Dubaï

LUKE OSBORNE - « l’apprentissage c’est la vie »

 

Voilà une devise enthousiasmante s’il en est, qui guide le parcours de Luke Osborne, arrivé à Dubaï avec la naissance de la Swiss International Scientific School in Dubai (SISD) en 2015, et aujourd’hui le dynamique directeur de leur collège. Ecoutons-le nous parler de leur première année sur les rives du Creek, et de leur vision d’avenir :  

Lepetitjournal.com/dubaï : La SISD est un peu la petite nouvelle dans l’éventail des écoles d’excellence qu’offre Dubaï, et nous avons suivi avec beaucoup d’excitation votre arrivée et votre installation, mais j’ai cru comprendre que vous nous réservez encore des surprises : quels sont ces bâtiments en construction qui vous entourent ?

Luke Osborne : Effectivement, et c’est sans doute la première chose dont je souhaitais vous parler. Vous pouvez voir d’ici les bâtiments destinés à héberger les classes du secondaire. Nous prévoyons d’ouvrir environ une nouvelle classe par année. Si aujourd’hui nous accueillons les élèves jusqu’au Grade 9/Troisième, les classes suivantes seront implémentées graduellement, au fur et à mesure de notre croissance. Nous souhaitons conserver des classes à effectif réduit (avec un maximum de 22 élèves), et notre objectif de pleine capacité est de 2200 élèves, dont environ 300 internes.

Dont des internes ? Vous prévoyez donc d’ouvrir également un internat au sein de votre curriculum actuel ? Voici une offre académique qui est assez rare dans la région, est ce que vous pouvez m’en dire plus ? 

Il s’agit de proposer une vraie alternative aux pensionnats européens. Nous pensons aux familles des UAE mais aussi des régions du Golfe, de l’Iran ou de la Russie qui cherchent à inscrire leurs enfants dans une école donnant accès à la fois à l’excellence européenne et à un curriculum bilingue extrêmement solide. 

Quels sont les arguments qui pourraient convaincre une famille de ces régions d’inscrire son enfant en pensionnat à Dubaï plutôt qu’en Europe ? 

Le fait d’avoir ses enfants scolarisés à Dubaï - aujourd’hui une plaque tournante aérienne majeure - et non par exemple à Londres ou en Suisse, offre tout simplement l’avantage évident d’une plus grande proximité physique avec cette zone géographique, mais aussi d’un environnement rassurant et cosmopolite appréciable, le tout combiné à notre garantie de sérieux académique. 

Vos internes viendraient donc principalement des émirats voisins, des pays limitrophes ou de grande proximité, et de la Russie ?

Même si notre objectif est avant tout d’héberger des élèves en internat à l’année (c’est à dire qui s’inscrivent à la rentrée et ne rentrent chez eux qu’aux vacances scolaires), nous gardons aussi à l’esprit que certaines familles locales pourraient avoir besoin d’inscrire leurs enfants en semi-internat (c’est à dire avec la possibilité de rentrer les weekends). Bien entendu, la sérénité des élèves reste notre priorité : pas question d’avoir des maisons qui se vident le weekend tandis que tous les internes domiciliés à Dubaï rentrent chez eux, et que les inscrits à l’année se retrouvent en minorité: nous veillerons particulièrement à construire une communauté d’internes équilibrée et à taille humaine. 

C’est une approche assez unique, il est rare qu’en Europe on inscrive son enfant dans un internat alors que l’on vit dans la même ville. Qui parmi les familles dubaïotes pourrait selon vous décider d’inscrire ses enfants en internat sur place ? 

Dubaï est une ville de parents débordés, beaucoup d’entre eux voyagent énormément et les horaires de bureau peuvent être tardifs ou décalés. Etre en semi-internat procure une paix de l’esprit et des conditions d’études optimales : plus de longs trajets chronophages dans les encombrements matin et soir, et des réveils à l’aube qu’ils induisent, plus de casse-tête en cas de voyage d’affaire et d’inquiétude à laisser ses enfants uniquement aux bons soins du personnel. L’internat hebdomadaire peut, dans la vie des enfants comme des parents,  réellement faire la différence.

Vous semblez un partisan convaincu de ce système, est-ce que les enfants selon vous s’y développent mieux, dans un environnement plus serein ?

C’est un environnement que je connais parfaitement, et je vous répondrai que tout dépend bien entendu de l’internat, comme tout dépend de l’école, mais l’intense esprit communautaire dont nous sommes très fiers ici à la SISD, se reflètera naturellement dans notre internat. Il s’agit de s’investir avec toute l’énergie possible dans l’apprentissage du curriculum IB et dans l’excellence académique, sans pour autant abandonner son identité nationale. C’est cet équilibre - j’en suis convaincu - qui nourrit le bien-être au sein duquel nos élèves actuels s’épanouissent visiblement déjà, et la communauté de l’école au sens large.

Concrètement comment l’internat fonctionnera-t-il ? Où les élèves seront-ils logés ?

Nous prévoyons de débuter par la construction de deux maisons, et d’aller jusqu’à quatre au maximum. Il s’agit de maintenir une taille humaine, non de grandir à tout prix. Pour faire honneur à l’esprit helvétique de l’école, et renforcer notre identité, les maisons seront baptisées au nom des grandes villes suisses. Chacune d’entre elles logera 75 élèves, y compris le personnel nécessaire, et fonctionnera selon un système hiérarchique classique de maître/chef de maison, où certaines responsabilités seront confiées à des élèves plus âgés. Les enseignants seront aussi impliqués dans la gestion des maisons et dans le soutien scolaire après les heures de classes. Nous avons l’immense chance de nous appuyer sur une équipe d’enseignants hors-pairs qui n’a jamais compté ses heures et qui s’est investie bien au delà de nos attentes auprès des enfants comme de l’école. 

Propos recueillis par Marie-Jeanne Acquaviva (lepetitjournal.com/dubai) le 30 avril 2017 

Marie-Jeanne est rédactrice au Petit Journal de Dubaï, et traductrice littéraire.

 

 

 
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