fédération s'occupe des choses qui sont essentielles pour nous. Pour les affaires étrangères par exemple, il est important de parler d'une seule voix. La fédération aurait aussi sa propre armée, sa propre force policière, ce qui est quand même autre chose que d'avoir 27 polices qui ne collaborent pas autant qu'elles le devraient. On parle également beaucoup des contrôles aux frontières mais ce serait tellement plus simple avec un système fédérale puisqu'on en aurait plus besoin au milieu…Une harmonisation de la justice est aussi nécessaire au moins pour gérer plus facilement les cas transfrontaliers. Même chose pour les services sociaux qui pourraient être établis sur une base commune à tous les pays…Il y a beaucoup de choses qui pourraient être appliquées au niveau européen.

Et en terme de valeurs ?


On pense bien sûr à une Europe solidaire et à une Europe consciente de l'écologie. La protection de l'environnement ne marche pas bien au niveau national. C'est à "coups de hache dans l'eau" alors qu'à l'échelle d'un continent, c'est tout à fait autre chose. Nous voulons aussi une Europe forte capable de parler d'égale à égale avec les États Unis et la Chine, ce qui n'est plus concevable pour un seul Etat.

Lire la suite de l'interview sur notre édition de Londres

 

INTERVIEW – Attentat à Nice, deux expatriés niçois nous livrent leurs émotions

Grégory a 27 ans. Jean-Charles en a 25. Tous deux sont Niçois et meilleurs amis. Ils se sont connus sur les bancs de la fac à Nice. Depuis, ils sont devenus inséparables au point de venir s’installer ensemble à Dublin et de travailler dans la même boîte. Ils sont comptables client chez Accenture, la plus grande entreprise mondiale de conseil. Voilà maintenant près d’un an et demi qu’ils ont posé leurs valises dans la capitale irlandaise et ils…
Une internationale

CHERI(E) ON S’EXPATRIE ! – Et le couple dans tout ça ?

On aurait tendance à oublier, voire à occulter, que l’expatriation peut être délicate pour les couples avec son lot de surprises, de challenges, de remises en question. Pour traverser sans dommages ce "big bang personnel", ne manquez pas le "guide de survie à l’usage des couples aventuriers", d’Alix Carnot. Drôle et pratique, il donne des clés pour partir averti, et revenir à deux.
Actu internationale
En direct d'Europe
Expat
Expat - Emploi

GAME CHANGERS - Le témoignages de celles et ceux qui "disruptent" le jeu à l’international

Qui sont les Game Changers ? Celles/ceux qui incarnent l'agilité, l'audace et la transformation. Lors de la récente conférence de l’International au Féminin, étaient invitées stars de l'E-commerce, chefs d'entreprise, responsables innovation d’entreprises libérées, VP International de grands groupes, Startupeuses. Voici les secrets de celles et ceux qui ouvrent l'horizon et partagent les clefs de leur réussite.

EXPATRIATION - Pourquoi se reconvertir est important ?

Que vous soyez une femme, un homme, le conjoint suiveur ou le/la salarié(e) qui est expatrié(e), la problématique est totalement identique. Il arrive des moments (une expatriation ou une nième expatriation, un accouchement, un burn-out ou tout autre évènement) qui peuvent être un déclencheur. Ce(s) moment(s) permettent de « sortir la tête du guidon » et nous aident à prendre du recul pour nous apercevoir que nous avons été, jusque-là, en mode automatique. Nous avons suivi un chemin sans même nous poser trop de questions et/ou prendre de vraies décisions quant à la vie que nous souhaitons avoir.
Expat - Politique

MATTHIAS FEKL – "Il ne faut pas affoler tout le monde avec le Brexit"

Bientôt deux ans que Matthias Fekl occupe le poste de secrétaire d’Etat au commerce extérieur, à la promotion du tourisme et aux Français de l’étranger. Le ministre est confronté à de nombreux chantiers à commencer par les négociations en vue du futur traité transatlantique, le TTIP. Plus récemment s’est aussi posé le problème des Français au Royaume-Uni. Retour sur les principaux enjeux de la fonction de Matthias Fekl. 
Magazine